L’épisode 7 de Lanterns passe une bonne partie de son temps dans le passé de Hal Jordan, ce qui lui donne l’occasion de revenir sur plusieurs éléments historiques du personnage. Mais les références les plus intéressantes ne se trouvent pas forcément là où on les attend.
Un simple nom évoque Flash, deux chansons répondent au premier épisode, Mogo et Ch’p ont droit à une confirmation en bonne et due forme, tandis que le monde découvert par John Stewart à la fin pourrait emprunter beaucoup à un lieu particulièrement important de la mythologie Green Lantern. Même les couleurs de la série commencent à raconter quelque chose.
Voici les références, rappels et détails qui nous semblent vraiment mériter qu’on s’y arrête.
Attention : la suite de cet article contient d’importants spoilers sur l’épisode 7 de Lanterns et sa fin.
Voir aussi :
Lanterns épisode 7 : récap et fin expliquée que cachait Hal Jordan ?
Lanterns : Mogo, la planète Green Lantern, existe bien dans le DCU
Lanterns : le Green Lantern « écureuil » évoqué par Hal existe vraiment
Sommaire
- 1. « Central » : une référence à la ville de Flash ?
- 2. Le père de Hal retrouve plusieurs éléments de son histoire dans les comics
- 3. Queen résume presque à lui seul « l’héritage des garçons Jordan »
- 4. Deux chansons répondent directement au premier épisode
- 5. Mogo et Ch’p existent bien dans le DCU
- 6. « Great arm, kid » passe du père de Hal à John Stewart
- 7. La planète d’Antaan mélange-t-elle le secteur 666 et Qward ?
- 8. De plus en plus de jaune à mesure que la peur gagne du terrain
- Ce qu’il faut retenir (FAQ)
1. « Central » : une référence à la ville de Flash ?
La première référence potentielle arrive dès les souvenirs d’enfance de Hal. Son père lui demande si son équipe de baseball a réussi à battre « Central ».
Pris isolément, le nom pourrait simplement désigner une école ou une équipe locale. Dans l’univers DC, il évoque toutefois immédiatement Central City, la ville de Barry Allen, alias Flash.
Lanterns ne va pas plus loin et rien n’indique évidemment qu’un Flash soit déjà actif à cette époque. Mais après Midway City dans l’épisode précédent, la série semble prendre un certain plaisir à faire entrer les grandes villes de l’univers DC dans ses dialogues sans en faire tout un événement.

2. Le père de Hal retrouve plusieurs éléments de son histoire dans les comics
L’épisode 7 montre pour la première fois le père de Hal, et plusieurs détails ont été directement empruntés à son histoire dans les comics.
Son blouson d’aviateur brun est le plus évident. Dans certaines versions des origines de Hal, notamment Secret Origin, le jeune garçon tient justement la veste de son père pendant que celui-ci effectue le vol d’essai qui lui sera fatal. Hal conservera ensuite ce vêtement comme l’un de ses souvenirs.
La série maintient également le lien de la famille Jordan avec Coast City. Son père évoque lui-même les vols qu’il compte effectuer depuis la ville. Dans les comics, c’est là que se trouve Ferris Aircraft, l’entreprise pour laquelle Martin Jordan puis Hal travaillent comme pilotes d’essai.
Lanterns conserve donc une grande partie du décor de cette origine tout en modifiant son élément le plus important : la mort du père de Hal n’est plus un accident. L’épisode révèle qu’il a volontairement écrasé son appareil.

