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La Maison des damnés

En juillet, tue ceux que tu hais ! Bienvenue dans cette seconde chronique de News from the Crypt, toute l’actualité qui fait flipper ! Aujourd’hui, au menu : Castelvania, le possible retour de Fred Krueger, ceux assurés de Leatherface, du loup garou de Londres, des maîtres incontestés que sont Carpenter et Romero et aussi une nécro, ce qui malgré le sujet est moins rigolo.

Freddy Krueger : le re-re-re-re-re-retour?

S’il est l’un des boogeymen les plus appréciés des cinéphiles, la dernière incursion du célèbre Freddy Krueger sur grand écran n’a pas manqué de décevoir même les plus avides des cauchemardeurs. Né des rêves du regretté Wes Craven dans Les Griffes de La Nuit, le personnage s’est vu offrir en 2010 un remake particulièrement paresseux qui n’aura pas marqué les mémoires. Toutefois, personne ne peut laisser Freddy enterré bien longtemps et il semblerait que New Line Pictures ait commencé à aiguiser ses pelles. D’après Ihorror et IMDB, le scénariste David Leslie Johnson (The Walking Dead)  serait à l’ouvrage sur une nouvelle histoire de Freddy, mais est actuellement très pris par l’écriture du troisième volet de The Conjuring (voire News From The Crypt #1). Rappelons que si Robert Englund , interprète du célèbre croque-mitaine aux doigts crochus, avait pour le remake de 2010 amplement soutenu la reprise du rôle culte par l’excellent Jackie Earl Haley ( Watchmen), il n’est toujours pas question du retour de l’un ou de l’autre acteur dans la franchise. En revanche, une récente rumeur soutenait la volonté de l’acteur Kevin Bacon ( qui vient de fêter ses 59 ans) à incarner Freddy. Un délicieux et ironique retour aux sources pour celui qui débuta sa carrière dans …Vendredi 13.  Nul doute que son côté glaçant et son visage émacié collerait à merveille au découpage furieux de futurs rêveurs imprudents.

Freddy Krueger

Leatherface: premières images du préquel de Massacre à la Tronçonneuse.

Restons dans les croque-mitaines: les premières images du tournage du bien nommé Leatherface viennent de surgir sur le net via Bloody Disgusting. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont été nombreux à tâcher de présenter au mieux les origines du tueur au masque de peau: d’abord avec Massacre à la Tronçonneuse: Le Commencement (Jonathan Liebesman) ou dans le plus que discutable Massacre à la Tronçonneuse 3D (John Luessenhop).  Mais , cocorico ! C’est cette fois le duo français Alexandre Bustillo / Julien Maury ( Livide, A l’intérieur) qui se prête à l’exercice. Si le CV des bonshommes parle pour leur talent, il n’en reste pas moins que les préquels d’épouvante ont une “faucheuse” tendance à démystifier les créatures qui nous hantent. Ne vendons pas pas la “peau” de l’ours — ou de n’importe quel quidam de passage — et tâchons de garder l’esprit ouvert avant que Leatherface ne vienne ouvrir d’autres parties de nos corps.

Remake du loup-garou de Londres: Max Landis fait dans le plastique.

Hérésie (NF) : refus volontaire d’admettre comme telle une vérité définie par le magistère.

On ne refait pas un chef d’oeuvre et c’est le cas du magnifique Loup-Garou de Londres (1982) de l’iconique John Landis (The Blues Brothers). Mais les sacrilèges sont plus pardonnables s’ils sont héréditaires, parait-il. Ainsi, c’est le fils même de John Landis qui se charge d’écrire et de chapeauter le remake (sic) de l’un des plus emblématiques et efficaces films de lycanthrope qui soit. Ce statut d’intouchable, Le Loup-Garou de Londres le doit avant tout à son ton décomplexé, son mélange habile d’horreur et de comédie et surtout par les effets spéciaux fait mains du génie Rick Baker. Les chiens ne faisant pas des loups-garous, Landis fils s’est empressé de rassurer les fans de l’original sur ce point précis, expliquant au podcast The Rugged Man, qu’à part les jambes, le monstre sera entièrement réalisé en animatronique. La peur est moindre, surtout si, à double renfort d’imagination, on se rappelle que dans le film original, le loup-garou était poussé par deux techniciens hors champs pour se mouvoir et que, dans l’officieux remake Le Loup Garou de Paris, les créatures avaient été conçues dans un imbroglio d’images de synthèse déjà outrageusement datées à l’époque de sa sortie.

Pour bien vous préparer, je vous remets la fameuse scène de métamorphose de l’original. Ne me remerciez pas.

