Stan Lee et DC Comics

Les hommages se sont multipliés après l’annonce du décès de Stan Lee. Tous les acteurs du monde des comic-books ont loués l’incroyable apport de Stan The Man à une industrie qui ne serait peut-être plus là sans lui. Bien que Lee reste l’icône de Marvel Comics, même la Distinguée Concurrence (comme aimait à l’appeler Lee) à tenu à marquer son respect envers l’homme qui revitalisa les comics dans les années 60.

« Il a changé notre perception des héros et les comics modernes porteront à jamais sa marque indélébile. Son enthousiasme contagieux nous rappelait pourquoi nous sommes tous tombés amoureux de ces histoires dès la première fois. Excelsior, Stan », dit le tweet officiel de la maison d’édition.

Si Lee a fait l’essentiel de sa carrière chez Marvel et a su cultiver gentiment la rivalité entre les deux éditeurs, il ne faut pas oublier qu’il ne dédaigna pas travailler pour DC à l’occasion. C’est ainsi qu’en 1989, à l’occasion du numéro 600 de Detective Comics, il se fendit d’un poème pour rendre hommage à Batman.

Un peu plus tard, libéré de son contrat d’exclusivité avec Marvel, il lança, en collaboration avec le producteur et historien des comics, Michael Uslan, toute une gamme nommée Just Imagine. À travers différents albums, il réimaginait les héros DC à la sauce Marvel. De grands artistes l’ont épaulé dans cette réécriture comme Joe Kubert, John Buscema, Adam Hughes, John Byrne, Gary Frank, Jerry Ordway, Dave Gibbons, Kevin Maguire, Chris Bachalo

Enfin, Lee ajoutera son nom sur une autre publication à l’occasion du décès d’un autre grand éditeur, Julius Schwartz. Celui-ci fut un peu sa contrepartie chez DC puisque c’est à lui que l’on doit la modernisation de Flash ou de Green Lantern, qui mènera à la formation de la Justice League of America qui elle-même poussera Lee à la création des Fantastic Four. Dans DC Comics Presents: Superman #1 de 2004, Lee s’adonnera à la pratique favorite de Schwartz, à savoir bâtir une histoire à partir d’une couverture. C’est ainsi qu’il écrira, pour Darwyn Cooke, un scénario basé sur la couverture de Superman #264.

Superman #264 et DC Comics Presents Superman #1

Superman d’ailleurs porte le deuil du créateur puisque sa statue, située à Metropolis dans l’Illinois, face au musée Superman, s’est vue dotée d’un bandeau noir. Preuve si il en était besoin de l’importance du scénariste-éditeur dans la pop culture.

Source : CBR

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