La saison 2 de Titans étant terminée, c’est au tour du plus déjanté des personnages du DC Universe de prendre le relais : Harley Quinn. Une série animée clairement pour adultes, dans laquelle toute la folie et l’absurdité du personnage, mais également du monde qui l’entoure, est pleinement exploité. C’est drôle, frais, le genre colle si bien au personnage, on en vient à se demander pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps pour avoir droit à une série animée sur Harley ?

L’univers DC vu du côté des super-vilains

Si on retrouve dès le premier épisode la Harley Quinn petite amie du Joker, découverte dans la série animée culte Batman de Bruce Timm, vingt petites minutes suffiront pour qu’elle prenne son indépendance, aidée de sa copine Poison Ivy. Elle et bien d’autres, car nous avons droit à toute une galerie de super-vilains grâce à un séjour à Arkham où nous est enfin dévoilé l’ambiance de la cantine. Chaque personnage à un caractère fort. Harley, brillante et naïve en même temps, si fragile et si forte à la fois. Joker, son goût pour l’absurdité et son obsession pour Batman. Poison Ivy, la copine idéale, calme, intelligente et toujours blasée. L’Homme-Mystère et son obsession lourde pour les énigmes que tout le monde résout très facilement. Même le commissaire Jim Gordon, mal rasé, toujours un mug de café à la main, si fatigué et stressé qu’il ne peut dire deux mots sans craquer, est à mourir de rire. Quant à Batman, il reste héros droit et infaillible, littéralement. Jamais plus de trois mots de dialogues, il n’apparaît que pour défaire les plans machiavéliques de ses ennemis et disparaît le plus souvent aussitôt.

Le duo Harley/Ivy fonctionne très bien, et l’animal de compagnie d’Ivy – une plante carnivore dont le design est un clin d’œil évident à La Petite Boutique des Horreurs – sert de commentateur dont les interventions pimentent les dialogues des deux co-locataires.

Fun, mais violent. Mais fun. (Mais violent.)

Attention, c’est une série animée un brin cartoon, mais ça reste clairement pour adultes. D’ailleurs, il n’y a pas une ligne de dialogue sans le mot fuck. Si Harley a un maillet de la taille de ceux des dessins animés de Tex Avery, ses coups sont suivis de litres de sang. De même que les coups de poings dans les bagarres provoquent pas mal de fractures ouvertes. Et des bagarres, il y en a beaucoup. Parce que ça n’allait pas assez loin, on ne compte même plus le nombre de personnages qui explosent littéralement, répandant tripes et boyaux. En bref, ça cogne. Même le Joker se prend de sacrées raclées et voit quelques unes de ses dents sauter.

Si c’est la fête à la violence, ça reste dans l’humour et la bonne humeur, avec un graphisme cartoony qui rend toute cette violence cohérente dans cet univers de super-vilains où tout le monde est méchant et cruel, mais collègues. Il règne même un climat de franche camaraderie entre tous ces assassins et psychopathes de Gotham.

Alors qu’HBO et Damon Lindelof nous livrent actuellement ce chef d’œuvre qu’est la série Watchmen, où chaque épisode nous retourne toujours plus le cerveau, DC Universe nous offre ici tout l’inverse, du moins du côté des ambitions, de quoi relâcher la pression avec vingt minutes de pur fun. D’ailleurs, il est à noter que la voix de Kaley Cuoco (The Big Bang Theory) colle très bien au personnage d’Harley, bien plus d’ailleurs que sa collègue Melissa Rauch dans le film d’animation Batman and Harley QuinnCette première saison ne comptera finalement que 12 épisodes au lieu des 24 annoncés au départ, mais cela garantie d’office la diffusion d’une saison 2. On n’a pas fini de se marrer !

La saison 1 d’Harley Quinn est diffusée actuellement sur la plateforme DC Universe.

Video Thumbnail

Harley Quinn Full Trailer | A DC Universe Original | Series Premiere Nov. 29 | Restricted Content

La saison 2 de Titans étant terminée, c'est au tour du plus déjanté des personnages du DC Universe de prendre le relais : Harley Quinn. Une série animée clairement pour adultes, dans laquelle toute la folie et l'absurdité du personnage, mais également du monde qui l'entoure, est pleinement exploité.

.