Le monde des comic books est en deuil. Nous avons appris avec une immense tristesse le décès de l’artiste italien Jacopo Camagni, survenu ce matin à l’âge de 48 ans. Reconnu pour son trait dynamique et sa grande polyvalence, il laisse derrière lui une œuvre marquante au sein de la Maison des Idées, chez Image Comics et dans l’édition européenne.
L’artiste s’est éteint des suites de complications lors d’une opération cardiaque. Sa disparition laisse un vide immense au sein de la communauté des créateurs et des lecteurs qu’il a accompagnés pendant près de trente ans par son talent et son engagement.
Sommaire
- Un talent repéré lors du ChesterQuest
- De Deadpool aux X-Men : une carrière prolifique
- Nomen Omen et l’indépendance créative
- Un artiste engagé et respecté
- Ce qu’il faut retenir de la carrière de Jacopo Camagni
Un talent repéré lors du ChesterQuest
Jacopo Camagni débute sa carrière en 1998, travaillant notamment sur un album dédié à Lupin III sous la supervision de Monkey Punch. Mais c’est en 2008 que sa trajectoire bascule à l’échelle internationale. Lors de la New York Comic Con, il participe au talent search nommé ChesterQuest, organisé par C.B. Cebulski. Il remporte la compétition, ce qui lui ouvre les portes de l’industrie américaine dès 2009.
Cette victoire marque le début d’une collaboration fructueuse avec les Big Two, où son style, mêlant influences européennes et dynamisme moderne, a immédiatement séduit les éditeurs et le public.
De Deadpool aux X-Men : une carrière prolifique

Pendant plus de quinze ans, l’artiste a prêté son talent aux plus grandes icônes de la pop-culture. Nous lui devons des planches mémorables sur des titres variés tels que Hawkeye, Captain Marvel, S.W.O.R.D. ou encore The Vision And Scarlet Witch.
Son trait s’adaptait avec aisance à l’humour de Deadpool ou à la dimension épique des mutants. Très récemment, il travaillait sur la série Generation X-23, lancée le mois dernier dans le cadre de l’ère Shadows Of Tomorrow, aux côtés de la scénariste Jody Houser. Sa capacité à définir l’identité visuelle de personnages complexes a fait de lui un collaborateur précieux pour les plus grands auteurs.
Nomen Omen et l’indépendance créative

Au-delà de ses travaux de commande, l’artiste était un créateur passionné par les univers originaux. Avec son collaborateur de longue date Marco B. Bucci, il a fondé le Studio Droni. Ensemble, ils ont donné naissance à Nomen Omen, une saga d’urban fantasy publiée par Panini Comics en Europe et par Image Comics aux États-Unis entre 2019 et 2021.
Ce projet, suivi par Arcadia, démontrait toute l’étendue de sa palette graphique et sa capacité à bâtir des univers visuels riches. Il a également beaucoup œuvré pour Sergio Bonelli Editore, notamment sur un titre consacré à Groucho Marx ou la mini-série d’horreur Simulacri en 2022.
Un artiste engagé et respecté
Jacopo Camagni était également une figure importante pour la représentation au sein de l’industrie. En tant que créateur ouvertement homosexuel, il a régulièrement contribué aux publications et promotions liées au mois des Fiertés (Pride Month).
Ses collègues et amis décrivent aujourd’hui un homme d’une grande générosité. Son héritage artistique, présent dans chaque trait de ses graphic novels, continuera d’inspirer les futures générations de dessinateurs.

Ce qu’il faut retenir de la carrière de Jacopo Camagni
Quelles sont ses œuvres les plus marquantes chez Marvel ?
Il a illustré des titres tels que The Vision And Scarlet Witch, Deadpool The Duck, Uncanny X-Men et la récente série Generation X-23.
Quel était son projet personnel majeur ?
Il s’agit de la série d’urban fantasy Nomen Omen, co-créée avec Marco B. Bucci.
Quand l’artiste est-il décédé ?
Jacopo Camagni nous a quittés le 1er mars 2026, à l’âge de 48 ans, suite à des complications lors d’une chirurgie cardiaque.
Comment a-t-il commencé sa carrière ?
Il a débuté en 1998 sur Lupin III avant de remporter le concours ChesterQuest de Marvel en 2008.




