« Un bain de sang », une nouvelle « implosion DC » (en référence à la vague de licenciements et d’arrêts de séries de 1978), les qualificatifs ne manquent pas outre-Atlantique pour commenter les licenciements opérés actuellement chez DC Comics.

DC Entertainment a donc été aussi pris dans la tourmente de la  forte restructuration de WarnerMedia opérée par son récent PDG, Jason Kilar.

Si, pour l’instant, rien n’a été confirmé officiellement, de nombreuses sources parlent des départs prochain de Bob Harras, vice président senior de l’éditorial et rédacteur en chef, d’Hank Kanalz, vice-président senior Publishing Strategy & Support Services, de Bobbie Chase, vice-présidente Global Publishing Initiatives & Digital Strategy, de Jonah Weiland, vice-président du marketing et du responsable éditorial Brian Cunningham.

Assez étrangement, alors qu’on pensait le Black Label jouir d’une belle réussite, ce sont deux de ses têtes pensantes, Mark Doyle, éditeur exécutif de la collection et le responsable éditorial Andy Khouri qui « sautent » également.

Jim Lee lui-même, actuellement directeur de la publication et directeur créatif, pourrait voir son poste évoluer avec la perte de son titre de directeur de publication.

Ce n’est pas la première fois que DC fait ainsi l’objet d’un plan social. L’arrivée de Pam Lifford s’était déjà accompagné de plusieurs licenciements en début d’année dernière. On n’en a pas forcément le détail, mais avec tous ces départs, les commentateurs s’accordent à prévoir une vague d’arrêts de titres dans les prochaines semaines puisqu’il manquera des responsables éditoriaux.

En revanche, Marie Javins, actuelle responsable éditoriale des nouvelles initiatives de publication devrait être promue. Elle aurait joué un rôle important  dans l’expansion des BDs numériques durant la crise du coronavirus. De même, Michelle Wells, actuellement vice-présidente en charge des livres pour la jeunesse, devrait monter en grade. Probablement le signe que de ce que l’on percevait depuis plusieurs mois, une attention toute particulière portée aux marchés de la création numérique et de la librairie jeunesse.

Ce sont même des départements entiers qui font l’objet de ce dégraissage. DC Universe, la plate-forme de streaming, est vidée de toute sa substance. Ce n’est pas vraiment une surprise. Malgré son bon comportement durant la crise du COVID-19 (essentiellement sur le volet lecture numérique), sa redondance avec HBO Max, le nouvel enfant chéri de WarnerMedia, était souvent pointé du doigt.

DC Collectibles, spécialisé dans les statues, figurines et autres collectors, fait également les frais de la restructuration et disparaît de l’organigramme. Les produits dérivés DC seront donc probablement pris en charge par la branche plus généraliste Warner Bros. Global Brands and Franchises.

For so many friends at WB and DC, my heart hurts. I am so sorry. 😢

Posted by Diane Whelan Nelson on Monday, August 10, 2020

Diane Nelson, ancienne présidente de DC Entertainment, a réagi avec tristesse sur Facebook, concernant ces licenciements.

Sources : Bleeding Cool, ComicsBeat

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