Mise à jour du 1er décembre 2025 : C’est désormais officiel. Suite à la demande des financeurs détaillée dans cet article, l’édition 2026 a été définitivement annulée par l’organisateur. Retrouvez la confirmation et la contre-attaque de 9eArt+ dans notre article complet ici.

C’est l’épilogue que tout le monde redoutait. Après le boycott des auteurs et le retrait des éditeurs, le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême a perdu jeudi son dernier soutien vital : les pouvoirs publics.

Lors d’une conférence de presse décisive ce 20 novembre, la Ville d’Angoulême, l’État, la Région Nouvelle-Aquitaine et le Département de la Charente ont officiellement demandé aux organisateurs de renoncer à l’édition 2026. Sauf miracle, le FIBD n’aura pas lieu en janvier.

“Plus que compliqué de maintenir l’édition”

L’image était solennelle. Le maire d’Angoulême, Xavier Bonnefont, entouré du préfet Jérôme Harnois et du président de la Région Alain Rousset, a mis fin au suspense qui entourait la 53e édition, prévue initialement fin janvier.

« Il nous apparaît plus que compliqué d’organiser le maintien de l’édition 2026 sans auteurs, sans éditeurs et sans festivaliers », a déclaré l’édile. Avant d’ajouter une phrase qui sonne comme un ultimatum définitif adressé à l’Association FIBD et à la société 9eArt+ : « Nous demandons donc à l’organisateur de tirer les conclusions que cette réalité impose. »

En clair : les robinets sont coupés. Les financeurs publics, qui représentent 50% du budget total de l’événement (soit environ 3 millions d’euros), refusent de payer pour un “festival fantôme”.

Logo de l'Association FIBD 2026

La conséquence directe du départ des éditeurs

Cette prise de parole des élus était la réponse inévitable à la journée noire de mercredi. Les mastodontes de l’édition avaient alors officialisé leur boycott. Le groupe Média-Participations (Dargaud, Dupuis, Le Lombard, Urban Comics), mais aussi Glénat, Delcourt et Madrigall (Casterman, Gallimard BD) ont confirmé qu’ils ne feraient pas le déplacement, rendant la tenue de l’événement techniquement impossible.

La position de la présidente de l’Association, Delphine Groux, dont la gestion de crise est vivement critiquée en coulisses, semble désormais intenable.

Et maintenant ? Vers une année blanche

L’annulation officielle du FIBD 2026 ne semble plus être qu’une question d’heures ou de jours, il ne manque que le communiqué de l’organisateur pour l’acter. Cependant, Angoulême ne restera peut-être pas totalement vide fin janvier.

Alain Rousset, président de la Région, a évoqué la possibilité d’un événement alternatif sur les dates initiales, pour ne pas pénaliser l’économie locale. L’objectif affiché par tous est désormais de « se mettre en ordre de marche » pour préparer une édition 2027 apaisée, avec une nouvelle gouvernance.

Le FIBD 2026 est cliniquement mort ; reste maintenant à organiser l’après.

Source : Charente libre

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