Fans des Quatre Fantastiques, freinez des quatre fers : le MCU n’a nullement l’intention de proposer de film sur la célèbre blonde en collant (pas encore, en tout cas).

C’est toutefois à une autre blonde, la comédienne et réalisatrice Elizabeth Banks (qui incarnait Betty Brant dans la trilogie Spider-Man de Sam Raimi) que les studios Universal ont proposé la mise en chantier d’un film Invisible Woman, vraisemblablement inspiré du film de A. Edwards Sutherland sorti en 1940.

Un choix doublement surprenant de la part d’Universal : on sait que le film Invisible Man réalisé par Leigh Whannel sortira au mois de février prochain, co-produit par la société Blumhouse (Insidious, Get Out). Si rien n’indique encore que cette version féminine du mythe fantastique lancé par H.G Wells dans son roman culte en 1897 fera partie du même univers que ce dernier (on se souvient du projet avorté de reboot des monstres classiques avec le Dark Universe), on note toutefois que la plus récente collaboration entre Universal et la réalisatrice n’a pas été des plus heureuses – le remake de Charlie’s Angels (prévu pour le 25 décembre chez nous) écopant actuellement du statut de l’un des plus gros fours de l’année.

Un revers de fortune malheureusement très mal accueilli par Elizabeth Banks, une autrice engagée qui, dans un léger accès de mauvaise foi, a récemment expliqué l’échec de son film en taxant le public de misogynie galopante. Des propos mal reçus sur lesquels elle est heureusement revenue en nuançant son coup d’éclat – on sait bien que l’échec du film s’explique avant tout par un plan de com’ aussi catastrophique qu’inexistant, mais Universal aurait pu mal prendre les retombées du bide et de la polémique.

L’ironie de l’histoire est que le film Invisible Woman de 1940 (bien de son temps) reste une comédie pittoresque dont l’histoire du cinéma se rappelle surtout pour, justement… sa misogynie. En dépit du côté un peu abracadabrant d’un tel projet, il serait assez intéressant de constater sous quel prisme la réalisatrice va aborder cette histoire. Banks tiendrait-elle là une toile invisible sur laquelle dépeindre les frustrations de son récent échec ? C’est à espérer.

Dans l’espoir que ses ambitions artistiques ne restent pas invisibles.

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