Avec plusieurs titres comme les Deadpool Massacre (que ce soit l’univers Marvel ou Deadpool), Il faut soigner le soldat Wilson ou encore Tu es Deadpool : le livre dont tu es le héros, ce ne sont pas les one-shot concernant le mercenaire disert qui manquent sur le marché de la bande dessinée. Cette fois, c’est dans la minisérie Deadpool : Trop tôt ? qu’il compte bien vous faire mourir de rire !

Le roi des références est donc au cœur d’une histoire très fortement inspirée des Dix petits nègres d’Agatha Christie. L’Écureuillette, le Punisher, Howard le Canard, Spider-Cochon, Ant-Man, Rocket Raccoon, Groot et Forbush Man sont invités dans un manoir (oui, ça commence comme une mauvaise blague). S’ils ignorent tout de la raison de leur présence, Deadpool et Shiklah ne tardent pas à apparaître pour leur expliquer qu’ils les ont tous conviés à prendre la photo de Noël la plus cool avec ses « amis » héros. Mais une fois la photo prise, ils se rendent compte que quelqu’un a décapité Forbush Man. Le mercenaire se lance donc dans une enquête qui coûtera la vie à plus d’une personne.

Niveau graphique, on n’a rien à redire – ça fait plaisir de voir un Deadpool plus élancé, style ninja, plutôt que musclé à la mode des années 90. Todd Nauck profite des crayonnés de Reilly Brown et le tout est colorisé par Jim Charalampidis et Andy Troy. On croise beaucoup de personnages différents (en plus de ceux précédemment cités) et on se surprend à apprécier cette drôle de formation.

Le scénario de Joshua Corin tient la route, sans être très recherché (le récit étant exonéré de toute contrainte de continuité), mais après tout, c’est un peu ce pour quoi Deadpool existe. De plus, l’humour (une caractéristique inhérente du mercenaire) est très bien relayé par la traduction de Benjamin Rivière (Studio MAKMA). En somme, Deadpool : Trop tôt est un récit qui ravira les fans d’humour déplacé, de pistolets et de membres découpés. Attention, ça va péter.

Deadpool : Trop tôt ? (136 pages) disponible depuis le 6 mars chez Panini Comics, 18 €.

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