Adapté de la licence créée par Robert Kirkman, Corey Walker et Ryan Ottley, Invincible VS a un objectif simple : transformer la brutalité du comics et de la série animée Invincible en jeu de combat 3 contre 3, aussi sanglant que spectaculaire. Rien de plus, rien de moins.

Développé par Quarter Up et édité par Skybound Games, le jeu tient globalement cette promesse. Les coups claquent, les personnages se reconnaissent au premier regard, les finishs n’édulcorent rien de la violence du comics, et on prend les commandes en main sans effort. Il a aussi ses zones d’ombre : un mode Histoire trop sage, une profondeur compétitive qui plafonne vite, et un plan de contenu qui laisse un goût un peu mitigé.

Voici notre test complet.

Invincible VS

Invincible VS (2026)

Sommaire

Une adaptation fidèle à l’esprit d’Invincible

Le premier vrai point fort d’Invincible VS, c’est sa compréhension immédiate de la licence. Le jeu sait ce que nous attendons de lui : des affrontements brutaux, des corps qui traversent l’écran, des coups d’une violence assumée, et cette sensation que chaque combat peut basculer dans le carnage en une seconde.

Visuellement, c’est réussi. Le cel-shading respecte l’identité graphique d’Invincible, et la direction artistique évoque davantage le trait nerveux de Ryan Ottley que celui de Corey Walker. Les personnages sont bien modélisés, les coups ont du poids à l’écran, et on garde à tout moment cette lisibilité indispensable à un jeu de combat.

Défis du mode Arcade dans Invincible VS

Plusieurs défis sont disponibles en mode Arcade

Côté violence, on est servis. Les attaques ultimes déclenchent des séquences particulièrement sanglantes, entre démembrements, têtes qui explosent et geysers de sang. Sur ce point, Invincible VS ne trahit pas son matériau d’origine : il assume pleinement l’excès qui a fait une bonne partie du succès du comics comme de la série animée.

Les voix de la version originale renforcent l’immersion. Retrouver certains personnages avec leurs voix de la série animée, ça ajoute un vrai supplément d’âme, même si l’intérêt du jeu reste avant tout dans le combat plutôt que dans la mise en scène narrative.

Un gameplay accessible et immédiatement efficace

Manette en main, ça fonctionne tout de suite. Les commandes répondent bien, les premières attaques sortent sans galérer, et les enchaînements de base font déjà plaisir dès les premiers combats. Le jeu ne cherche pas à noyer le joueur sous une couche technique intimidante : il veut être spectaculaire, nerveux et compréhensible. Et il y arrive.

Les différents profils de combattants aident aussi à s’y retrouver rapidement. Chaque personnage appartient à une catégorie clairement identifiable :

  • Équilibré
  • À distance
  • Cogneur
  • Lutteur

Cette répartition facilite les premières compositions d’équipe. On comprend vite quel personnage sert à ouvrir la garde, lequel tient la distance, lequel encaisse mieux les coups et lequel devient dangereux au corps-à-corps. Que l’on connaisse le versus fighting sur le bout des doigts ou qu’on découvre juste l’univers via la série, c’est une porte d’entrée efficace.

Combat dans Invincible VS

Des combats 3 contre 3 qui fonctionnent bien

Le 3 contre 3, c’est le cœur du jeu. On peut à tout moment faire intervenir un partenaire pour prolonger un combo, couper une offensive adverse ou changer de personnage en plein affrontement. Invincible VS s’inscrit clairement dans la famille des tag fighters, avec une ambition claire : des combats dynamiques, lisibles et généreux.

Et quand le système tourne bien, il tient sa promesse : échanges rapides, retournements de situation, attaques d’assistance qui relancent l’action, séquences assez spectaculaires pour donner envie de relancer une partie. Entre potes, on a passé de très bons moments dessus.

Cette efficacité immédiate, c’est la plus grande qualité du jeu. Invincible VS ne manque ni d’énergie ni de personnalité, il assume son parti pris : un jeu de combat brutal, accessible et fidèle à son univers.

Un mode Histoire qui manque d’enjeu

Le mode Histoire part d’une bonne idée : une menace inédite enferme héros et vilains dans une réalité virtuelle et les force à s’affronter. Le prétexte a au moins le mérite de justifier des duels improbables, des oppositions entre personnages qui n’auraient sinon aucune raison de se croiser aussi vite.

Dans les faits, ça reste sage, trop sage. Le scénario manque d’originalité, la mise en scène ne prend jamais de risque, et l’ensemble ressemble davantage à un long tutoriel scénarisé qu’à une vraie campagne. Le mode fait le job : présenter le casting, poser les bases du gameplay. Mais il ne donne jamais une raison d’y jouer pour lui-même.

