À l'occasion de la sortie du premier tome de Grim – dont nous avons fait la critique ici-même – nous nous sommes entretenus avec son autrice, Stephanie Phillips. L'occasion de revenir sur sa carrière et sa manière de travailler, notamment lors de son run sur la série Harley Quinn.

Harley Quinn est un personnage fréquemment utilisé par de nombreux scénaristes. Toutefois, tu as réussi à explorer un aspect d'elle souvent mis de côté, à savoir le fait qu'elle ait été psychiatre. Comment t'est venue l'idée de t'intéresser à cette partie de son passé ?

Ça a vraiment commencé avec Joker War de James Tynion IV. Il a plus ou moins accordé à Harley un moment de rédemption lorsqu'elle choisit de tuer le Joker quand Batman ne le peut pas et qu'elle est prête à se sacrifier pour le faire. Ça se termine par une scène où Batman et elle échangent, dans un hôpital il me semble, et c'est presque un moment doux entre eux, où Batman reconnaît ce qu'elle était prête à faire. Même s'il pense que ce n'est pas la façon dont il ferait les choses, il réalise ce qu'elle faisait et pourquoi. Nous nous sommes donc servis de ce point de départ pour explorer la relation entre le Chevalier Noir et elle, mais aussi pour dire que ce moment, et ce choix qu'elle a fait, lui donnent l'occasion de changer de voie.

Et notre question est devenue : peut-elle changer son passé, le chemin qu'elle suit, compte tenu d'où elle vient ? La réponse à cette question peut être "non". Et elle l'est parfois. Harley doit donc faire face à l'idée que l'on peut s'excuser auprès de quelqu'un, et que la réponse soit quelque chose du genre "ok, mais je ne l'accepte pas". On s'intéresse à ce que cela lui fait ressentir, même quand tout Gotham n'est pas prêt à l'accepter. Et je pense que cela arrive souvent à Harley, quand elle doit décider si ce qu'elle fait est la bonne chose, même si personne d'autre ne le reconnaît.

Corrige-moi si je me trompe, mais quand on compare ton Harley Quinn et ce que l'on connaît de ta vie via les réseaux sociaux, difficile de ne pas voir des points communs entre vous deux. Par exemple, elle est diplômée, tu as un doctorat, c'est une combattante et tu pratiques le hockey ainsi que le muay-thaï... est-ce que ce sont de simples coïncidences ?

Je pense que c'était un personnage intéressant à explorer en raison de ces similitudes et de la possibilité d'amplifier des éléments qui ont toujours existé chez elle. Je veux dire que ses créateurs l'ont pensée en tant que psychiatre avec un doctorat. Et je sais à quoi ressemble le processus d'obtention d'un doctorat ou certaines des choses qu'Harley a vécues pour pouvoir écrire sur ce sujet. En même temps, elle a été une meurtrière, ce que je n'avouerai pas, du moins au micro. C'est donc toujours amusant d'inventer de nouveaux éléments pour Harley et d'entendre sa voix, qui est toujours très différente de la mienne, même si nous avons vécu des expériences similaires. Mais effectivement, c'est ce qui rend l'écriture amusante.

Est-ce que tu utilises tes histoires pour tenter de faire passer des messages sur, par exemple, l'ouverture d'esprit ou l'acceptation ?

Je pense que je suis définitivement plus axée sur l'intrigue. Et si l'intrigue vient avec le personnage, alors je pense que c'est très bien. Mais ce qui m'intéresse, c'est de construire des personnages et des intrigues vraiment intéressants. Et je pense que c'est définitivement une considération, mais c'est quelque chose qui vient avec un personnage spécifique. Dans le cas d'Harley Quinn, je pense que cette série a permis d'aborder la question de la santé mentale et de la responsabilité. Et même si ce sont deux choses que je trouvais vraiment importantes à discuter grâce à Harley, ce n'était pas le sujet de l'histoire. L'histoire était vraiment centrée sur la victoire d'Harley sur ce méchant ou sur sa progression. Et à travers cela, nous avons une réflexion sur la santé mentale, sur la responsabilité et sur le fait de s'excuser, ce qui, je pense, est très important pour Harley Quinn. Mais ce n'est pas quelque chose que je peux prendre et mettre dans un autre comics parce que c'est très central pour elle en tant que personnage et pour ce qu'elle est devenue au cours de notre série.