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George A. Romero tape sur les zombies

George A. Romero. Est-il nécessaire d’en dire plus ? Pour ceux qui ne suivent pas dans le fond, probablement trop occupés à être morts, c’est le père des zombies, le créateur derrière le film qui débuta tout: La Nuit des Morts-Vivants (1968), ainsi que de ses suites et de nombreuses petites pépites de genre qu’il serait trop long d’édicter ici. Alors que l’annonce d’un nouveau film de zombies estampillé Romero est sur les rails — Road of The Dead, annoncé comme un film de gladiateurs automobiles avec des cadavres ambulants — le grand monsieur s’est encore une fois laissé aller à la morosité. En effet, depuis les grandes heures de Romero, le zombie est devenu à la mode au point de faire de The Walking Dead une des séries les plus vues du monde de la série TV et surtout, jusqu’à faire débourser des centaines de millions de dollars à certains studios qui, aujourd’hui, préfèrent soutenir des projets sans risques comme la suite de World War Z avec Brad Pitt. Des projets que Romero ne soutient guère, les estimant trop lisses et portés sur le simple divertissement — lui qui a toujours fait de ses films des brûlots incendiaires contre notre société en constante mutation.  Il est vrai qu’on ne peut pas lui en vouloir d’être un tout petit peu fâché.

George A. Romero - Road of the Dead

Castlevania : saison 2 confirmée

Ce week-end, les détenteurs d’un compte Netflix ont probablement pu découvrir la série animée Castlevania, adaptée du jeu vidéo culte du même nom, édité par Konami. Si les seulement quatre épisodes que forment la première saison ont de quoi laisser sur sa faim, les studios n’ont pas tardé à confirmer que la saison deux était déjà en cours d’écriture avec le double d’épisodes. Si le déroulement de cette première salve reste classique, il n’en reste pas moins esthétiquement très fidèle au jeu et particulièrement gore. Un parti pris jouissif que l’on doit très certainement à Warren Ellis, scénariste de comics ayant déjà officié dans la violence grâce à ses incursions sur le Punisher. L’homme de la situation, en somme ! Toujours est-il que ce faible nombre d’épisodes permet aussi aux créateurs derrière le projet de ne pas déployer toutes leurs cartes d’un seul coup. La saga est riche de plusieurs jeux et histoires et il serait dommage que nous n’ayons plus de macabres surprises à découvrir. Rappelons que Castlevania suit les traces d’un chasseur de vampire, Trevor Belmont, dernier représentant de son clan, errant à travers une Valachie dévastée par un Dracula ivre de vengeance contre la race humaine qu’il estime responsable en entier de la mort de son épouse, brûlée pour sorcellerie.

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True Blood: Adieu Lafayette.

C’est avec tristesse que nous avons appris ce week-end le décès de l’acteur Nelsan Ellis, connu pour son rôle de Lafayette dans la série fantastique True Blood. Le comédien s’est éteint à l’âge de 39 ans, victime d’une crise cardiaque -sa famille aurait depuis confirmée ses nombreuses addictions. Le long des sept saisons de cette série mêlant southern gothic, vampirisme et bit-lit, Ellis était parvenu à rendre son personnage indispensable malgré qu’il ne possède aucun pouvoir spécifique, si ce n’est sa grande gueule et sa compassion. Tout le casting lui rend sur la Toile de vibrants hommages, témoignant du grand amour qu’on lui portait. R.I.P l’artiste.

Nelsan Ellis incarnant Lafayette dans True Blood

John Carpenter: l’heureux retour

C’est LA nouvelle de la semaine!

Le maître de l’horreur (et bien plus) a qui l’ont doit les chefs d’oeuvres du genre que sont The Thing, New-York 1997, The Fog ou encore Invasion Los Angeles est de retour sur pas moins de deux projets pour le petit écran en collaboration avec Universal et Syfy. Depuis 2010, Carpenter n’a rien réalisé, vivant de ses rentes et tournant mondialement avec son groupe pour jouer dans des concerts pleins à craquer les musiques de ses films et ses compositions personnelles – le bougre ayant sorti deux albums. Après avoir annoncé son retour aux affaires en tant que producteur attitré du remake de son Halloween (prévu en 2018 avec Danny Mcbride aux manettes), voilà que Big John va conquérir la petite lucarne avec deux séries dont il aura la charge. La première sera une adaptation de son comics, Tales For a Halloween Night (deux volumes chez Storm King Productions), une anthologie de récits de pure terreur. Le seconde, nommée Nightside sera basée sur le livre du même nom écrit par Simon R. Green, qui mêle film noir, récit fantastique, urban fantasy et horreur pure. Des heures de plaisir en perspective de la part d’un des plus grand maîtres de l’Art d’épouvanter les chaumières tout en égratignant nos certitudes les plus profondes.

John Carpenter