En janvier 1986, lorsque l’illustre John Byrne ressuscite Jean Grey, le premier élément féminin de l’institut Xavier pour jeunes surdoués, le geste n’est pas anodin. Il permet en effet de reformer une équipe de mutants à partir des X-Men originaux : Cyclope, Marvel Girl, Iceberg, le Fauve et Angel. Et cette équipe, c’est Facteur X. Si nous vous en parlons, c’est parce qu’en avril, Panini a sorti une première intégrale de la série X-Factor (sans lien apparent avec l’émission de télé américaine) permettant aux fans des mutants de se replonger dans leurs aventures.

On a donc droit à ce fameux numéro renaissance de Jean Grey, publié dans Fantastic Four 286, ainsi qu’aux onze numéros de X-Factor qui ont suivi et l’habituelle publication annuelle.

Les dessinateurs se succèdent (d’abord Jackson Guice, Terry Shoemaker, Marc Silvestri puis, en fin de volume Walt Simonson…) et côté scénario, Bob Layton (qui pour l’occasion a également signé quelques planches de dessin) laisse place à Louise Simonson en milieu de parcours. Les aventures s’enchaînent sans arc narratif bien défini comme on a pris l’habitude de le faire aujourd’hui, mais d‘autres intrigues récurrentes s’installent bien rapidement en arrière-plan. Vous l’aurez compris, c’est notamment le retour des vieilles rivalités sentimentales.

Néanmoins, les personnages ont bien grandi, depuis les premiers pas des X-Men, lorsque Warren et Scott se disputaient le cœur de Jean Grey comme des animaux et leur réflexion est plus poussée (même si la raison d’être même de leur organisation mutante apparaît dès le début un peu bancale). Ce premier tome est notamment l’occasion pour les lecteurs (et surtout pour Facteur X) de faire la connaissance d’Apocalypse, à qui l’on devra bien des aventures plus tard (comme l’omnibus L’Ère d’Apocalypse, publié quelques mois plus tôt dans un omnibus).

Le premier tome de cette intégrale X-Factor concerne donc l’année 1986. Elle est disponible chez Panini Comics au prix de 35 € pour treize numéros. À la traduction, on retrouve Laurence Belingard, Genevieve Coulomb et Benjamin Rivière, du studio MAKMA.

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