“Ugh. Encore une série de super-héros. Soyez honnêtes, vous êtes déjà en train de vous pendre ?” Voici comment débute le premier épisode de la nouvelle série DC Universe, Doom Patrol.

À l’instar de Titans, la photographie reste très soignée, la psychologie des personnages au centre de l’écriture, ce qui semble être la patte souhaitée des séries DC Universe. Pourtant, la différence est omniprésente. Dans la forme, comme le fond. Changement d’ambiance, changement de ton, changement de style. Volontairement décalé, très loin du premier degré de Titans, ne vous attendez pas à une comédie pour autant.

Une première partie centrée sur Robotman

Épisode pilote oblige, nous avons droit aux présentations. Une brève introduction sur la personne de Mr Nobody (Alan Tudyk), le grand méchant, qui sera le narrateur durant la suite de cet épisode. Nous rencontrons ensuite chacun des membres et la tragédie qui les caractérise. L’actrice vedette Rita Farr (April Bowlby) des années 50, le pilote d’essai Larry Trainor (Matt Bomer) des années 60, mais c’est surtout Cliff Steele (Brendan Fraser) qui sera au centre de ce pilote. De son ancienne vie de vedette de courses automobiles des années 80, à sa nouvelle dans ce massif corps de métal qu’il devra apprivoiser. Jusqu’à ce que la fascinante Crazy Jane (Diane Guerrero) et ses 64 personnalités fassent leur entrée et monopolisent l’attention.

Réflexions sur la différence

Rita et Cliff étaient des icônes de la société. Rita, une superbe actrice. Cliff, un sportif de haut niveau. Du haut de leur piédestal, les fans leur enviaient cette perfection. Leur seconde vie s’annonce bien différente. Pour Larry, ce modèle de mari et père de famille pilote d’avion, les apparences étaient trompeuses. Sa liaison cachée avec un homme, dans cette Amérique des années 60, lui donnait la sensation d’être un monstre bien avant qu’il en devienne un.

Impossible de ne pas penser à Freaks, de Tod Browning. Ces parias devant s’isoler du reste de la société à cause de cette différence, seul le Dr Niles Caulder (Timothy Dalton), alias the Chief, les voient comme des merveilles de la nature (voire de la science) qu’il faut protéger du monde extérieur. Il nous évoque à la fois un père protecteur, le Dr Frankenstein, un directeur de cirque et le Professeur Xavier.

Ce pilote est extrêmement prometteur, bien que ce ne soit justement qu’un premier épisode, avec toutes les contraintes qui s’y attachent. Ainsi, nous restons pour l’instant au stade des présentations, bien qu’une séquence d’action de dernière minute peine clairement à convaincre. Toutefois, les personnages attachants, le thème et la folie qui se dégagent du projet, en font une série si différente, qu’elle ne laissera personne indiffèrent.

La première saison de Doom Patrol est diffusée depuis le 15 février sur la plateforme DC Universe. Elle arrivera sans doute plus tard par chez nous sur Netflix.