Je me posais la question parce que les lecteurs ont tendance à voir, à tort ou à raison, des messages partout. Avec Harley Quinn par exemple, il serait question de sa relation toxique avec le Joker et comment Poison Ivy se pose en sauveuse. 

Je pense que les gens y voient des choses auxquelles ils peuvent s'identifier parce que c'est une histoire très humaine. Je pense qu'il y avait des éléments très toxiques entre le Joker et Harley. Mais je pense qu'il est important – et c'est quelque chose que nous avons essayé de faire dans notre série – que ce ne soit pas juste Ivy qui remplace le Joker et que Harley soit heureuse. Je pense qu'en sortant de cette relation toxique, il est vraiment important qu'Harley essaie toujours de trouver les choses qui comptent pour elle, comme la responsabilité et les choses pour lesquelles elle se bat, indépendamment d'Ivy. Sinon, Harley ne peut être une bonne partenaire pour personne. Et j'ai pensé que c'était vraiment important comme étape suivante avant d'être juste en mode "voici le bonheur pour toujours, avec une partenaire qui vous soutient".

Petite parenthèse : comment est-ce qu'on passe d'un Doctorat en Rhétorique et Composition et un Master of Arts aux comic books ?

En étant très chanceuse ! J'ai toujours écrit, que ce soit pour des publications universitaires ou pour moi-même. Et la toute première chose que j'ai vraiment écrite, The Butcher of Paris, a été publiée par un éditeur [Dark Horse, ndr]. Et cela a bien marché. Je veux dire qu'il marche encore bien. En fait, j'ai reçu l'autre jour un e-mail indiquant que quelqu'un à l'université du Michigan l'enseignait dans son cours. Je trouve cela incroyable. Parfois, vous écrivez quelque chose qui date de cinq ou six ans et les gens ne l'achètent plus, et je me dis : "Oh, wow ! Les gens prennent encore ce bouquin et s'y intéressent activement". Et c'est vraiment bien. Je pense que ce livre m'a permis d'obtenir mon premier travail chez DC Comics. Ensuite, le travail avec eux s'est bien passé, ce qui m'a permis d'obtenir de plus en plus de choses pour eux. Et oui, c'est comme un effet domino. Vous écrivez des choses que les gens apprécient et auxquelles ils répondent. Vous construisez de bonnes relations éditoriales. Et si toutes ces choses s'alignent et fonctionnent, vous continuez à faire ce que je fais maintenant, et j'ai beaucoup de chance de le faire.

Tu as déjà un beau CV avec des histoires pour DC Comics et Marvel ainsi que de nombreux comics en creator owned. As-tu une préférence entre travailler pour les deux géants ou sur des projets plus personnels ?

Ça va et ça vient tout le temps. Je pense que les projets personnels n'auraient pas été possibles sans avoir pu travailler pour Marvel et DC, car ils m'ont vraiment aidé à me constituer un lectorat. Et heureusement, beaucoup de ces lecteurs m'ont suivi dans d'autres projets qui sont les miens. Et je pense que je suis vraiment heureuse qu'ils aient nourri ces projets et qu'ils m'aient permis de les réaliser. Bien sûr, je pense qu'ils sont parfois plus lucratifs parce qu'ils sont les miens. Ils m'appartiennent au même titre qu'à l'artiste. Avec Grim, nous pouvons prendre des risques, faire et dire des choses que l'on ne pourrait pas faire ou dire dans des comics plus importants. Nous venons d'écrire un numéro de Grim qui traite de l'Enfer d'une manière vraiment, je l'espère, intéressante et unique. Et c'est quelque chose que je ne pense pas que l'on puisse vraiment faire dans un comic book pour une grosse entreprise, ce qui est très bien. Encore une fois, vous savez à quoi vous vous engagez lorsque vous signez avec DC et Marvel. Je ne possède pas Superman. Je ne possède pas Harley Quinn. J'emprunte le jouet. Mais le jouet doit retourner exactement là où je l'ai trouvé, nettoyé, sans aucune éraflure, pour que la personne suivante puisse le prendre et s'en servir, ce qui, à mon avis, constitue un défi d'écriture intéressant.

