Toujours en août et pas de doute : ce n’est pas la chaleur que l’on redoute, mais de voir le sang perler goutte à goutte. En attendant la rentrée, honorons une bande de sales gamins qui ont vaincu Dracula en personne, la fin des temps par Neil Gaiman, l’effrayant retour des Gremlins, Nosferatu mais aussi les histoires qui font peur dans le noir.

Guillermo aime raconter des histoires

Parus entre 1981 et 1984, les recueils Scary Stories To Tell In The Dark sont inédits dans nos contrées. Initialement destinées à un jeune public, ces terrifiantes légendes urbaines et fantastiques réinventées par l’écrivain Alvin Schwartz ont fait le bonheur des lecteurs de tout âge – également grâce à de superbes illustrations signées Stephen Gammell. Le grand Guillermo Del Toro ( Hellboy, Pacifim Rim ) s’intéresse au projet depuis près d’un an et si son prochain film, The Shape of Water, est annoncé pour la fin de l’année, il est encore difficile aujourd’hui de savoir si l’incorrigible optimiste qu’est ce réalisateur va faire de ce projet sa prochaine Pieta — lui à qui Universal avait refusé la mise en chantier d’une adaptation des Montagnes Hallucinées, d’après Lovecraft. Wait and see.

Les droits ont été achetés par CBS en 2013 et les Scary Stories sont souvent réédités chez Scholastic.

 

Les Gremlins se nourrissent à nouveau après minuit

On croyait à une chimère pour alimenter des articles et la nostalgie déplacée des fans, mais il semble pourtant que Gremlins 3 soit bel et bien en chantier. C’est le scénariste Chris Colombus (réalisateur des deux premiers Harry Potter mais aussi auteur des scripts des Goonies et du premier Gremlins de 1984.) qui le confirme en nous assurant que le scénario est désormais terminé. Une histoire qu’il promet « sombre et tordue », avec une volonté de revenir à l’essence du premier film. Rappelons que, dans le scénario original de ce dernier, l’adorable Gizmo devait en fait être tout aussi méchant que les gremlins et que l’humour n’était pas de la partie. Le producteur, Steven Spielberg, en décida autrement. De fait, ce troisième opus pourrait bien aborder une piste difficile : celle de la mort de Gizmo — indirectement responsable des deux premières invasions. Il faut bien avouer que les proprios de l’adorable bestiaux ne sont pas des plus prudents.

L’appréhension est de mise autour d’un tel projet et Colombus tient à nous rassurer quant aux effets spéciaux: Les bordéliques créatures ne seront pas en CGI. Un bon point, certes, qui ne va pas sans en soulever un autre, plus inquiétant : Joe Dante n’est pas impliqué dans le projet et Colombus – réalisateur efficace mais à la mise en scène aussi excitante qu’une tartine de pain sans beurre — pourrait se charger lui-même de la réalisation.

De quoi a-t-on le plus peur, dans cette histoire ?

 

L’adaptation de Locke & Key trouve sa première actrice

Encore peu connu du grand public, Joe Hill n’en est pourtant pas moins un écrivain talentueux – quand on est le fils de Stephen King, on peut espérer être une pomme ne tombant pas trop loin de l’arbre. L’une des œuvres les plus marquantes de sa courte carrière d’écrivain est la bande dessinée Locke & Key, une histoire fantastique contant la découverte d’étranges clés chargées de pouvoirs par trois frères et sœurs dans une grande maison du nom de Lovecraft — voyez un peu le pedigree. Après avoir confié le pilote de son adaptation à Scott Derrickson ( Docteur Strange, Sinsiter), la chaîne Hulu s’est finalement décidée pour Andrès Muschietti (réalisateur de Mama et de…It, d’après Stephen King, tiens tiens.) Le projet est en bonne voie puis-ce que le rôle de Nina Locke — la mère des trois enfants – vient d’être confié à Frances O’Connor ( Conjuring 2 ). La bande-dessinée Locke & Key est traduite en France chez Milady Comics.

 

Un casting de Bons Présages

On le sait, Neil Gaiman est probablement l’un des plus grands chantres de l’imaginaire depuis vingt ans. Certaines de ses œuvres ont déjà connus des adaptations – la plus récentes, la série American Gods chez Amazon Prime, n’en est pas des moindres. C’est désormais au tour de l’un de ses premiers chefs d’œuvres — co-écrit avec le regretté Terry Pratchett — de voir le jour, toujours chez Amazon Prime : De Bons Présages ( Good Omens, en V.O) nous conte comment un ange et un démon vont se liguer pour empêcher l’Anthéchrist de provoquer la fin du monde auquel ils se sont finalement beaucoup attachés. C’est Martin Sheen ( Lucian de la saga Underworld) qui incarnera l’ange bibliophile Aziraphale. Quant au démon Rampa, c’est l’acteur David Tennant (inoubliable Docteur Who) qui lui prêtera sa douce folie. Un casting de choix, tout anglais, qui nous promet une mini-série à la hauteur de l’humour du livre, paru chez nous aux éditions J’ai Lu.

De Bons Présages est prévue pour 2018.

 

Monster Squad fête ses trente ans !

Un Goonies avec des monstres classiques ? Comment se planter avec ça ?

En 1987, Fred Dekker ( Robocop 3, Night of the Creeps) nous a offert un véritable petit film culte comme seules les eighties pouvaient les oser. Une bande de gamins un peu cancres sur les bords, accros aux films d’horreur et aux comics, vont devoir se liguer face à l’invasion de leur petite ville par ni plus ni moins que le comte Dracula, fraîchement débarqué de Transylvanie pour récupérer une amulette qui lui redonnerait tout son pouvoir. Mais il n’agira pas seul : sa présence réveille de nombreuses créatures, telles que la momie, le loup-garou, la créature du lagon noir et le monstre de Frankenstein. Fun, décomplexé, parfois franchement vulgaire et sanglant, Monster Squad donne le pouvoir aux enfants qui, fusil à pompes et arc en main, vont allègrement dessouder les monstres classiques à grands coups de tatanes et de punchlines bien senties, sans jamais se départir d’un certain message.

Petit classique de vidéo-club trop vite oublié par chez nous, ce vibrant hommage aux monstres classiques et à la culture des années 80’s fête ses trente ans et nous vous recommandons vivement d’y accorder l’heure et demie qu’il mérite.

 

 

Nosferatu – à tes souhaits !

Le propre des grands monstres, c’est qu’ils ne meurent jamais.

Nosferatule comte Orlock — est le moule initial dans lequel le vampire de cinéma dit classique s’est forgé, par la grâce de Murnau en 1922. Après une retour magnifié sous la caméra de Werner Herzog en 1979 — et le maquillage de Klaus Kinski — c’est au tour d’un grand espoir du film de genre dit d’auteur de s’approcher du cercueil. En effet, Robert Eggars, réalisateur l’an dernier du superbe The Witch, serait en pourparlers pour ressusciter le fameux vampire — et on en frissonne de joie.

Ana Taylor Joy, actrice diaphane de The Witch, (aussi vue cette année dans Split, Morgane, et bientôt à l’affiche de New Mutants, spin-off de la saga X-Men) participerait également au projet. Un talent et une beauté toute adaptée pour prendre la suite d’Isabelle Adjani et Greta Schröder face au monstre, émule non-officielle du Dracula de Bram Stoker dont Murnau n’était à l’époque pas parvenu à sécurisé les droits d’adaptation.

 

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