Disponible depuis le 25 avril, le jeu vidéo Afterimage vous emmène dans un nouveau monde palpitant et guidera les joueurs vers une aventure fabuleuse classique mais sans être dénuée d'intérêt. Nous avons testé pour vous ce metroidvania attachant, divertissant et pas si évident qu'on pourrait le croire.

Un metroidvania, comme un retour aux sources

Produit par le studio Modus et développé par Aurogon Shanghai, Afterimage a vu le jour grâce à une campagne Kickstarter ayant rapporté la jolie somme de 85 000 euros pour un objectif de 15 000. Ce jeu vidéo en 2D est le fruit d'un travail de longue haleine fortement influencé par la culture chinoise dont il est issu.

Ce metroidvania – terme employé pour désigner les jeux vidéos de plate-forme et d'action – puise aisément dans ses prédécesseurs et permet à chacun d'entrer sans réelle connaissance de fond tout en nous guidant dans une aventure inédite, fantastique mais difficile à cerner au premier abord.

Le monde d'Engardin regorge de secrets

Dans Afterimage, vous incarnez Renee, guerrière amnésique évoluant dans le monde post-cataclysmique d'Engardin. Accompagnée d'Ifree, un petit être sarcastique, l'héroïne cherche à recouvrer sa mémoire tout en accédant à une mythologie particulière, sur fond de repos de l'âme, de réincarnation et de voyage vers une nouvelle vie. Difficile à appréhender au début, l'histoire se développe peu à peu au fil de l'avancée dans le jeu, notamment lorsque Aros, la mentor de Renee est tuée et que son âme a été capturée par une silhouette menaçante.

L'ensemble du scénario et ses différentes branches offrent un tout nouveau monde à découvrir parfois un peu trop complexe lorsque cela se mêle au jeu à proprement parler. Mais il ne faut pas se décourager puisque plusieurs PNJ présents au long de l'aventure permettent de comprendre un peu mieux où nous sommes et quelles sont les différentes particularités de ce lieu chargé d'histoire et de secrets.

Et même avec un a priori qui peut laisser dubitatif dans les premières minutes de la prise en main du jeu, c'est finalement une force intéressante tant on désire avancer pour découvrir cette aventure. Le monde d'Engardin évolue en avançant et offre de nombreux recoins cachés, des quêtes secondaires (très) nombreuses, et permet de revenir régulièrement sur ses pas lorsque de nouvelles capacités sont débloquées.

Une direction artistique somptueuse

Côté jeu, Afterimage propose une aventure assez classique mais particulièrement divertissante tant les plateformes nombreuses, les ennemis diversifiés (plus de 170) et différents chemins permettent d'explorer longuement les maps. Cette simplicité de maniabilité n'est pas significative de sa difficulté globale face aux 30 boss vraiment ardus et contre lesquels il faudra vous y reprendre à plusieurs fois avant de trouver la bonne carburation. Comme l'annonce l'éditeur, chaque ennemi a son point faible, à vous donc de le trouver.

Et pour y arriver, le jeu offre un arbre des compétences (les Talents) vaste et qui permet de faire évoluer le personnage. En explorant la carte sous tous ses angles, vous pouvez trouver de nombreux équipements supplémentaires afin de parfaire votre style et augmenter vos attributs. En effet, Renee peut se servir de deux armes différentes à la fois selon six catégories différentes. De quoi, avoir le choix selon l'ennemi à affronter. Nous vous conseillons tout de même de vous attarder sur l'augmentation des PV et du pouvoir spécial (qui peut changer également), de la résistance ou encore la capacité de guérison.

Autre point intéressant, les Remanences offrent de nouvelles aptitudes qui dirigent le jeu selon les encombres rencontrées. En revanche, l'exploration, bien qu'inévitable, ne se met pas à jour lorsque vous tombez au combat. Il vous faudra ainsi revenir à un point de sauvegarde qui peut se trouver bien éloigné de votre placement initial. Quelques bugs de placement lors des combats ou selon les plateformes montrent tout de même la faiblesse de l'éditeur mais ne gâche pas particulièrement l'expérience.

Enfin, comment ne pas évoquer la superbe direction artistique ? Les paysages et décors ont été dessinés à la main et nous plongent de très belle manière dans un univers captivant. Les designs des monstres qui croiseront votre chemin sont aussi d'une facture notable, entre originalité et fonctionnalité selon les atouts de ces derniers. Une bande-son avec "plus de 40 morceaux orchestraux inédits composés par Aurogon Sound Team et entièrement enregistrés par l'International Master Philharmonic Orchestra ainsi que divers musiciens" également de qualité nous accompagne tout au long de l'aventure, faisant incontestablement d'Afterimage un jeu un peu à part auquel on prend plaisir à participer.

Un constat frustrant

En conclusion, Afterimage souffre principalement d'un univers complexe, délicat et qui peut rebuter lorsqu'on souhaite comprendre dans quoi on s'embarque. Un lexique ou des explications supplémentaires n'auraient été superflus dés les premiers instants du jeu et leur absence peuvent nuire à l'intérêt du jeu. On sent un réel investissement des équipes créatives mais cela n'a pas été exploité de manière cohérente afin d'immerger le joueur dans la quête de Renee et la narration, en mode diesel, peut nous perdre laissant de côté des éléments majeurs pour l'intrigue finale. Et cela pourrait être préjudiciable car selon les choix que vous faites et les quêtes que vous remplissez, l'issue du jeu s'en trouve changée et peut avoir des sorties inattendues.

En revanche, on notera une réalisation chiadée qui en met plein les yeux et un gameplay particulièrement plaisant qui permet une expérience de jeu intéressante. Vous pouvez compter de nombreuses heures de jeu – à minima 15 heures pour conclure et bien plus pour tout explorer – et au prix auquel est vendu Afterimage, vous n'y perdrez pas tant cette aventure comporte de nombreuses ramifications. Et si vous passez un peu de temps à vous défaire des encombres sur votre route, notamment les boss, vous pourrez profiter pleinement du jeu. Afterimage ne restera peut-être pas dans les annales, il gagne néanmoins à être connu et apprécié.

 

Afterimage, disponible depuis le 25 avril sur Xbox One et Serie X, PS4, PS5 et Nintendo Switch au prix de 29,99€.

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