Les personnages qui peuvent changer dans un comic book d'un entreprise comme par exemple DC ou Marvel, sont ceux qui entourent les personnages principaux. Superman restera Superman, mais c'est avec ses seconds rôles que l'on peut vraiment jouer, car Superman retournera tout de suite sur l'étagère où vous l'avez trouvé. C'est toujours amusant de travailler avec ces personnages. C'est un type d'écriture très différent de celui de Grim. Mais c'est entièrement à moi et à Flaviano [l'artiste sur Grim]. Ce que nous faisons, nous sommes libres de le faire avec ces personnages.

Ce n'est pas un peu frustrant de "rendre les jouets" comme tu dis ?

Non, pas vraiment. Je pense que vous le savez dès le départ, qu'il s'agisse de trente numéros ou de deux, vous savez ce qu'il en est. Il n'y a pas d'illusion. Je sais ce qui va se passer à la fin de l'histoire que je raconte. Je sais que cinq cents autres personnes écriront ce personnage après moi, et que beaucoup d'autres l'ont fait avant moi. Alors non, je ne pense pas nécessairement que ce soit frustrant. Je pense que c'est juste un aspect unique de l'écriture pour DC et Marvel. Enfin j'imagine.

Sur quel personnage as-tu préféré travailler ?

Probablement Harley parce que c'est celui sur lequel j'ai travaillé le plus longtemps et j'ai vraiment pu apprendre à connaître les personnes avec qui j'ai travaillé, comme Riley Rossmo et Matteo Lolli par exemple. Ils ont été des collaborateurs merveilleux. Je pense que quand vous écrivez aussi longtemps sur un personnage avec les mêmes artistes sur la durée, ça créé quelque chose de spécial je pense.

Est-ce que tu adaptes ta manière d'écrire et ta vision du personnage en fonction de l'artiste avec qui tu travailles ? Riley Rossmo, par exemple, a un style disons plutôt cartoon.

Ouais, absolument. Je préfère me lancer dans l'écriture en sachant pour qui j'écris. Si c'est pour Riley, je lui donne des scripts qui ne disent rien sur la décomposition des planches. Je précise juste que sur telle page "Harley va dans un magasin de hamburgers, elle commande un hamburger, elle porte une fausse moustache", des détails comme ça. Ensuite, il met fait la mise en page. Riley a un style tellement unique que lui dire "ok, case une, c'est une page de garde" ou quelque chose comme ça, je pense que c'est trop restrictif pour lui. Et c'est un artiste qui fonctionne vraiment avec ce qu'ils appellent le style Marvel, qui est comme l'ancienne façon de travailler où vous leur donnez une vue d'ensemble narrative très basique, et ensuite l'artiste structure vraiment la page entière. Je connais des artistes qui n'aiment pas cela. Il y a des artistes qui sont du genre : "Non, décompose-moi ça". J'aime donc toujours demander à l'artiste ce qu'il préfère avant de commencer. Grim est un mélange de tout ça. Parfois, s'il y a une séquence d'action, je la laisse très, très minimale et Flaviano va y ajouter beaucoup de choses. Mais dans tous les cas, je dis toujours à l'artiste de changer des choses, de faire ce qu'il veut.
Il m'est plus facile d'ajuster le dialogue s'il pense que quelque chose fonctionne mieux avec les images, et je lui fais confiance.

Sur Harley Quinn, Riley Rossmo illustrait la série principale mais il était remplacé sur les fill-ins centrés sur Harley et Ivy par une autre artiste. Était-ce un choix de changer d'artiste pour cette partie ?

Honnêtement, c'est une question de commodité. Dessiner un comic book mensuel est difficile pour n'importe quel artiste. Alors, faire appel à un artiste remplaçant – ce qui arrive dans la plupart des séries – c'est généralement pour donner à l'artiste principal un peu de marge de manœuvre pour continuer à dessiner chaque mois, parce que 22 pages par mois, c'est beaucoup demander à n'importe qui, même à Riley, qui est incroyablement rapide, ce qui est fou ! Je pense que c'est l'une des personnes les plus soucieuses des délais que j'aie jamais rencontrées. Mais même là, il y a des choses à faire en famille. Vous avez des enfants et des choses comme ça. Un artiste remplaçant est donc une solution pratique pour y remédier. Je pense que l'artiste dont tu parles est Laura Braga, et c'est précisément quelqu'un que j'ai demandé. Je voulais vraiment travailler avec elle, j'aime son travail. En faisant appel à un artiste de remplacement, je ne voulais pas que quelqu'un qui essaie d'imiter Riley. Je voulais quelqu'un de vraiment différent, quelqu'un qui ferait sa propre version des personnages. Je pense que Laura a vraiment réussi. Nous avons fait la plupart des histoires d'amour, comme celle d'Ivy et d'Harley, avec elle parce que cela semblait être une bonne pause dans la narration principale.
Et c'est aussi un domaine dans lequel je pense que Laura excelle. Elle était donc le premier choix. Et heureusement, elle a dit oui.

