Swamp Thing

La saison 1 de Swamp Thing a enfin démarré. Pour sa troisième série, la plateforme DC Universe a fait appel à des spécialistes du fantastique et de l’épouvante. À la production, James Wan (The Conjuring, Saw, Aquaman). À l’écriture, Mark Verheiden (Battlestar Galactica) et Gary Dauberman (Ça, Anabelle). Et enfin à la réalisation, Len Wiseman (Underworld, Total Recall). Un premier épisode réussi sur bien des points, mais qui collectionne les clichés, tant et si bien, que ce pilote pourrait passer pour un banal téléfilm d’horreur. Mais il ne s’agit que le départ d’un récit qui passe la vitesse supérieure dès la fin de l’épisode. Voyons ça plus en détail.

Mise en place et collection de clichés baignant dans un marais

Changement radical de ton et d’ambiance avec Titans et Doom Patrol, nous voilà immergé dès les premières secondes dans le marais glauque et sombre du DC Universe. C’est efficace et immersif, mais très vite, on comprend que nous ne serons pas aussi surpris que nous l’aurions souhaité. Toutes les recettes classiques des fictions d’épouvantes s’enchaînent, et Swamp Thing ne se démarquera presque jamais de ce côté là.

Aussi, ce premier épisode souffre des défauts habituels des pilotes de séries. En l’espace d’une heure, tout se met en place laborieusement, il faut tout raconter, tout expliquer, et présenter tout le monde. Les personnages se baladent et nous font faire le tour du marais. D’ailleurs, on devine que le personnage d’Abby Arcane interprété par Crystal Reed sera très probablement omniprésent dans la série. Son enfance, son lien avec la ville, sa profession, la rencontre avec celui qui deviendra la créature : du récit aux émotions de Swamp Thing, tout passera pas elle.

 

The Thing et autres belles surprises

Mais il y a tout de même de belles surprises. Des fulgurances qui font toute la différence. La meilleure idée de la série est sans doute de traiter le marais comme un personnage à part entière. Le marais est partout. Si visuellement, ses racines s’étendent jusque dans les morgues, psychologiquement, sa présence est dans chaque dialogue. D’ailleurs, la ville porte son nom, en français dans le texte : Marais.

Des références font plaisir, notamment à The Thing, et on a l’agréable impression d’être devant du John Carpenter durant quelques séquences.

Métamorphose en belles promesses pour la suite

Ce pilote nous conte les origines de Swamp Thing. La fin conclue ce passage obligé, et nous montre que nous passons à autre chose. L’avenir de la série émerge doucement des marais, sombre et menaçant, mais étrangement familier. Le téléfilm d’horreur classique se métamorphose en premier épisode prometteur qui nous rend curieux.

Si cette première heure est bien loin du passage d’Alan Moore et des grands moments de la créature sur papier, elle pourrait servir de marche pour y arriver.

La saison 1 de Swamp Thing, chaque vendredi sur la plateforme DC Universe.

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