La fin de Frankenstein par Guillermo del Toro s’éloigne du roman de Mary Shelley pour privilégier la responsabilité, l’acceptation et le pardon dans un décor polaire. Voici notre explication de la fin : ce qui se passe, en quoi elle diffère du livre et ce que signifie le dernier geste de la Créature. Pour rappel, il n’y a pas de scène post-générique.
Sommaire
- Que se passe-t-il à la fin de Frankenstein ?
- La grande différence avec le roman de Mary Shelley
- Que signifie la scène finale ?
Que se passe-t-il à la fin de Frankenstein ?

Après une traque qui mène Victor Frankenstein (Oscar Isaac) et sa Créature (Jacob Elordi) jusqu’aux confins gelés, la confrontation promise a lieu. Victor est épuisé, rongé par la culpabilité et la perte. Le film tranche nettement avec les versions où seul demeure le ressentiment : ici, Victor reconnaît sa faute originelle, avoir donné la vie sans assumer ce qui en découle. Dans un souffle, il s’excuse et nomme enfin l’Être pour ce qu’il aurait toujours dû être à ses yeux : « mon fils ».
Cette reconnaissance ouvre la voie au pardon. La Créature, construite par le rejet et la solitude, reçoit la parole qu’elle attendait depuis sa naissance. Elle pardonne. Victor s’éteint apaisé, et avec lui s’éteint le cycle de vengeance qui gouvernait leurs pas.
La grande différence avec le roman de Mary Shelley

Le texte de 1818 est d’une noirceur plus implacable. Dans le livre, Victor meurt à bord du navire du capitaine Walton sans réconciliation possible ; il exhorte même à continuer la poursuite. Lorsque la Créature apparaît, elle pleure sur le corps de son créateur, exprime son remords, puis s’en va vers sa propre fin, annonçant son immolation. Le roman laisse l’image d’une humanité incapable d’assumer sa création, et d’un être condamné par le refus d’amour.
Le film de Guillermo del Toro recompose cet héritage. Il ne gomme pas la tragédie, mais réoriente le dernier mouvement : plutôt que d’insister sur la damnation, il propose un geste d’acceptation tardive et de pardon réciproque. Ce n’est pas un démenti à Mary Shelley, c’est un déplacement thématique : la responsabilité reconnue, même trop tard, peut desserrer l’étau de la haine.
Que signifie la scène finale ?

Après la mort de Victor, la Créature (qui ne vieillit pas) aide l’équipage à se dégager des glaces. Vient alors l’ultime plan : seule dans l’immensité blanche, elle regarde le navire s’éloigner. Le soleil se lève au loin. Elle tend la main vers cette lumière, un geste appris de Victor, comme pour accueillir un monde qui l’avait toujours refusée.
Ce mouvement résume ce que la fin dit du film : le pardon n’efface pas la douleur, il la rend habitable. La Créature reste solitaire, porteuse d’une mémoire qui ne s’éteindra pas, mais elle n’est plus tenue par la haine. En choisissant de lever la main vers l’aube, elle choisit la vie, non comme consolation facile, mais comme décision lucide d’avancer malgré tout.

Ce qu’il faut retenir (FAQ)
Victor Frankenstein meurt-il à la fin ?
Oui, Victor (Oscar Isaac) meurt de froid et d’épuisement dans l’Arctique, mais seulement après s’être réconcilié avec sa Créature.
La Créature meurt-elle à la fin ?
Non, contrairement au roman, la Créature (Jacob Elordi) est immortelle dans cette version. La fin la montre choisissant de continuer à vivre, en paix avec le souvenir de son créateur.
Y a-t-il une chance pour une suite (Frankenstein 2) ?
La fin est très conclusive et le potentiel d’une suite est presque nul.




