Et si le meilleur Superman au cinéma… était déjà derrière nous ? Sorti en 2013, Man of Steel de Zack Snyder a marqué une génération avec ses choix radicaux, sa gravité assumée et une mise en scène spectaculaire. Douze ans plus tard, Superman (2025) signé James Gunn adopte une approche bien plus lumineuse, plus fidèle à la version classique du héros dans les comics.
Mais malgré ses qualités, ce reboot n’efface pas certaines forces indéniables du film de Snyder. En voici 7 qui continuent à faire la différence.
Sommaire
- Une version plus fidèle de Jor-El et Lara
- Une introduction épique sur Krypton
- Des combats plus réalistes et percutants
- Un récit plus resserré et autonome
- Une bande originale inoubliable
- Un vol plus impressionnant et viscéral
- Un méchant bien plus marquant
Voir aussi : Superman : 10 différences majeures entre le film de James Gunn et Man of Steel de Zack Snyder
Une version plus fidèle de Jor-El et Lara

Dans Man of Steel, Russell Crowe et Ayelet Zurer incarnent des parents kryptoniens profondément altruistes, désespérés mais lucides, qui envoient leur fils vers la Terre non pas comme un conquérant, mais comme un espoir pour l’humanité. La vision qu’en propose Zack Snyder se veut fidèle aux versions classiques du couple El, empreinte de sacrifice et de confiance en l’avenir.
À l’inverse, Superman (2025) réinvente Jor-El et Lara Lor-Van comme des figures plus ambiguës, voire impitoyables, dans la lignée de récits alternatifs comme Flashpoint Beyond. Ce choix audacieux peut intriguer, mais rend le lien émotionnel plus distant.
Une introduction épique sur Krypton

La scène d’ouverture de Man of Steel reste l’une des plus fortes visuellement du film. En quelques minutes, elle installe un monde extraterrestre riche, tragique et complexe. Entre la révolte de Zod, la naissance de Kal-El et la fin imminente de Krypton, cette séquence agit comme un prologue épique et dramatique, qui donne du poids au reste du récit.
Dans Superman, cette partie est réduite à une simple narration en voix off. Un choix cohérent pour éviter les redites, mais qui prive le film d’un souffle mythologique marquant.
Des combats plus réalistes et percutants

On reproche souvent à Man of Steel ses destructions massives, mais il faut reconnaître que les affrontements entre kryptoniens y ont un poids et une brutalité rarement vus dans le genre super-héroïque. Le combat contre Zod à Metropolis, en particulier, montre l’ampleur réelle qu’aurait un duel de dieux dans une ville moderne.
Dans Superman (2025), James Gunn prend le contre-pied en insistant sur l’attention portée aux civils. C’est une approche plus responsable… mais moins viscérale. Snyder, lui, montre les conséquences de la violence sans détour.
Un récit plus resserré et autonome

Man of Steel fonctionne comme une véritable origin story : ses enjeux sont clairs, ses arcs émotionnels aboutis. Même s’il s’inscrit dans un univers partagé, le film peut être vu seul, sans connaissance préalable de l’univers DC.
À l’inverse, Superman introduit dès son premier acte des personnages comme Guy Gardner, Mister Terrific, Hawkgirl ou encore Lex Luthor, dont les rôles restent en partie elliptiques. Une richesse narrative qui peut séduire les connaisseurs, mais complexifie l’entrée pour les néophytes.
Une bande originale inoubliable

La musique de Hans Zimmer pour Man of Steel a acquis un statut culte. Le thème “Flight” illustre à merveille la naissance du héros, tandis que d’autres morceaux comme “Krypton’s Last” ou “Arcade” donnent une ampleur dramatique rare au film. Ce score accompagne parfaitement l’évolution de Clark Kent.
James Gunn a fait le choix de réutiliser des extraits du thème de John Williams, un hommage bienvenu, mais qui manque de personnalité propre. Résultat : la musique du nouveau Superman reste agréable mais moins marquante.
Un vol plus impressionnant et viscéral

Dans Man of Steel, chaque envol de Superman est un événement : le sol tremble, l’air explose, la caméra suit ses mouvements avec une intensité physique palpable. Le vol devient un spectacle sensoriel et émotionnel.
Dans Superman (2025), cette capacité est plus banalisée. Elle sert le récit, mais n’est plus au cœur de la mise en scène. Moins de vertige, moins de majesté.
Un méchant bien plus marquant

Michael Shannon livre une performance habitée dans le rôle de Zod. Ce n’est pas un simple tyran : c’est un soldat brisé, programmé pour défendre Krypton à tout prix, y compris contre son propre peuple. Sa douleur est palpable, son conflit avec Superman tragique.
Face à lui, le Lex Luthor de Nicholas Hoult dans le film de Gunn semble plus froid, moins incarné, du moins pour l’instant. Il faudra attendre les prochains films pour mesurer son impact réel.
Ce qu’il faut retenir

Zack Snyder proposait une vision sombre, sérieuse et radicale de Superman. Ce parti pris divise, mais il a le mérite d’être cohérent de bout en bout. Le Krypton tragique, le Zod impitoyable, la noirceur existentielle du héros, la puissance brute des combats : tout participe à une relecture mythologique du personnage.
Le Superman de James Gunn, plus lumineux, plus humaniste, plus proche de l’esprit des comics classiques, incarne quant à lui une volonté de réenchanter le DCU. Mais certaines forces de Man of Steel restent inégalées – et expliquent pourquoi ce film continue de susciter autant de débats et de passion.
Questions fréquentes sur Man of Steel et le Superman de James Gunn

Les deux films racontent-ils la même histoire ?
Non. Le film de Zack Snyder est une origin story centrée sur la découverte de ses pouvoirs par Superman, tandis que celui de James Gunn le montre déjà en activité depuis trois ans.
Pourquoi James Gunn n’a-t-il pas repris Henry Cavill ?
James Gunn a souhaité repartir de zéro avec un nouvel acteur et une nouvelle tonalité, rompant avec le DCEU pour créer un univers plus cohérent dès le départ.
Michael Shannon reviendra-t-il en Zod dans le nouvel univers DC ?
Aucune annonce officielle n’a été faite. Le nouveau DCU semble vouloir introduire d’autres antagonistes, mais rien n’interdit un retour de Zod dans une version alternative.
Peut-on aimer les deux films ?
Absolument. Ils incarnent deux visions très différentes du personnage : l’une sombre et dramatique, l’autre lumineuse et plus fidèle au Superman classique. Et c’est dans cette diversité que réside toute la richesse du mythe.




