Le duo Jeff Lemire et Dustin Nguyen revient pour nous conter la suite de la série Descender (dont le tome 6, sorti en France début 2019, faisait partie de la sélection du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême), ce space opera où technologie rimait avec armaggedon.

Suite quasi directe des toutes dernières pages de la première saga, Ascender nous replonge dans l’univers de son grand-frère dix ans après les événements qui avaient emmené Tim-21 au fond de la galaxie. Les machines sont parties, anéantissant une grande partie de l’univers et emportant les espèces qui y vivaient par la même occasion. Et peu à peu, la magie a repris ses droits, remplaçant donc l’aspect science-fiction de Descender par un thème qui tire plus sur le fantasy.

On suit donc (un peu timidement, dans ces cinq premiers chapitres) le parcours de Mila, la fille d’Andy que l’on découvrait dans ces fameuses dernières pages de Descender, bouleversé par l’arrivée inattendue d’un petit droïde que l’on connaît bien : Bandit. Ce début d’aventure est déjà, pour le lecteur, l’occasion de retrouver plusieurs personnages et de mieux comprendre l’absence de certains autres. Poursuivis par la Mère, un tyran très puissant qui a manifestement réussi à asservir plusieurs planètes, notre trio va bien évidemment se voir chassé de la planète Sampson… et comme ça, Jeff Lemire nous renvoie dans les étoiles.

On sent que le trait de Dustin Nguyen, pourtant déjà magnifique dans Descender, s’est ici encore un peu plus affiné. Il prend du plaisir à dessiner les aventures d’Andy, Bandit et, pour l’occasion, Mila, et ça se voit. Les couleurs sont toujours aussi belles, si bien qu’on ne s’imagine pas lire Ascender avec un autre style d’illustration que la peinture à l’aquarelle.

Lorsqu’on tourne la dernière page, on reste un peu sur sa faim, et le tome 2 est déjà attendu avec impatience, mais on sait qu’on peut faire confiance à Jeff Lemire et Dustin Nguyen pour nous embarquer une nouvelle fois dans une épopée magnifique pleine de rebondissements et d’émotions.

Il avait déjà fait un super boulot sur la première série, Benjamin Rivière (Studio MAKMA) revient pour traduire Ascender, secondé par Moscow Eye au lettrage, et c’est un troisième gage de qualité.

Sorti le 24 janvier dernier, Ascender tome 1 et ses 136 pages sont vendus au prix de 10 euros. Les fans de Descender n’ont donc aucune excuse pour passer à côté. Et si, comme moi, un grand laps de temps s’est écoulé entre la fin de Descender et le début d’Ascender : jetez un coup d’œil en fin d’ouvrage, vous y trouverez une frise chronologique qui vous rappellera les grandes lignes de la saga originale.

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