Alors que Paramount Skydance Corporation croyait avoir passé le plus dur, son rachat de Warner Bros. Discovery entre pourtant dans une phase autrement plus périlleuse.

Le feu vert du Département de la Justice américain est acquis, tout comme l’approbation des actionnaires de Warner Bros. Discovery, pour ce projet à 110 milliards de dollars. Une coalition de douze États américains, menée par la Californie et New York, vient pourtant de saisir la justice fédérale pour faire capoter l’opération.

Le lendemain, la Writers Guild of America a ouvert un second front. Les deux branches du syndicat des scénaristes américains accusent à leur tour la fusion de menacer la concurrence, l’emploi et les rémunérations dans l’industrie.

Paramount présentait ce rapprochement comme le seul moyen de sauver deux studios historiques face à Netflix, Amazon et Apple. Ses adversaires y voient désormais une concentration capable de bouleverser durablement le cinéma, la télévision et l’information aux États-Unis. La bataille pour Warner Bros. est loin d’être terminée. Elle ne fait peut-être que commencer.

Voir aussi :
Rachat de Warner : pourquoi Netflix a jeté l’éponge face à Paramount

Sommaire

Comment Paramount a remporté la bataille pour Warner Bros.

Des mois de surenchères, de négociations discrètes et d’offres hostiles ont précédé cet accord, au point d’agiter tout Hollywood.

Warner Bros. Discovery avait d’abord jeté son dévolu sur Netflix. Le plan soutenu par la direction de WBD, chapeautée par David Zaslav, prévoyait de scinder le groupe : les studios Warner Bros., HBO, HBO Max et les grandes franchises maison auraient rejoint un ensemble distinct des actifs les plus lourds et les moins rentables de la télévision câblée, promis à la revente, dont CNN elle-même.

Ce scénario de démantèlement a offert à David Ellison, patron de Paramount Skydance, l’argument central de sa contre-offensive.

Avec le soutien financier de son père Larry Ellison, fondateur d’Oracle, il a sollicité directement les actionnaires de WBD avec une offre portant cette fois sur l’ensemble du groupe. Paramount promettait de reprendre non seulement les studios et les franchises Warner, mais aussi CNN et le reste du portefeuille câblé.

Le conseil d’administration de Warner Bros. Discovery a fini par juger la proposition de Paramount supérieure, après plusieurs relèvements. Netflix a jeté l’éponge, ouvrant la voie à un accord évalué à environ 110 milliards de dollars, dette comprise.

L’opération marierait deux des plus anciens studios de Hollywood ainsi que les chaînes CBS, CNN, MTV, Nickelodeon, Comedy Central et HBO. Le nouvel ensemble contrôlerait aussi Paramount+, HBO Max et quelques-unes des franchises les plus lucratives du divertissement mondial, de Harry Potter à Game of Thrones, en passant par l’univers DC, Mission: Impossible, Top Gun ou Star Trek.

David Ellison, patron de Paramount Skydance

David Ellison, patron de Paramount Skydance

Le 12 juin 2026, la division antitrust du Département de la Justice a clos son enquête sans y voir de menace pour la concurrence ou les consommateurs. De quoi lever, croyait-on, l’un des derniers grands obstacles avant la finalisation du rachat.

Cette décision fédérale ne liait toutefois en rien les autorités des différents États américains, libres d’engager leurs propres actions.

Pourquoi douze États américains veulent bloquer la fusion

Le 13 juillet 2026, le procureur général de Californie, Rob Bonta, annonce le dépôt d’une plainte devant le tribunal fédéral du district nord de Californie.

Il n’est pas seul : la procureure générale de New York, Letitia James, ainsi que les autorités de l’Arizona, du Colorado, du Connecticut, du Massachusetts, du Minnesota, du Nevada, du New Jersey, du Nouveau-Mexique, de l’Oregon et de l’État de Washington rejoignent la procédure.

Les douze procureurs généraux demandent à la justice d’empêcher Paramount et Warner Bros. Discovery de finaliser leur rapprochement, en s’appuyant sur l’article 7 du Clayton Antitrust Act. Ce texte permet de s’opposer à toute opération susceptible de réduire substantiellement la concurrence ou de favoriser un monopole.

