Quelques semaines après la sortie du premier volume, Urban Comics nous propose de découvrir la fin de la première mini-série The Nice House On The Lake.

Une deuxième partie, à mon sens, plus réussie que la première, mais qui n’évite toutefois pas encore tous les écueils qui avaient pu me freiner dans mon avis positif.

Festen (Image : © James Tynion IV & Alvaro Bueno Martinez)

C’est la même... chanson

Comme le disaient Johnny et Sylvie, je crois que j’ai un problème. The Nice House On The Lake est la deuxième et dernière partie d’une mini-série. De fait, le tome 2 n’est même pas une suite, ni même une prolongation. Il n’y a pas de changement d’auteur, ni même de ton, ni même de cadre. C’est en gros comme si on me demandait de faire la critique d’un film en deux fois : la première heure et la deuxième ! Et là le chroniqueur que je suis est très très ennuyé. Parce que, mine de rien, je ne pense pas que mon rédacteur en chef adoré Nico accepte que je fasse un copier-coller de ma première critique. Vous me direz, ça me permettrait de savoir s’il existe réellement et si ce n’est pas une sorte d’intelligence artificielle à qui on aurait fait ingurgiter toutes les saisons du Bigdil et l’intégrale des chansons à boire de Patrick Sebastien. De fait, je continue à penser que, peut-être, Urban Comics aurait pu proposer cette mini-série en un seul volume.

Mais le chroniqueur consciencieux que je suis va toutefois faire son travail du mieux possible.
Pour ceux qui n’auraient pas lu ma précédente critique (et c’est quand même un peu dommage car il y a le lien au-dessus), The Nice House On The Lake est le nouveau projet de James Tynion IV chez DC dans le cadre de son Black Label. L’histoire est très simple : dix personnages sont réunis dans une maison au bord d’un lac par Walter, un de leur ami d’enfance ou de fac. Et ils vont rapidement apprendre que ce sont non seulement les seuls survivants d’une apocalypse, mais qu’ils sont coincés à jamais dans l’entourage de la villa de Walter, qui se révèle ne pas être simplement qu’une vieille connaissance.

Mais qui est-ce ? (Image : © James Tynion IV & Alvaro Bueno Martinez)

Mêmes défauts, mêmes qualités

J’avais, lors de ma première critique, évoqué les problèmes de caractérisation des personnages, trop nombreux et pas assez mis en avant pour les identifier clairement. J’ai donc relu le premier tome en faisant ce que j’aurais dû faire dès le départ : prendre une feuille de papier, un stylo et faire une liste des personnages. Et forcément, cela passe un peu mieux ! Après, je ne sais pas si c’est à mettre au crédit de The Nice House On The Lake de se dire qu’il va falloir noter à côté pour comprendre ce qu’on lit. Parce que même avec ça, j’ai été encore une fois un peu perdu.

La structure du récit est toujours la même : on ouvre l’épisode sur l’un des personnages qui s’adresse au lecteur. Sauf que ce personnage est vraisemblablement dans le futur. Il a changé et si l’on ne fait pas attention, on ne le reconnaît pas. Qui est cette femme ? C’est qui le gars avec sa barbe ? L’épisode revient ensuite dans le présent pour dérouler son récit, de manière encore une fois très hickmanienne : l’histoire avance mais est entrecoupée soit par un flashback, soit par des pleines pages de textes constituées de listes, de schémas explicatifs ou de dialogues retranscrits. Ce qui peut encore dérouter. Surtout que les personnages ne sont pas identifiés par leur prénom, mais par leur fonction dans la maison. Veronica, que les gens appellent parfois Ronnie juste pour vous embrouiller un peu plus, est dénommée le Docteur dans le comic. Et là, je vous vois venir :  Doop, tu vieillis, t’es même plus foutu d’associer une fonction à un personnage. Sauf que des personnages, il y en a douze ! Qu’ils sont tous envoyés dès les six premières pages et qu’en plus, Alvaro Martinez Bueno ne les dessine jamais pareil ou toujours à moitié dans l’ombre ! Alors oui, je n’ai peut-être plus la vigueur d’auparavant mais quand même ! Dites-moi qui est Sarah ou l’acupuncteur après la lecture du premier volume ? Même après avoir tout lu, j’ai encore des doutes. Après, à la décharge de Tynion IV et Alvaro Martinez Bueno, on y voit quand même un peu plus clair au fil des pages. Il faut dire que la fin de l’intrigue n’est centrée que sur trois ou quatre personnages et qu’on arrive à mieux les identifier.

(Image : © James Tynion IV & Alvaro Bueno Martinez)

Un comic qui fonctionne quand-même

Tynion IV arrive à nous donner quelques explications et à exécuter un retournement de situation. Le procédé en début de ce deuxième volume qui consiste à modifier totalement la configuration du récit et des personnages est un peu éculé. Mais, s’il peut rajouter un peu à la confusion ambiante au premier abord, s’avère toutefois payant sur la fin. L’histoire s’éclaircit mais beaucoup de points restent obscurs. La raison pour laquelle les personnages sont enfermés me semble totalement fumeuse mais il faudra attendre de voir car, oh surprise, les deux tomes ne constituent que la toute première saga de la série.

Le lecteur pourrait avoir l’impression que je n’ai pas aimé The Nice House On The Lake, ce qui serait faux. The Nice House On The Lake tient la route en terme de structure de récit. Mais disons que James Tynion IV a fait nettement mieux. Tout comme Alvaro Martinez Bueno, dont les dessins sont vraiment très réussis, mais qui n’arrive pas à nous faire distinguer plus que ça les personnages.

De fait, The Nice House On The Lake est un récit plutôt intéressant, mais peut-être un peu trop complexifié. Les auteurs sont reconnus et confirmés, et même s’ils ont peut-être un peu trop forcé sur les mystères, l’écriture est réussie. C’est peut-être pour cela que je suis un peu plus sévère : vous avez la combinaison d’un des meilleurs scénaristes du moment et d’un dessinateur aux planches assez impressionnantes. J’attendais un chef d’œuvre, j’ai pour le moment un comic assez beau mais pas toujours très clair.  Je serai, je pense, de la partie pour une suite.

The Nice House On The Lake Tome2, Urban Comics

The Nice House On The Lake, tome 2 est publié par Urban Comics

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