Mis en confiance par les excellents retours de The Invisible Man, les studios Blumhouse poursuivent sur leur lancée de relaunch des monstres Universal. Alors que l’on parle d’une version moderne du loup-garou avec Ryan Gosling, l’un des monstres les plus emblématiques de l’âge d’or du film d’horreur, le comte Dracula, s’annonce également dans un projet signé Karyn Kusama (Jennifer’s Body, The Invitation).

C’est lors d’un numéro du podcast Kingcast (consacré à Stephen King) que la réalisatrice a apporté quelques précisions sur ce nouveau projet d’adaptation du livre de Bram Stoker :

« Je pense que l’un des aspects du livre qui a été le plus négligé par le passé dans les précédentes adaptations, c’est la multi-narration », explique-t-elle. « Le roman est jalonné de différents points de vue. Or, l’un des points de vue qu’il ne montre pas, et que la plupart des adaptations montrent pourtant, est tout simplement celui de Dracula lui-même. Donc, je dirais que cette adaptation portera bien le nom « Dracula » mais il est possible qu’elle ne présente pas un héros aussi romantique que dans les précédentes adaptations qu’on a déjà vues. »

Kusama ajoute également que son film – supposé se passer dans un contexte contemporain – sera tout de même « très fidèle au livre ».

La réalisatrice Karyn Kusama a une idée bien précise en tête pour adapter le livre de Bram Stoker.

Un vampire aux atours de prédateur, plusieurs points de vue, une volonté de fidélité au matériau d’origine… Des données rassurantes quand on sait que la version de Francis Ford Coppola (1992) hante encore durablement les mémoires et que la plus récente adaptation par Mark Gatiss et Steven Moffat en série sur Netflix n’a pas fait l’unanimité.

Rappelons également que, sur des centaines d’adaptations du roman de Stoker, seules une poignée respectent la trame et l’essence du livre originel, à l’époque un récit à succès qui avait pourtant laissé un parfum de scandale dans son sillage pour sa sensualité osée (pour l’époque) et un équivoque sens de la provocation.

Reste à savoir si Karyn Kusama pourra tenir ses promesses au sein des studios Blumhouse, actuellement en odeur de sainteté en termes d’efficacité de production et dont on espère que le Invisible Man ne sera pas un premier essai impossible à égaler en cas d’excès de zèle de ses producteurs et d’une trop grande volonté de plaire. Car Dracula, qu’on se le dise, c’est un sacré morceau, une icone de pop-culture d’autant plus délicate à aborder qu’elle a déjà eu bien des fois droit de cité.

Encore aucune date de tournage annoncée.

Le vampire conservera-t-il tout son mordant ?

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