Rob Bonta, procureur général de Californie

Rob Bonta, procureur général de Californie

La plainte ne prétend pas que Paramount dominerait l’ensemble du marché du streaming. Elle vise des cibles plus précises : la distribution des films à très large diffusion, les productions à gros budget et la vente de chaînes de télévision aux câblo-opérateurs.

Paramount et Warner Bros. représenteraient ensemble environ 30 % du marché américain de la distribution des films de premier plan en salles, et détiendraient à eux deux plus de 50 chaînes de télévision câblées majeures, avancent les services de Rob Bonta.

Une telle concentration ferait disparaître la concurrence directe entre deux des cinq derniers grands studios historiques de Hollywood. Pour Letitia James, elle donnerait surtout à Paramount un pouvoir de négociation disproportionné face aux distributeurs tiers, avec le risque de voir grimper les prix des abonnements, voire de couper purement et simplement des chaînes en cas de désaccord tarifaire.

L’écart d’appréciation avec le Département de la Justice saute aux yeux. Les autorités fédérales voient dans la fusion une réponse possible à la montée de Netflix, Amazon et Apple ; les procureurs généraux des États en examinent les conséquences sur des marchés beaucoup plus étroits.

Cette définition du marché pertinent pourrait bien décider du sort du procès.

La WGA ouvre un second front judiciaire contre Paramount

Le 14 juillet 2026, la contestation change de dimension : la Writers Guild of America West et la Writers Guild of America East déposent à leur tour une plainte, distincte de celle des États.

Le syndicat, qui représente environ 18 000 scénaristes, ne se contente plus de soutenir publiquement les adversaires de l’opération. Il réclame lui-même à la justice fédérale le blocage du rachat.

Pour la WGA, la disparition de Warner Bros. comme employeur indépendant réduirait mécaniquement le nombre d’acheteurs susceptibles de commander films, séries ou contrats globaux à des auteurs. La plainte isole trois marchés distincts : les scénaristes de films à très gros budget, les auteurs de séries télévisées ou destinées au streaming, et ceux recrutés sous contrat général par un studio.

Le raisonnement tient en une phrase : moins il existe de studios capables de financer de grosses productions, moins les auteurs ont d’options pour vendre leurs projets ou négocier leur rémunération.

Paramount rejette cette lecture. Le groupe assure au contraire que sa taille nouvelle lui permettra d’investir davantage dans les films et les séries, et donc d’ouvrir plus de portes aux auteurs. David Ellison a promis un minimum de 30 films distribués en salles chaque année, avec une fenêtre d’exploitation exclusive de 45 jours.

Des engagements insuffisants aux yeux de la WGA, qui n’y voit pas de quoi compenser la disparition d’un concurrent indépendant. Le syndicat redoute surtout que les économies inévitables après la fusion se traduisent par des suppressions de postes, moins de projets commandés et une pression accrue sur les salaires.

La résistance dépasse largement les rangs syndicaux. Plus de 5 600 professionnels de l’industrie, parmi lesquels l’acteur Ben Stiller, la réalisatrice Sofia Coppola et le créateur de Breaking Bad, Vince Gilligan, ont signé une lettre ouverte portée par le collectif Block the Merger. Tom Fontana, président de la WGA East, n’a pas mâché ses mots en qualifiant l’accord de « désastre absolu et sans nuance ».

Ces craintes résonnent d’autant plus fort à Hollywood que les longues grèves de 2023, qui avaient paralysé une partie de l’industrie, remontent à moins de trois ans. Rémunération des auteurs, usage de l’intelligence artificielle, réduction du nombre d’épisodes : les mêmes points de friction refont surface.

Cinémas, chaînes et consommateurs : les risques dénoncés

Pour les douze États, le risque dépasse largement les seuls salariés de Paramount et de Warner Bros. Discovery : c’est toute la chaîne de distribution du divertissement qui serait exposée.

Dans les salles, la disparition d’un studio concurrent renforcerait la position de Paramount face aux exploitants. Recettes des billets, conditions de sortie : plus un distributeur aligne de films incontournables, plus il pèse dans la négociation.

