Adversaire redoutable de Superman dans le film de James Gunn, le Marteau de Boravie n’est autre qu’un clone de l’Homme d’Acier, créé et contrôlé par Lex Luthor. Il s’agit en réalité d’une nouvelle version d’Ultraman, introduite dans le DCU sous une identité trompeuse.
Ce choix offre une réinterprétation puissante de l’un des doubles maléfiques les plus célèbres de Superman, tout en renforçant la portée politique et géopolitique du film.
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La Boravie : un décor ancien réutilisé dans le film
La Boravie (Boravia en VO) est une nation fictive présente dans les comics DC depuis 1939, notamment dans Superman #2. Située en Europe centrale, cette monarchie imaginaire sert de toile de fond à plusieurs conflits politiques et militaires dans les premières aventures de Superman.
Dans le film, elle est réintroduite comme un élément de décor diplomatique et de façade narrative, donnant au clone de Superman un faux rôle d’arme géopolitique étrangère — alors qu’il n’est en réalité qu’un pion de Lex Luthor.
Un clone contrôlé par Lex Luthor
Dans le film, on découvre que le Marteau de Boravie n’est pas un justicier indépendant, ni même un agent boravien, mais un clone de Superman mis au point par Lex Luthor. Doté des mêmes pouvoirs que l’original, il est néanmoins programmé pour lui obéir et le détruire.
Ce clone incarne une version déformée, militarisée et docile de Superman – l’idéal de contrôle absolu recherché par Luthor. Derrière l’apparente menace venue de l’étranger se cache donc un projet domestique, secret et terriblement personnel.
Une nouvelle version d’Ultraman dans le DCU
Ce personnage est rapidement identifié comme une réinterprétation d’Ultraman, l’un des ennemis les plus redoutables de Superman dans les comics. Dans la version papier, Ultraman est souvent un double maléfique issu d’un univers parallèle, membre du Syndicat du Crime. Ici, James Gunn choisit d’ancrer ce concept dans une réalité plus politique et scientifique : un Superman artificiel, façonné par les ambitions de Lex Luthor.
Ce choix permet d’introduire Ultraman sans passer par le multivers, tout en conservant l’idée d’un miroir déformé du héros.
Une couverture médiatique orchestrée
Avant même les révélations du film, le Marteau de Boravie était déjà présenté comme un ennemi majeur : en Une du Daily Planet, accusé d’avoir attaqué Metropolis, ou encore en couverture du livre pour enfants Superman: Friends and Foes!. Ces éléments font partie d’une stratégie de désinformation orchestrée par Luthor pour manipuler l’opinion publique et faire passer Superman pour une menace incontrôlable face à un “héros d’État” supposé.
Un ennemi à l’image de ses créateurs
À travers ce personnage, Lex Luthor incarne l’antagoniste idéologique de Superman. Là où Kal-El représente l’espoir, l’humanité et le libre arbitre, son clone – alias Ultraman – incarne la soumission, l’effacement de l’identité et la violence autoritaire. La mise en scène d’un conflit international permet à Luthor de détourner l’attention et de tester publiquement son arme secrète, tout en discréditant Superman.
Une manière brillante d’explorer les thèmes de la peur, du contrôle, de la propagande et de l’héroïsme à l’ère moderne.
Mis à jour en juillet 2025, après la sortie du film Superman.
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