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News from the Crypt #10

Nous sommes en octobre, le mois le plus propice à se faire peur. Sortez profiter de cette nouvelle forme d’obscurité entre tourbillons de feuilles mortes et bruine de saison et ensemble célébrons l’actualité fantastique avec le remake d’Hocus Pocus chez Disney, celui de Sabrina l’apprentie sorcière, de la vampire Sélène à la TV, le retour de la poupée Chucky, de Godzilla le roi des monstres et de l’actualité toujours débordante de ce cher Stephen King.

Stephen King : roi de l’arène

Difficile de contester la grande influence de l’écrivain américain tant il a la main mise sur le game horrifique, en ce moment. Alors que IT est devenu le film d’horreur le plus rentable du monde (plus de 500 millions de dollars de recettes, excusez du peu), la Warner vient d’annoncer que la sortie du second opus était officiellement fixée au 6 septembre 2019. Autant dire qu’il faudra s’armer de patience. Mais coup de chance, l’actu de cet indécrottable bosseur n’a jamais été aussi chargée. Alors que le livre Sleeping Beauties (co-écrit avec son fils Owen) s’apprête à paraître en librairies, le réseau Netflix vient de poster l’adaptation de Gerald’s Game (Jessie en V.F) réalisé par le décidément prolifique Mike Flanagan, qui nous a régalé cette année sur le même réseau avec les très aboutis Before I Wake et Pas Un Bruit, avant d’enchainer avec son adaptation de La Maison du Diable (d’après Shirley Jackson) au format série et que nous découvrirons en 2018 – pouvait-on en attendre moins de la part d’un type né à Salem ?

Suivra très prochainement l’adaptation d’une de ses nouvelles, 1922 (avec Thomas Jane), tiré de son recueil Nuit Noir, Étoiles Mortes. Cette semaine également, on a appris que Gaumont avait acquis les droits d’adaptation de la nouvelle « N », tirée du recueil Juste Avant Le Crépuscule  et qui sera confié à David F. Sandberg (Annabelle.)

Vous en voulez encore ? Qu’à cela ne tienne ! Stephen King a annoncé via Vulture que de nouvelles versions au format série de ses classiques Le Fléau et Salem étaient actuellement à l’étude.

D’aucun pourrait trouver que tout cela est un peu trop d’un coup, mais ce serait oublier que toutes les tentatives d’adaptation du grand œuvre de King n’ont pas été des succès.

The Mist : série annulée

King toujours, donc : la série produite par Spike TV n’aura pas de seconde saison. Les audiences autour de cette adaptation de sa nouvelle ne sont pas parvenues à atteindre les sommets escomptés. La surprise n’était pas de taille, tant la série évoluait dans l’ombre de la superbe et culte version qu’en avait proposé Frank Darabont en 2007 (toujours avec Thomas Jane.) Au registre des échecs, on se souvient (ou pas) que le film tiré de La Tour Sombre, sorti cet été, a été un flop retentissant. Le maestro s’en est expliqué à Vulture, prétextant que son œuvre de 3000 pages ne pouvait être condensée en si peu de temps d’écran et que le registre tout public privilégié par le studio ne pouvait pas lui rendre justice. En espérant qu’un format série viendra un jour corriger le tir. Mais, un jour, le temps que nous cicatrisions de cette tentative outrageusement ratée.

Underworld : la série

Si le dernier film tiré de la saga vampirique de Len Wiseman a marqué les pires résultats de la saga au box-office, le réalisateur a annoncé via Deadline qu’une série dérivée de l’univers culte qu’il a lancé en 2003 était actuellement à l’étude. Promis comme plus sombre, ce reboot télévisuel n’officialise encore absolument pas la présence de l’héroïne Sélène, ni si Kate Bekinsale (épouse du réalisateur jusqu’en 2015) reprendra le rôle.

Underworld conte comment les factions immémoriales des vampires et des loups-garous s’affrontent dans l’ombre depuis des générations jusqu’à ce qu’un humain s’immisce dans cette guerre ancestrale et ne change la donne.

Godzilla : le roi des monstres pointe le bout de son nez

Alors que le tournage de la suite du Godzilla de Gareth Edwards s’est terminé fin septembre, le réalisateur Michael Dougherty vient de publier la première photo du monstre qui, dans cette suite, devrait affronter de terrifiantes créatures que les fans de la franchise japonaise connaissent bien telles que Mothra ou Rodan. Au casting du film prévu pour mars 2019, on retrouve Vera Farmiga (Bates Motel), Ken Watanabe (Inception), Sally Hawkins (The Shape of Water) et Millie Bobby Brown (Stranger Things). Inscrit dans l’univers partagé que Legendary a prolongé cette année avec Kong : Skull Island, Godzilla : King of Monsters marquera le dernier pas de géant avant l’affrontement au cinéma en 2020 du roi des primates et de celui des sauriens dans Godzilla VS ; Kong d’Adam Wingard (qui se fait actuellement descendre par les fans de Death Note pour l’adaptation qu’il en a proposé via Netflix.)

