Le film Superman de James Gunn révèle que l’un des principaux antagonistes de l’Homme d’Acier n’est autre qu’un clone créé par Lex Luthor lui-même. Connu sous le nom de Ultraman, ce double sombre et brutal incarne une version déformée de Superman, façonnée pour le dominer… et le remplacer.
Mis à jour en juillet 2025, après la sortie du film Superman.
Ultraman dans les comics : un Superman maléfique venu d’un autre monde
Créé par Gardner Fox et Mike Sekowsky dans Justice League of America #29 (1964), Ultraman est à l’origine un double maléfique de Superman issu d’un univers parallèle, la Terre-3. Dans cette réalité inversée, les héros sont des tyrans, et Ultraman dirige le Syndicat du Crime, version corrompue de la Justice League.
Contrairement à Superman, il tire sa puissance de la kryptonite et incarne une figure de domination absolue, cruelle et autoritaire. Sa présence dans les comics sert souvent à interroger les valeurs du héros original : que se passerait-il si Superman était tombé du mauvais côté ?

Première apparition d’Ultraman en 1964.
Ultraman dans le film : un clone créé par Lex Luthor
Dans la version cinématographique, James Gunn ne fait pas appel au multivers. Il choisit une approche plus ancrée : Ultraman est un clone de Superman, conçu en secret par Lex Luthor. Ce double obéit aux ordres de son créateur, agit comme une arme de propagande, et porte une armure noire et dorée sur laquelle figure un grand « U ».
Pour détourner l’attention, Luthor lui donne un faux nom de code : le Marteau de Boravie, prétendument lié à une nation étrangère. Mais la vérité éclate : il s’agit bien d’un être artificiel, destiné à supplanter Superman et à discréditer son rôle de protecteur de la Terre.
À lire aussi : Le Marteau de Boravie, la couverture politique d’Ultraman
Pourquoi ce choix change tout
Ce nouvel Ultraman n’est plus un double cosmique venu d’ailleurs, mais un reflet déformé, fabriqué de toutes pièces par l’ennemi intime de Superman. Cela change profondément la dynamique :
Il s’agit d’un défi personnel et philosophique : Superman doit affronter une version de lui-même qui nie ses valeurs.
Le combat ne se joue pas seulement sur le plan physique, mais aussi idéologique : obéissance contre libre arbitre, cynisme contre espoir, contrôle contre altruisme.
Lex Luthor apparaît comme un démiurge toxique, créant son propre “surhomme” à son image.
Cette version renforce le propos politique du film, où l’image des super-héros devient un instrument de pouvoir, de manipulation et de peur.
Une menace déguisée en héros d’État
Dès les premières images promotionnelles, le personnage est présenté comme un sauveur alternatif, un “champion boravien” intervenant après les actes de Superman à l’international. Ce camouflage narratif permet à Luthor de faire passer Ultraman pour un rival légitime, voire un héros diplomatique, alors qu’il s’agit en réalité d’un leurre.
Cette stratégie s’ancre dans la géopolitique contemporaine, et donne au film une dimension plus mature : qui décide ce qu’est un héros ? Et à qui profitent les récits qu’on nous impose ?

Ultraman dans les comics, leader du Syndicat du Crime.
Une confrontation inévitable… et symbolique
Face à Ultraman, Superman ne peut pas se contenter d’un duel de puissance. Il doit défendre ce qui fait de lui un héros : sa foi en l’humanité, sa capacité à inspirer, et son refus de la facilité autoritaire. Ce combat marque une étape fondatrice du nouveau DCU : l’affirmation d’un Superman profondément humain, face à une version programmée pour l’écraser.
Dans cette optique, Ultraman agit comme un miroir tragique, une incarnation de ce que Superman aurait pu devenir sans compassion.
Suivez-nous pour ne rien rater :