Au sujet de Grim, l'histoire est plutôt unique dans son approche, avec notamment sa représentation de l'Enfer qui est plutôt amusante et intéressante. Comment donne-t-on naissance à Jessica Harrow et à son histoire personnelle ?

En fait, tout a commencé par une conversation entre moi et l'éditeur. J'ai toujours été intéressée par le fait de raconter l'histoire du point de vue de quelqu'un qui est mort. J'ai lu quand j'étais adolescente, un livre intitulé La Nostalgie de l'Ange (The Lovely Bones en VO), qui raconte l'histoire du point de vue de quelqu'un qui a été assassiné. Il est très sombre. Il s'agit davantage d'un traumatisme et de la manière dont la famille gère sa mort ou son meurtre. Mais j'ai toujours pensé que cette perspective était très intéressante pour raconter l'histoire de quelqu'un qui ne peut plus interagir avec les vivants. C'est là qu'ils en sont maintenant. Et cela les rend un peu moins fiables, je pense, d'être morts.

Et puis nous avons eu le nom en cherchant par rapport aux droits d'auteur et tout le reste, Grim était disponible. Nous aimions ce nom. Et c'est là que les idées ont commencé à fuser. D'accord, c'est une Faucheuse de la Mort. L'esthétique, la conception visuelle de la faux nous plaisait beaucoup. Et c'est à partir de là que tout a commencé à se construire. Au départ, il s'agissait Jessica essayait de résoudre le mystère de sa propre mort. Ensuite, notre intention était que si les gens l'aimaient et continuaient à l'acheter, nous pourrions faire d'autres numéros.

Notre idée était de faire ce que nous avons fait maintenant, c'est-à-dire faire exploser l'univers, le transformer en un drame familial sur la mort. C'est l'histoire de la famille de la Mort. Je dirais que c'est un peu fantastique. Au départ, le livre devient vraiment, après le cinquième numéro, quelque chose de beaucoup plus grand qu'un simple mystère avec Jessica au centre. Je pense que c'est très involontairement qu'elle est au centre. Elle n'a rien demandé, mais malheureusement, elle a poussé et posé des questions. Et maintenant, elle est prise dans son propre drame familial, ce qu'elle ne veut pas.

Comment travailles-tu avec les artistes, par exemple avec Flaviano sur Grim ? Tu arrives avec une idée bien précise du personnage que tu soumets pour qu'ils te proposent des designs ? Tu adaptes l'écriture au dessin ?

C'est un jeu de va-et-vient. Parfois, Flaviano me présente quelque chose que je n'avais pas imaginé et c'est super bon et ça donne la direction que nous devons prendre. C'est parfait. C'est vraiment ce qui fait que c'est quelque chose qui nous appartient à tous les deux. Tu as parlé d'éléments personnels pour moi dans le livre, et bien je veux m'assurer que cela soit aussi le cas pour lui. Il y a cette partie que nous situons en Italie, et c'est de là qu'il vient. J'ai été en Italie, mais pas dans zone que nous présentons dans le comics. C'est pourquoi je compte vraiment sur lui. Il y a quelques dessins de personnages liés à l'histoire de l'Italie qui apparaissent dans ce segment. Encore une fois, c'est Flaviano et je veux que l'on sente que c'est son histoire et qu'elle lui appartient autant qu'à moi. C'est très important, surtout quand on travaille ensemble. Nous travaillons ensemble depuis près de deux ans et nous le ferons encore bien plus longtemps. Je veux qu'il en soit aussi fier que moi.

Il y a comme un schéma qui se répète dans certains de tes comics. Des personnages principaux forts, qui cherchent leur place dans le monde ou un écosystème... C'est quelque chose avec quoi tu aimes jouer ?