3. Queen résume presque à lui seul « l’héritage des garçons Jordan »
Le choix de Father to Son de Queen est tout sauf anodin. Le morceau accompagne les souvenirs du jeune Hal et revient à la fin de l’épisode. Son titre résume déjà le sujet de The Jordan Boys’ Legacy : quelque chose se transmet de père en fils au sein de la famille Jordan, et pas uniquement une vocation pour l’aviation.
Le Halogramme reprend d’ailleurs directement cette idée lorsqu’il explique à John que la souffrance familiale est passée de génération en génération, « de père en fils ». La chanson devient ainsi une sorte de commentaire du récit plutôt qu’un simple morceau choisi pour installer l’époque.
Son retour dans les dernières minutes est encore plus parlant. Au moment où Hal disparaît et laisse John poursuivre seul, l’épisode vient de passer près d’une heure à raconter ce qu’un homme peut transmettre à celui qui vient après lui.
4. Deux chansons répondent directement au premier épisode
La bande-son contient deux rappels beaucoup plus discrets au pilote. Aux funérailles du père de Hal, on entend la reprise de Don’t Think Twice, It’s All Right par Melanie. Or la même chanteuse était déjà présente dans le premier épisode avec Brand New Key.
Le second rappel est encore plus amusant. Lorsque John allume la radio, celle-ci tombe sur (Shake, Shake, Shake) Shake Your Booty de KC and the Sunshine Band. Dans le pilote, Hal écoutait Boogie Shoes du même groupe.
Les deux morceaux sont liés jusque dans leur histoire discographique : en 1976, Boogie Shoes figurait sur la face B du single Shake Your Booty. Le choix paraît donc beaucoup trop précis pour être complètement fortuit.
À une semaine du final, la série commence ainsi à rappeler musicalement son tout premier épisode, comme si elle refermait progressivement la boucle.
5. Mogo et Ch’p existent bien dans le DCU
John tente d’épargner au Halogramme la réalité assez triste de ses funérailles en lui racontant qu’une foule de Green Lantern était venue lui rendre hommage. Son mensonge tient quelques secondes.
Lorsqu’il affirme que Mogo était présent, Hal comprend immédiatement que quelque chose cloche : difficile pour Mogo de venir se recueillir devant une tombe puisqu’il s’agit littéralement d’une planète.
Créé par Alan Moore et Dave Gibbons dans Green Lantern #188, Mogo est un monde vivant qui appartient lui-même au Green Lantern Corps. Sa simple mention suffit donc à confirmer son existence quelque part dans le DCU.
Pour aller plus loin :
Lanterns : Mogo, la planète Green Lantern, existe bien dans le DCU

John cite également Ch’p. Cette fois, la série met fin à un petit doute laissé quelques épisodes plus tôt, lorsque Hal évoquait un collègue ressemblant à un écureuil. Ch’p, le Green Lantern originaire de H’lven, existe lui aussi dans cette continuité.
Pour aller plus loin :
Lanterns : le Green Lantern « écureuil » évoqué par Hal existe vraiment

6. « Great arm, kid » passe du père de Hal à John Stewart
Ce n’est pas une référence aux comics, mais c’est l’un des détails les plus réussis de l’épisode.
Lorsque Hal est encore enfant, son père lui demande de lancer sa balle de baseball aussi loin que possible. Après l’avoir regardé faire, il lui lance simplement : « Great arm, kid. » (“Super bras, mon grand.“)
La phrase revient près de cinquante ans plus tard. Dans la dernière scène, John comprend le signal du Halogramme, le fait disparaître puis assomme l’homme qui le retenait avec une pierre. Juste avant de s’éteindre, Hal lui adresse exactement les mêmes mots.
Le parallèle est assez simple pour ne pas avoir besoin d’être surligné par la série. Pendant tout l’épisode, Hal raconte à John ce que son père lui a transmis. Au moment de disparaître, il reproduit à son tour l’un de ses gestes avec son ancien élève.

7. La planète d’Antaan mélange-t-elle le secteur 666 et Qward ?
Le monde découvert par John et le Halogramme est probablement l’élément le plus intéressant à rapprocher des comics, parce qu’il semble réunir plusieurs morceaux différents de la mythologie Green Lantern.
Son histoire rappelle toujours fortement le secteur 666. Dans les comics, les Manhunters y massacrent presque toute une civilisation. Parmi les rares survivants se trouve Atrocitus, dont la haine envers les robots et leurs créateurs finira par conduire à la naissance des Red Lanterns.
Antaan reprend déjà une partie de cette histoire : son peuple a été exterminé par un Manhunter et il consacre ce qui lui reste de vie à retrouver le responsable.
Pour aller plus loin :
Lanterns : qui est Atrocitus, le chef des Red Lanterns dans les comics ?
Lanterns : qui sont les Manhunters, les premiers policiers cosmiques avant les Green Lantern ?

