Soliman, fils d’Adalam, le mage respecté de Nazarem, est un alchimiste qui préfère trainer dans les tavernes de la cité pour boire et jouer aux cartes. À la suite d’une rixe, Soliman va finir en prison avec Iixos, son adversaire du jour, une montagne de muscle venue des terres du sud et qui n’a pas sa langue dans sa poche. Mais quand son père est assassiné, il faudra prendre les responsabilités qui lui incombent même si ce n’est pas du goût de tout le monde et encore moins du sien. Déprécié depuis son plus jeune âge, Adalam est vu comme un sauveur par défaut d’un péril annoncé. Personne ne croit en lui, ni en ses capacités de mages. Lui, encore moins.

Mages, la critique du tome 5 : Soliman

Posée comme ça, l’histoire semble basique, mais elle est bien plus complexe que cela. Elle implique de houleuses relations père/fils, une culpabilité qui ronge Adalam depuis la mort de son frère et le père qui voit en lui le fils qu’il aurait préféré mort à la place de son ainé. Sans parler d’une mère infidèle laissant des doutes sur la paternité de son fils. Difficile de se construire dans de telles conditions. Le récit va s’étoffer avec des flash-backs pour nous permettre de comprendre le cheminement d’Adalam ainsi que l’animosité et le ressentiment qui animent le père envers son bâtard de fils. Que faire est toute la question qui va tarauder Adalam. S’enfuir comme un lâche ou embrasser ses responsabilités ? Il va faire quelque chose entre les deux.

Une fois de plus, on est tenté de dire que les dessins sont superbes mais là il faut avouer qu’Andrea Cuneo propose un travail un cran au-dessus du standard (qui est déjà très haut). Le dessin est très fin, très détaillé et propose quelques sublimes planches pleines pages. L’artiste Italien dépeint à merveille une architecture moyen-orientale du plus bel effet. C’est juste un régal pour les yeux.

Finalement l’histoire improbable de ce mage qui n’a rien pour lui qui va devoir combattre un nécromancien bien plus puissant que lui, un comme à la David contre Goliath. Il y a aussi un petit côté « buddy movie » pour détendre l’atmosphère. On tient ici un duo improbable que tout sépare au départ. Il faut dire qu’ils vont en traverser ensemble de l’action, des épreuves et les rebondissements qui seront nombreux. Du coup, l’histoire captivante de ce héros insolite est pour le moins étonnante. C’est ce qui fait la force de ces séries qui se déroulent sur les Terres D’Arran, c’est la capacité à nous surprendre et à se renouveler. C’est encore une fois du tout bon.

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Mages, tome 7 : Soliman, Éditions Soleil, 68 pages, 15,95€ (10,99€ en numérique). Sortie le 8 décembre 2021. Scénario : Nicolas Jarry. Dessin : Andrea Cuneo.

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