Le nouvel ensemble cumulerait les franchises DC, Harry Potter, Top Gun, Mission: Impossible, Star Trek ou Le Seigneur des anneaux. De quoi inquiéter les petits et moyens exploitants, qui craignent de perdre tout poids face à un catalogue aussi écrasant.

La coalition des États évoque aussi un risque de réduction du nombre de films produits et distribués, en citant le précédent du rachat d’une grande partie de 21st Century Fox par Disney : la production annuelle du studio absorbé avait alors nettement chuté.

Même inquiétude du côté de la télévision payante. Paramount et Warner Bros. Discovery possèdent à eux deux des dizaines de chaînes vendues en bouquets aux câblo-opérateurs. Une entreprise regroupant CBS, CNN, HBO, MTV, Nickelodeon, Discovery, TLC, TNT et bien d’autres marques pèserait lourd lors du renouvellement des contrats, avec la possibilité de menacer de retirer plusieurs chaînes à la fois en cas de désaccord. Les distributeurs finiraient par céder sur les tarifs, puis répercuteraient la facture sur les abonnements.

Paramount conteste ce scénario. Le groupe rappelle que la télévision câblée perd des millions d’abonnés chaque année et que le vrai rapport de force se joue désormais face aux géants technologiques. Empêcher deux acteurs traditionnels fragilisés de se rapprocher ne préserverait donc pas la concurrence : cela accélérerait plutôt leur déclin face à des concurrents mondiaux autrement mieux armés financièrement, plaide sa défense.

Le poids politique de la famille Ellison au cœur des soupçons

La bataille juridique a aussi pris un tour éminemment politique, cristallisant l’affrontement entre pouvoirs publics régionaux et nouvelle oligarchie technologique.

David Ellison est un proche de Jared Kushner, gendre de Donald Trump. Sa société d’investissement, Affinity Partners, avait d’ailleurs participé au financement de la toute première offensive d’Ellison contre Warner Bros., avant de se retirer discrètement pour couper court aux accusations de conflit d’intérêts. Reste le soutien, autrement plus massif, de Larry Ellison : troisième fortune mondiale, fondateur d’Oracle, et ami proche mais discret de Donald Trump, à qui il a versé 45 millions de dollars pour sa campagne présidentielle.

Cette proximité alimente les soupçons des opposants à la fusion, d’autant que le Département de la Justice a bouclé son enquête à une vitesse jugée suspecte.

L’enjeu dépasse le seul cinéma : le rachat placerait CNN et CBS News sous le contrôle de la famille Ellison, alors que Donald Trump entretient depuis longtemps des rapports exécrables avec ces deux médias, qu’il accuse régulièrement de partialité à son endroit. Difficile, dès lors, d’écarter l’hypothèse que les nouveaux propriétaires cherchent à infléchir la ligne éditoriale de ces chaînes pour ménager leur protecteur à la Maison-Blanche.

Rien, publiquement, ne permet d’affirmer que le feu vert fédéral aurait été négocié contre des concessions politiques ou éditoriales. Paramount nie toute manœuvre de ce genre et dénonce une tentative de politiser un dossier purement économique.

Rob Bonta, lui, ne s’en cache pas. « L’application des lois antitrust est le rempart de la démocratie face à l’oligarchie », a-t-il lancé en conférence de presse, plaçant ouvertement l’affaire sur le terrain démocratique face à la concentration du pouvoir économique et médiatique entre les mains d’une poignée de milliardaires.

Larry Ellison, fondateur d'Oracle et père de David Ellison

Larry Ellison, fondateur d’Oracle et père de David Ellison

Le débat oppose ainsi deux visions de l’avenir de Hollywood.

Pour Paramount, la consolidation constitue une réponse pragmatique à la domination croissante des entreprises technologiques. Ses adversaires y voient au contraire un symptôme de plus de cette nouvelle oligarchie de la tech qui s’empare des médias traditionnels, avec le risque de voir se concentrer entre les mêmes mains la production des œuvres, leur distribution et une partie du débat public.

Paramount peut-il réellement quitter la Californie ?

