Première chronique des News from the Crypt dans Superpouvoir, où l’on vous donnera régulièrement des nouvelles de ces films à regarder dans le noir. Au sommaire cette semaine : le remake de Ça, Dracula par Moffat & Gatiss, Conjuring 3, World War Z 2… Qu’il fasse chaud ne vous empêche surtout pas d’avoir froid dans le dos.

Ça  : le clown de Stephen King ne fera pas rire les enfants.

C’est officiel : l’adaptation du classique de Stephen King réalisé par Andres Muschietti vient d’obtenir sa classification R-Rated – à savoir, interdit au moins de 17 ans non accompagnés… aux U.S.A.
En France, et selon certaines sources, le film ne sera interdit qu’au moins de 12 ans. De là à dire que les petits français sont moins impressionnables que les kids, c’est un terrain aussi glissant que les égouts de Derry et on ne s’y aventurera pas – car ils flottent tous, en bas. Toutefois, le King et ses fans sont ravis. Nous pourrons donc compter sur des mises à mort bien crasseuses, un aspect poisseux et une angoisse profonde qu’on espère à la hauteur de ce roman fleuve paru en 1986 (près de 1200 pages, excusez du peu!) Encore que certaines séquences phares du roman puissent être jugées trop graphiques pour se retrouver à l’écran et ce quelle que soit la classe socio-géographique visée, comme une scène du livre où les sept héros copulent joyeusement en groupe dans les égouts après avoir vaincu une première fois le traumatisant Grippe-Sou ( joué par Bill Skarsgard dans le film et par Tim Curry dans le téléfilm culte de 1990 qui immortalisa les peurs de nombre d’entre vous… Oui. Vous, là.) Rappelons que le film (prévu pour e 20 septembre chez nous) est le premier d’un diptyque et aura pour sous-titre : Le Club des Losers. Quid du second ? Les Lueurs Mortes ?

Bill Skarsgard dans le rôle de Pennywise dans le remake de It (Ça) en 2017

 

Les auteurs de la série Sherlock déterrent Dracula

Les sérievores sont tous d’accord : Sherlock est l’une des plus belles réussites de la télévision anglaise et les fous furieux que sont Steven Moffat et Mark Gatiss, encore auréolés de succès, vont désormais s’attaquer à un autre personnage culte de la littérature victorienne : le vampire Dracula. En effet, après le final dantesque de la saison 4 et avec les emplois du temps chargés des deux acteurs principaux du show (Benedict Cumberbatch et Martin Freeman, actuellement en mains chez Marvel), relancer le détective de Baker Street à l’assaut des écrans va s’avérer fastidieux. Quoi de mieux pour passer le temps que de redorer le blason du Comte Transylvanien dont les dernières incursions à la télévision ont été plus fraichement accueillies qu’un croque-mort dans une garderie – une série avortée avec Jonathan Rhyes Meyers et un personnage sous exploité à la fin de la pourtant excellente Penny Dreadful. Notons que Mark Gatiss, acteur, scénariste et écrivain, est un féru du genre horrifique et que l’on peut visionner sur Youtube un passionnant documentaire en trois parties qu’il y a consacré : A History of Horror.

Vincent Price dans le rôle de Dracula

 

Décès de l’acteur qui incarnait le bébé dans Ghostbusters 2

Henri Deutschendorf, qui incarnait le bébé Oscar dans la suite des aventures des chasseurs de fantômes favoris des cinéphiles s’est malheureusement éteint le 14 juin dernier, à l’âge de 28 ans. L’ex comédien s’est vraisemblablement suicidé. Celui dont on se souviendra comme l’un des bébés les plus zen du cinéma – il faut voir la galerie de spectres qui lui défilent sous le nez – n’avait pas poursuivi de carrière cinématographique.

Henry Deutschendorf dans Ghostbusters 2

 

L’auteur de Seven, Fight Club et Gone Girl aux commandes de la suite de World War Z.

L’un des auteurs les plus prisés et identifiables de ces vingt dernières années se voit officiellement confier la suite d’un des blockbusters d’épouvante les plus conspués de cette dernière décennie. World War Z 2 verra donc le retour de Brad Pitt à la fois dans le giron des zombies mais aussi dans celui d’un de ses réalisateurs fétiches, le bougre de quinquagénaire et Fincher ayant à eux deux estampillé chacune de leur collaboration du mot « culte » – Seven, Fight Club, Benjamin Button, pour ne pas les citer. Malgré des critiques incendiaires et la réputation d’avoir été l’une des productions les plus bancales et chaotiques de l’année 2013, Fincher signe la suite de cette adaptation du livre de Max Brooks (fils de Mel, à qui l’on doit les pépites de comédie horrifique que sont Frankenstein Junior et Dracula, Mort et Heureux de l’ëtre). Autant vous dire que, si Fincher n’a pas peur, nous si.

World War Z

 

Conjuring : round 3

Les démons ont du souci à se faire… et nous aussi. On le sait le chiffre trois porte malheur, au cinéma et les trilogies ne se finissent jamais avec autant de flamboyance que lorsqu’elles ont débuté. Ceci en tête, Conjuring 3 vient d’être officialisé et si James Wan (petit génie de la caméra à qui l’on doit le lancement de la saga Saw et actuellement en train de tourner Aquaman pour la Warner / DC) avait su donner à ses récits d’épouvante classique semi-autobiographiques une patte sympathique, il est peu probable qu’il rempile pour cette troisième enquête paranormale – du moins, pas à la réalisation. Toujours est-il que les studios promettent un film très différent des deux premiers ( dans le bon sens, espérons) et que les fans pourront patienter avec la sortie prochaine des spin-off de la saga : Annabelle 2 et La Nonne.  Ça fait peur et c’est pas un compliment…

Conjuring 2

 

Bon anniversaire, The Thing !

Cette semaine marque un anniversaire très spécial : celui des 35 ans du film The Thing, du maître de l’horreur, John Carpenter. Ce huit clos de science-fiction, remake d’un film d’Howard Hawks, opposait un groupe de chercheurs à une créature extra-terrestre protéiforme, capable d’imiter n’importe quel être vivant. Paranoïaque, angoissant, maîtrisé et affreusement gore, ce petit bijou sorti en 1982, avait pourtant reçu des critiques acerbes – certains critiques allant jusqu’à carrément traiter Carpenter de « pornographe » – et pensez bien que même aujourd’hui où le X est banalisé sur la toile, on trouvera difficilement de performeuse assez fêlée pour tenter une expérience, filmée ou pas, avec la chose en question. L’échec retentissant du film avait été mis en parallèle avec l’apathie d’un public plus soucieux d’emmener ses gamins voire des gentils aliens de la trempe d’E.T, sorti à la même période et pulvérisant les records. Depuis hautement réévalué, The Thing est considéré comme un grand classique de l’épouvante et du suspens, battant à plate couture l’original dont il s’est pourtant inspiré avec le plus grand respect.

The Thing de John Carpenter

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