A noter que le prochain projet du réalisateur Michael Dougherty devrait en toute logique être la suite de son film chorale consacré à Halloween : Trick ‘r Treat 2.

Hocus Pocus : le retour des trois sorcières ?

Véritable petit film culte des studios Disney sorti en 1993, Hocus Pocus représente la quintessence d’un bon film d’Halloween : on y rit, on y flippe, on y fête les morts et on laisse des gamins gérer face aux monstres. C’est d’ailleurs à un mois des festivités que Disney Channel annonce son intention d’offrir un remake aux exactions des sœurs Sanderson dans la ville de Salem. D’abord envisagé comme une suite, il est désormais officiel que cette nouvelle version repartira de zéro sans qu’une seule des actrices ne soit de retour. Une déception d’autant plus forte que le casting était l’une des forces de cette comédie horrifique familiale – ceux qui était amoureux de Sarah Jessica Parker, levez la main.

Scénariste de l’original, le réalisateur Mick Garris ne marquera pas son retour non plus, trop occupé par son anthologie Nightmare Cinema (voir NFTC #9).

On serre les dents, les fesses et on attend.

Sabrina et les sœurs Owens : nos sorcières bien-aimées

Quand on parle de sorcières dans cette chronique, on est systématiquement sous le charme.

Ainsi, en plus du remake d’Hocus Pocus, le retour d’une autre sorcière culte a été annoncé : celui de la truculente Sabrina L’Apprentie Sorcière, série culte pour bon nombre d’ados des années 90. Motivée par le succès de la série Riverdale, la chaîne CW a confié à son showrunner Roberto Aguirre-Sacasa le soin de relancer la saga sur un ton résolument plus sombre que l’original.

Dans la même veine, on a récemment appris que le livre Practical Magic (adapté au cinéma sous le titre Les Ensorceleuses) va avoir droit à son préquel : The Rules of Magic. Il devrait se passer dans les années 60 et expliquer pourquoi les femmes de la famille Owens sont condamnées à ne pas rencontrer l’amour.

Difficile de dire si les sœurs, Sally et Gillian Owens (incarnée à l’écran par Sandra Bullock et Nicole Kidman) feront une apparition dans cette nouvelle histoire qu’on attend de lire comme on feuillette un bon grimoire.

On a vu : Cult of Chucky

La poupée de sang, comme on l’appelle, traumatise le tout venant depuis le premier film que Don Mancini lui a consacré en 1988. 2017 marque le retour en DTV de l’étrangleur Charles Lee Ray dont l’esprit possède toujours la fameuse poupée Brave Gars. Après La Malédiction de Chucky, un opus un peu trop sage mais efficace, Don Mancini tâche de redonner ses lettres de noblesses au terrifiant poupon meurtrier toujours doublé par l’excellent Brad Dourif. Force est de constater que d’un pur point de vue filmique, Mancini offre une caméra inhabituellement habile, rehaussant le malaise dans un hôpital psychiatrique à la blancheur trop nacrée pour être honnête. De même, le recours à l’animatronique pour donner vie à la poupée reste terriblement efficace et apporte une crédibilité renouvelée à ce monstre qu’on a appris à ne plus craindre depuis un peu trop longtemps – et c’est tant mieux tant ses traits d’humour noir fonctionnent tout en désamorçant ses exactions ici toujours plus gores dans un final détonnant de cervelle percée, explosée et de poupées farcies d’entrailles humaines. S’il est bien emballé et franchement gore, le film souffre malheureusement de plusieurs pertes de rythme assez désagréables (les doutes vus et revus de personnes refusant de croire qu’une poupée puisse être vivante) et de personnages souvent mal joués et trop clichés pour être attachants (la formule de l’hôpital psychiatrique est bien trop surannée dans le cinéma de genre.) Tout en enchaînant les clins d’œils appuyés aux six films précédents, Mancini rate même le retour d’Andy Barclay, personnage central de la saga ici bien mal exploité malgré une introduction qui promettait monts et merveilles.

Meta, sanglant et foutrement barré, Cult of Chucky reste tout de même une agréable série B pour qui souhaite débrancher son cerveau, mais qui ne parvient malheureusement pas à détrôner le « jeu d’enfant » original dont le climat d’angoisse fait encore des émules aujourd’hui.