Mais visuellement, l’épisode ajoute une autre possibilité. Lorsque John arrive sur la planète, ses grandes étendues désertiques sont baignées d’un jaune extrêmement vif, presque irréel.
Surtout, John finit par découvrir Sinestro sur ce monde. Dans les comics, l’ancien Green Lantern est exilé sur Qward, une planète de l’univers d’antimatière. C’est là qu’il rencontre les Weaponers of Qward, qui lui fournissent l’arme destinée à devenir son célèbre anneau jaune.
La série n’appelle jamais la planète Qward et nous savons qu’il s’agit du monde d’origine d’Antaan. Il ne faut donc pas conclure qu’il s’agit littéralement du même endroit. Mais Lanterns pourrait très bien être en train de fusionner plusieurs concepts : l’histoire du secteur 666 pour Antaan et les Manhunters, puis une partie de la fonction de Qward pour Sinestro.
Le grand final devrait rapidement nous dire si ce rapprochement est volontaire.
8. De plus en plus de jaune à mesure que la peur gagne du terrain
La couleur de cette planète mérite justement qu’on s’y attarde, à condition de ne pas lui faire dire ce que l’épisode ne montre pas.
Toute la séquence n’est pas jaune. Lorsque John traverse l’eau sous la pluie et commence à subir les effets du gaz, nous sommes au contraire dans un décor très sombre, presque entièrement plongé dans la nuit. C’est là que le gaz provoque ses hallucinations et manque de le pousser au suicide.
Le jaune domine surtout les premières visions du monde : de grandes étendues arides, très lumineuses, avec une saturation presque agressive. Ce contraste rend le choix visuel d’autant plus difficile à ignorer.
Dans les comics Green Lantern, le jaune est associé à la peur. C’est cette partie du spectre émotionnel que Sinestro finira par maîtriser lorsqu’il abandonnera définitivement le vert.
Et cette couleur gagne du terrain ailleurs dans la série. Depuis plusieurs épisodes, le générique évolue progressivement. Le vert qui dominait davantage au début de la saison laisse de plus en plus de place au jaune, au point que cette transformation devient particulièrement visible à l’approche du final.
Pris séparément, chacun de ces choix pourrait être purement esthétique. Ensemble, ils commencent à former un motif : plus l’histoire se rapproche de Sinestro et plus la peur prend de l’importance, moins le vert semble régner seul sur l’image.
L’épisode 7 ne montre toujours aucun anneau jaune et n’a pas encore introduit le Sinestro Corps. Il lui reste désormais un épisode pour expliquer jusqu’où cette évolution voulait nous conduire.

Ce qu’il faut retenir (FAQ)
Quelles références DC trouve-t-on dans l’épisode 7 de Lanterns ?
L’épisode évoque notamment Central City, Mogo et Ch’p, reprend plusieurs éléments des origines de Hal Jordan et multiplie les rapprochements possibles avec Qward et la mythologie de Sinestro.
Que signifie la chanson Father to Son de Queen dans l’épisode ?
Son titre accompagne directement le thème de The Jordan Boys’ Legacy : les secrets et les traumatismes transmis de père en fils dans la famille Jordan. Elle revient également à la fin de l’épisode, lorsque Hal laisse John poursuivre sans lui.
Pourquoi Shake Your Booty rappelle-t-elle le premier épisode ?
Le pilote utilisait déjà Boogie Shoes de KC and the Sunshine Band. Les deux chansons sont intimement liées : Boogie Shoes était à l’origine la face B du single Shake Your Booty.
Mogo existe-t-il dans le DCU ?
Oui. John le cite explicitement et Hal rappelle immédiatement que Mogo est une planète. Dans les comics, il s’agit d’un monde vivant membre du Green Lantern Corps.
Ch’p existe-t-il lui aussi ?
Oui. Son nom est prononcé dans le même échange, confirmant que le célèbre Green Lantern ressemblant à un écureuil appartient également à cette continuité.
La planète d’Antaan est-elle Qward ?
Rien ne permet de l’affirmer. La série la présente comme le monde d’origine d’Antaan, mais sa couleur, la présence de Sinestro et son rôle dans l’histoire peuvent évoquer Qward, la planète liée à la création de l’anneau jaune de Sinestro dans les comics.
Pourquoi y a-t-il autant de jaune dans l’épisode ?
La série ne donne aucune explication officielle à ce choix visuel. Dans la mythologie Green Lantern, le jaune est toutefois la couleur de la peur, tandis que Sinestro est précisément le personnage appelé à exploiter cette énergie.
Où voir Lanterns en France ?
La série est disponible sur HBO Max.
Sources : ComingSoon, Den of Geek, DC.




