Nous savions déjà que le Joker de l’Absolute Universe, cet univers alternatif façonné par Darkseid, allait subir une métamorphose. Mais les derniers croquis de conception vont bien au-delà d’un simple redesign : ils plongent le Clown Prince du Crime dans le pur cauchemar.
Les sollicitations DC pour décembre avaient déjà levé un coin du voile, avec la couverture principale d’Absolute Batman #15 (2025) illustrée par Nick Dragotta. On y découvrait un Joker reptilien, démoniaque, à mille lieues de la silhouette encore humaine qu’il affichait jusqu’ici.
Mais cette image n’était qu’un avant-goût : les feuilles de conception publiées par l’artiste révèlent une créature plus inquiétante encore, accompagnée de notes techniques qui font froid dans le dos.
Pour aller plus loin : Qu’est-ce que l’univers Absolute chez DC, avec les nouveaux Batman, Superman et Wonder Woman ?
Sommaire
- Des croquis plus terrifiants que la couverture
- L’anatomie d’un cauchemar selon Nick Dragotta
- La dualité qui crée le malaise
Des croquis plus terrifiants que la couverture

En noir et blanc, la feuille de conception de Nick Dragotta offre une vision bien plus complète du personnage que la couverture.
On y découvre le Joker sous tous les angles, dressé sur ses pattes arrière ou rampant à quatre pattes, sa silhouette étirée jusqu’à l’inhumain. Cette double posture lui confère une présence presque animale, à la fois majestueuse et dérangeante.
La créature affiche une mâchoire capable de se disloquer comme celle d’un serpent, des cornes proéminentes, une queue fourchue et des crocs par dizaines. Une fusion improbable entre démon et reptile, où chaque ligne du dessin semble chercher à provoquer un malaise viscéral.
L’anatomie d’un cauchemar selon Nick Dragotta

Au-delà du visuel, ce sont les annotations de Dragotta qui donnent toute sa dimension à la créature.
À côté d’un Joker gigantesque, on peut lire : « Court à quatre pattes ou marche dressé. ». Une comparaison avec l’Absolute Batman (environ 2,06 m) laisse deviner un monstre deux fois plus grand. Plus loin, une autre mention précise : « Des rangées de dents pour une consommation constante. ».
Un détail qui glace le sang quand on se souvient qu’Absolute Batman #6 montrait déjà le Joker se nourrissant de bébés et de leur sang. Ce nouveau design ne fait que matérialiser l’horreur sous-jacente du personnage : un être prédateur, fait pour dévorer, rire et recommencer.
La dualité qui crée le malaise
La dernière note, plus subtile, concerne la forme humaine du Joker : « Forme humaine DCU “Type Bruce” avec une touche de psychopathe. »
Ceux qui ont lu le numéro #11 savent que cette apparence, presque séduisante, évoque directement Bruce Wayne. Cette ressemblance renforce l’idée d’un miroir brisé : sous le même visage, la pure monstruosité.
Ce contraste entre beauté et horreur, humanité et abomination, fait de ce Joker la version la plus dérangeante jamais imaginée chez DC. Dragotta et Scott Snyder n’ont pas seulement revisité un mythe : ils l’ont disséqué.
Ce qu’il faut retenir de ce nouveau design du Joker
Qui est responsable de ce nouveau design ?
Il s’agit de l’artiste Nick Dragotta, en collaboration avec le scénariste Scott Snyder pour la série Absolute Batman.
Où peut-on voir ce design ?
Sur la couverture d’Absolute Batman #15 (prévu pour 2025) et dans les croquis préparatoires récemment partagés par l’artiste.
Qu’est-ce qui le rend si perturbant ?
L’échelle monstrueuse du personnage, sa mobilité fluide à deux ou quatre pattes, ses mâchoires garnies de rangées de dents et la nature cannibale suggérée par les notes de Dragotta.
Ce Joker a-t-il une autre forme ?
Oui : sa version « humaine », semblable à Bruce Wayne, renforce la dualité au cœur de cette réinvention du Clown du Crime.