Oui, bien sûr. Je pense que c'est une chose très humaine que d'essayer de comprendre, ce qui rend encore plus intéressant le fait que beaucoup des personnages qui font cela dans Grim ne sont pas vraiment humains. Vous avez une Faucheuse, vous avez un démon... Ce sont des personnages qui font encore l'expérience de quelque chose de très humain, qui est de comprendre quelle est leur place et où ils se situent. Je pense que cela change constamment. C'est aussi très humain. Le méchant d'un arc peut devenir le héros du suivant. J'ai l'impression que c'est une vision plus réaliste de la condition humaine, ce qui est amusant de le faire avec des personnages qui ne sont absolument pas humains.

Et pour les jeunes filles de Kicking Ice, des joueuses de hockey qui souhaitent intégrer la National Women Hockey League (la Ligue Nationale de Hockey Féminin) ? Tu es toi-même joueuse, est-ce qu'il y a une part de toi dedans ?

L'équipe olympique féminine n'existait même pas. Je ne sais même pas si c'était une chose à laquelle on pouvait penser ou que l'on pouvait concevoir. J'ai joué au roller hockey et plus tard au hockey sur glace quand j'étais adolescente. Et j'adore ça. C'était donc vraiment génial qu'à l'époque, ce qu'on appelait la Ligue Nationale de Hockey Féminin ait apporté son soutien au comic book. Les joueuses qui apparaissent dans le livre, lorsqu'elles parlent, ce sont elles qui parlent. Nous avons pu les contacter et elles nous ont donné des citations ou des choses à mettre dans Kicking Ice. J'ai trouvé cela vraiment génial qu'elles soient si favorables à la promotion de la Ligue et du sport féminin dans d'autres types de médias. C'était donc très amusant à réaliser.

As-tu déjà une idée de quels seront tes prochains projets, après Grim peut-être ?

Oui, absolument. J'ai d'autres projets prévus chez Marvel. Et je travaille avec une nouvelle société appelée DSTLRY. Ils ont pris un groupe de créateurs comme moi, Brian Azarello, James Tynion IV et Scott Snyder, de grands artistes comme Jock, Tula Lotay et Becky Cloonan. Ils sont en train de créer une société vraiment centrée sur les créateurs, ce que je trouve formidable. Ce n'est pas une bande de gens en costume avec des mallettes qui dirigent l'entreprise. Ce sont des créateurs. Nous détenons des parts dans l'entreprise et avons notre mot à dire. Nous sommes les fondateurs de DSTLRY. La première chose que nous produirons sortira, je pense, d'ici deux semaines, il s'agit d'une anthologie. J'ai travaillé avec Joëlle Jones sur une nouvelle, et il y a d'autres personnes formidables dessus, comme Eduardo Russo a écrit une histoire avec Brian Azarello. J'ai également vu une histoire de Jock. C'est vraiment cool et tous les auteurs sont très différents. Voilà ce que nous pouvons faire ensemble. Et oui, d'ici un an ou deux, je produirai beaucoup de choses avec DSTLRY, comme le feront tous ces créateurs, et je pense que ce sera vraiment cool à voir.

Je suis très enthousiaste à ce sujet, je suis ravie de ce que je fais chez Marvel et je veux absolument continuer à travailler pour BOOM! Studios avec qui j'ai une excellente relation. Je vais faire Grim et quelque chose de nouveau pour eux, peut-être dans l'année à venir.

Il me reste une question rituelle à poser : si tu avais un super-pouvoir, lequel serait-ce ?

J'ai déjà répondu à cette question et on m'a dit que j'avais la pire réponse au monde ! Je serais comme Raven dans Teen Titans. Elle peut créer des portails vers l'Enfer. Je sais qu'elle peut faire d'autres choses, mais les portails vers l'Enfer m'intéressent beaucoup. Dès que vous en avez marre d'une discussion, vous créez un portail vers l'Enfer... Ça me semble très utile.

Pour t'échapper ou te débarrasser de tes interlocuteurs ?

Les deux ! Sans aucun doute, les deux. C'est ce qui le rend si génial. On peut l'utiliser pour tellement de choses différentes.

Un grand merci à Stephanie Phillips pour son temps et sa gentillesse.

 

Grim est publié en français par les éditions Huginn&Muninn

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