Dans un futur incertain et pas si lointain, la petite Yuanyuan est née dans un monde suffocant, sans pluie, en proie à la réalité du réchauffement climatique où l’eau vient à manquer aux grandes villes. Sa mère, avec ses bombes à glace, travaille à faire reverdir les déserts mais elle y perdra la vie dans le crash de son avion. En grandissant, Yuan développe une passion sans borne pour les bulles de savon et travaillera à proposer la plus grosse bulle de savon au monde. Sa découverte va changer la face du monde.

Pour que respire le désert, la critique

Alors que le récit débute sur un constat peu reluisant qui dépeint une fois de plus Liu Cixin : un monde mourant où l’eau commence à manquer dans les grandes villes, l’histoire prend une tournure différente, plus enjouée, plus positive, plus poétique.

Pour que respire le désert est le second tome d’une nouvelle superbe série de chez Delcourt appelée "Les Futurs de Liu Cixin" qui adapte les nouvelles de l'écrivain de renom, de science-fiction Chinois. Nouveau chapitre d'une collection très intéressante, Pour que respire le désert est une ode poétique optimiste. Après un premier tome très sombre, très ancré science-fiction, et très dur, celui-ci laisse entrevoir un peu d’espoir et de fantaisie. Il est surtout plus proche de nous, plus accessible. C’est l’histoire d’une petite fille rêveuse, insouciante, qui va tenter de trouver une solution en grandissant, en devenant une grande scientifique, sans oublier de s’amuser… pour sauver la ville de son père, même si ça arrive par accident. Les plus grandes découvertes ne sont-elles pas souvent des accidents ? 

L’insouciance de Yuanyuan est le fil rouge de cette histoire qui suit toute l’évolution de cette orpheline qui grandit avec son père dans un monde aride où cette insouciance n’a plus de place. Mais la superficialité de cette jeune femme riche brillante pourrait tout aussi bien être porteuse d’espoir pour l’avenir qui n’appartient pas qu’aux gens sérieux, qu’aux gens peureux de tenter quoi que ce soit pour sauver leur bien le plus précieux : la terre.

C’est une très belle histoire onirique, qui permet de se poser des questions différentes sur nous et notre avenir, sur l’urgence climatique, servie par de très beaux dessins qui donnent un très bon rythme au récit. Il est encore temps de trouver des idées aussi étonnantes soient-elles mais avoir des idées et les mettre en oeuvre est toujours mieux qu’un immobilisme alarmiste et passif. L'espoir que quelqu'un fasse quelque chose un jour ne devrait pas être tout ce qu'il nous reste.

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