Chuck Wendig

Chuck Wendig, qui devait écrire une série limitée sur Darth Vader, est éjecté de son poste. Selon lui, ses tweets politisés et une trop grande pression des milieux alt-right seraient les raisons de la décision de Marvel.

C’est un fait assez rare.  La mini-série en cinq numéros  Shadow of Dark Vader, qui débutera en février prochain chez Marvel, aura deux scénaristes. Les trois premiers épisodes seront de Chuck Wendig, pas les suivants. Wendig vient en effet d’annoncer que Marvel ne souhaitait plus collaborer avec lui. Il ne pourra pas conclure sa série limitée et il n’écrira pas non plus un second projet qui n’avait pas encore été annoncé.

Son éditeur, Mark Paniccia, aurait invoqué comme raison ses tweets trop politisés. Wendig a en effet largement critiqué la présidence Trump et notamment la récente affaire Kavanaugh (ce juge de la cour suprême accusé d’agression sexuelle). Pour Marvel, ses propos auraient donc été « trop politisés, trop vulgaires, trop négatifs « .

Pour Wendig, il s’agit de la continuation d’une campagne de dénigrement de son travail depuis la sortie de son roman Star Wars: Aftermath (Star Wars: Riposte, sorti chez Pocket en France). Dans ce roman, il faisait intervenir un personnage  LGBTQ, ce que n’a pas apprécié une frange droitière des fans. Wendig aurait été harcelé par ces extrémistes  et estime qu’ils ne sont pas pour rien dans la décision de Marvel.

Ce n’est pas la première fois que cette partie du lectorat, considérée comme faisant partie de l’alt-right américaine (la droite alternative et extrémiste), aurait effrayé un éditeur au point de se séparer de collaborateurs. Chez Marvel, on peut citer le cas de Chelsea McCain, récemment débarquée de la reprise de la série Vision ou chez IDW, celui  d’Aubrey Sitterson sur une série G.I. Joe. L’inverse est également vrai pour les auteurs plutôt portés à droite comme Jon Malin chez Marvel, Ethan Van Sciver chez DC ou Richard Meyer chez Antartic Press.

Bref, d’un côté ou de l’autre, les éditeurs semblent particulièrement soucieux de ne s’aliéner aucun lectorat et veulent éviter tout discours politique trop appuyé chez leurs auteurs.

Chuck Wendig

Chuck Wendig

Source : Bleeding Cool