La confrontation avec Rob Bonta a fait naître une menace inattendue : celle d’un départ de Paramount hors de Californie.

D’après Semafor, des conseillers proches de David Ellison poussent le dirigeant à envisager un transfert du siège social, et d’une partie des investissements du groupe, vers des États jugés plus accueillants pour les entreprises.

L’ironie n’échappe à personne : Paramount venait tout juste de se réinstaller à Los Angeles après sa fusion initiale avec Skydance, et David Ellison a grandi en Californie, où il a bâti l’essentiel de sa carrière. Un tel déménagement tiendrait donc autant du calcul économique que du coup politique.

Le groupe a déjà des solutions sous la main. Il a signé un bail pour un vaste complexe de studios à Bayonne, dans le New Jersey. Le Texas, de son côté, pourrait tenter d’attirer le siège de l’entreprise, comme il l’a déjà fait avec Chevron, Tesla (la marque d’Elon Musk) ou Oracle, celle du père Ellison.

Il faut toutefois relativiser la menace. Déplacer un siège social n’implique pas d’abandonner les studios, les équipes et les infrastructures installés depuis des décennies à Hollywood, et rien n’empêche de répartir les productions entre plusieurs États sans quitter la Californie pour de bon. Pour Rob Bonta, ces bruits de couloir relèvent d’une véritable tentative de chantage de la dernière chance, destinée à le faire renoncer à sa plainte. Les soutiens d’Ellison y voient au contraire une réaction logique face à un climat des affaires devenu, selon eux, franchement inhospitalier : la Californie doit justement se prononcer par référendum, d’ici la fin de l’année, sur une taxe spéciale de 5 % sur la fortune des milliardaires. De quoi donner des sueurs froides à plus d’un oligarque de l’État. Reste que le New Jersey ne constitue pas franchement un refuge évident non plus : son procureur général fait lui aussi partie de la coalition qui réclame le blocage de la fusion.

La Californie et le New Jersey, deux implantations possibles pour Paramount

La Californie ou le New Jersey ? Le second fait lui aussi partie des États qui cherchent à bloquer la fusion.

Cette menace de départ met néanmoins le doigt sur un problème plus large pour la Californie, qui voit depuis plusieurs années tournages et investissements audiovisuels migrer vers la Géorgie, le New Jersey, le Nouveau-Mexique, le Royaume-Uni ou le Canada, attirés par des avantages fiscaux plus généreux. L’affrontement autour de Warner Bros. tombe ainsi au pire moment pour Los Angeles, qui cherche justement à convaincre les studios de tourner davantage sur son sol.

La fusion Paramount-Warner peut-elle encore aboutir ?

Ces plaintes n’annulent pas automatiquement le rachat, mais elles brouillent sérieusement son calendrier.

Paramount et Warner Bros. Discovery espéraient boucler l’opération dès le troisième trimestre 2026. Les douze États et la WGA demandent désormais sa suspension, le temps que leurs arguments soient examinés au fond.

Tout se jouera d’abord sur l’obtention d’une injonction préliminaire. Accordée, elle empêcherait Paramount de prendre le contrôle de Warner Bros. Discovery avant la fin du procès, ou la conclusion d’un accord entre les parties. Une procédure antitrust de cette envergure peut s’étirer sur plusieurs mois, voire se prolonger en appel.

La facture d’un retard s’annonce lourde. Paramount s’est engagé à verser aux actionnaires de Warner Bros. Discovery 0,25 dollar supplémentaire par action et par trimestre si l’opération n’est pas finalisée d’ici le 1er janvier 2027, soit environ 650 millions de dollars par trimestre de retard.

L’accord attire aussi l’attention hors des frontières américaines. Au Royaume-Uni, la secrétaire à la Culture Lisa Nandy envisage une intervention au titre de la pluralité des médias, une procédure formelle qui pourrait pousser l’Ofcom et la Competition and Markets Authority à examiner de près les conséquences du rachat.