C’est d’autant plus dommage que l’univers d’Invincible se prête si bien au drame, à la trahison, à la violence qui surgit sans prévenir. Le mode Histoire, lui, reste en retrait sur ce terrain, alors que les combats, eux, n’ont peur de rien.

Une profondeur de jeu qui s’essouffle avec le temps

La vraie limite d’Invincible VS se révèle après quelques heures. Une fois qu’on a repéré les bonnes combinaisons, blocage, contre, projection aérienne, combo, les combats commencent à se ressembler. Et cette boucle fonctionne contre une bonne partie des adversaires, aussi bien en local qu’en ligne.

Ce plafond n’a rien d’exceptionnel pour un tag fighter de ce calibre, mais l’équilibrage mériterait d’être resserré : certaines stratégies sont trop rentables, certaines réponses trop évidentes, et le jeu ne pousse pas toujours à sortir de sa zone de confort. Les habitués du versus fighting compétitif sentiront ce plafond plus vite que les autres, faute d’alternatives assez marquées entre les styles de jeu.

Écran de sélection des personnages dans Invincible VS

L’écran de sélection des personnages

Rien d’irrattrapable : ce genre de déséquilibre se corrige d’habitude via des patchs post-lancement, et Quarter Up aura largement l’occasion d’affiner sa formule dans les mois qui viennent.

Un contenu correct mais une politique de DLC qui divise

Côté contenu, Invincible VS propose l’essentiel : Arcade, Versus, entraînement, affrontements en ligne. De quoi tenir les premières semaines sans souci, même si on aurait aimé quelques modes annexes en plus pour s’installer dans la durée.

La politique de contenu additionnel, elle, risque de crisper davantage. Voir The Immortal et Universa débarquer via le Year 1 Pass s’inscrit dans une logique devenue courante sur le marché du jeu de combat, mais ça reste difficile à avaler quand le roster de base paraît déjà un peu court.

Même remarque côté cosmétiques : les éléments à débloquer en jouant se limitent surtout à quelques variantes de couleurs, loin des costumes iconiques qu’on aurait aimé gagner par le seul fait de jouer.

Ce choix n’est pas propre à Invincible VS, la plupart des jeux de combat récents fonctionnent sur ce modèle, mais on le remarque davantage ici parce que le jeu de base ne déborde pas encore de contenu.

Notre verdict sur Invincible VS

Invincible VS réussit son pari principal : offrir un défouloir fidèle, brutal et immédiatement plaisant. La direction artistique respecte l’œuvre originale, le 3 contre 3 fonctionne bien, et on s’amuse dès les premières parties, seul ou entre amis.

Il a aussi ses angles morts : un mode Histoire trop sage, un équilibrage encore perfectible, une politique de DLC qui arrive tôt. Ce sont des défauts réels, mais aucun ne remet en cause l’essentiel : une base solide et franchement fun, avec de la marge pour progresser.

Incarner Mark Grayson, Omni-Man, Atom Eve ou les autres figures de cet univers suffit largement à justifier l’achat, si on aime la licence. Pour les amateurs de versus fighting exigeants, sachez que la profondeur compétitive n’est pas encore au niveau des références du genre, quitte à attendre les premières mises à jour d’équilibrage.

En résumé, Invincible VS est un jeu de combat fidèle, généreux en spectacle et déjà solide dans ses fondations, avec une vraie marge de progression sur le contenu et l’équilibrage.

Ce qu’il faut retenir (FAQ)

Invincible VS est-il fidèle au comics et à la série animée ?
Oui, sans hésiter. Le jeu respecte très bien l’identité visuelle et la violence de l’univers Invincible, avec des combats sanglants, des personnages reconnaissables et une direction artistique proche de l’esprit du comics.

Le gameplay d’Invincible VS est-il accessible ?
Oui, et c’est même l’un des grands points forts du jeu. La prise en main est rapide, les commandes répondent bien, les premiers combos s’enchaînent facilement.

Le mode Histoire vaut-il le détour ?
Il remplit correctement son rôle d’introduction au casting et au gameplay, mais manque d’originalité et de mise en scène pour devenir mémorable en tant que campagne.

Invincible VS est-il un bon jeu pour les fans de versus fighting ?
Il conviendra bien aux amateurs de tag fighters accessibles et spectaculaires. Les joueurs les plus compétitifs pourront en revanche trouver l’équilibrage encore perfectible.

Le contenu est-il suffisant ?
L’essentiel est là dès le lancement, mais le roster et les modes annexes gagneraient à s’étoffer avec le temps, d’autant que la politique de DLC est déjà active.

Faut-il acheter Invincible VS maintenant ?
Si vous aimez la licence, foncez : le jeu tient ses promesses sur l’essentiel. Si vous cherchez un jeu de combat très pointu techniquement, mieux vaut suivre les prochaines mises à jour avant de se décider.

Sources : Invincible VS, Xbox Wire, Xbox Wire

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