Paramount conserve toutefois de solides cartes en main. Le Département de la Justice a déjà tranché en sa faveur sur la concurrence, et le groupe peut mettre en avant le déclin rapide de la télévision linéaire face à la puissance de Netflix, Amazon, Apple, Google ou YouTube. De quoi présenter l’union des deux studios comme une consolidation défensive plutôt que la naissance d’un monopole. Selon la défense de Paramount, bloquer la fusion reviendrait même à mettre en péril plus de 50 000 emplois à travers le pays, en privant les deux studios de la taille critique nécessaire pour résister aux mastodontes technologiques.

Les logos Warner Bros et Paramount.

Les États, eux, devront convaincre le tribunal que les marchés cités dans leur plainte sont suffisamment distincts, à commencer par cette question centrale : les films à gros budget ou les productions à large diffusion forment-ils un marché autonome, séparé du reste du cinéma et du streaming ?

Verdict ou pas, ce procès pourrait devenir l’une des affaires antitrust les plus marquantes de l’histoire récente des médias américains, avec en toile de fond un enjeu qui dépasse largement Paramount et Warner Bros. Discovery : faut-il laisser les anciens géants de Hollywood fusionner pour tenir tête aux plateformes technologiques, au risque de réduire encore le nombre d’entreprises capables de produire, financer et distribuer films et séries ?

En battant Netflix, David Ellison pensait avoir sécurisé Warner Bros. Il doit désormais affronter une coalition d’États, les syndicats de scénaristes et une partie de l’industrie créative. Le rachat n’est plus une simple opération financière à 110 milliards de dollars. C’est devenu un bras de fer pour décider qui contrôlera l’avenir de Hollywood.

Ce qu’il faut retenir du rachat de Warner par Paramount (FAQ)

Le rachat de Warner Bros. Discovery par Paramount est-il terminé ?
Non. Les actionnaires de Warner Bros. Discovery ont validé l’accord et le Département de la Justice a classé son enquête, mais d’autres autorisations restent nécessaires : des procédures judiciaires cherchent désormais à bloquer l’opération.

Pourquoi douze États américains veulent-ils bloquer la fusion ?
Ils estiment que la réunion de Paramount et Warner Bros. réduirait la concurrence dans la distribution des films, la production de blockbusters et la vente de chaînes de télévision aux distributeurs.

Quels États participent à la plainte contre Paramount ?
La coalition réunit la Californie, New York, l’Arizona, le Colorado, le Connecticut, le Massachusetts, le Minnesota, le Nevada, le New Jersey, le Nouveau-Mexique, l’Oregon et l’État de Washington.

Pourquoi la Writers Guild of America attaque-t-elle également Paramount ?
La WGA estime que la disparition de Warner Bros. comme employeur indépendant réduirait le nombre de studios susceptibles d’embaucher des scénaristes, avec un risque de baisse des salaires et de moins de productions.

Que posséderait le nouvel ensemble Paramount-Warner ?
Il réunirait les studios Paramount et Warner Bros., CBS, CNN, HBO, MTV, Nickelodeon, Comedy Central, Discovery, Paramount+, HBO Max, ainsi que des franchises comme DC, Harry Potter, Game of Thrones, Star Trek et Mission: Impossible.

Paramount peut-il réellement quitter la Californie ?
Un déplacement du siège social est envisageable, mais un retrait complet paraît bien plus difficile : Paramount et Warner Bros. disposent en Californie de studios, de salariés et d’infrastructures qui ne se transfèrent pas du jour au lendemain.

Quand la fusion Paramount-Warner devait-elle être finalisée ?
Les entreprises visaient initialement le troisième trimestre 2026. Les recours judiciaires pourraient toutefois repousser cette échéance de plusieurs mois.

Paramount devra-t-il payer en cas de retard ?
Oui. À partir du 1er janvier 2027, Paramount s’est engagé à verser environ 650 millions de dollars supplémentaires aux actionnaires de Warner Bros. Discovery pour chaque trimestre de retard.

La justice peut-elle encore empêcher le rachat de Warner Bros. ?
Oui. Un tribunal fédéral peut suspendre l’opération par une injonction préliminaire, puis juger que la fusion enfreint le droit antitrust. Paramount pourra néanmoins défendre l’accord et faire appel d’une décision défavorable.

Sources : Bureau du procureur général de Californie, Writers Guild of America, Semafor.

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