Imaginez une terre alternative, où un virus décimerait la population sans distinction de race, de genre ou de pouvoir. C'est le cas de l'équation anti-vie, un virus technologique organique, implanté par Darseid dans Cyborg, qui l'a très généreusement répandu sur la surface de la planète grâce à tous les écrans connectés. Aussi bien les petites gens que les super-héros sont infectés et se transforment en zombies. Personne n'est épargné et encore moins les super-vilains. Enfin, ce sera au tour des enfants des héros, de la nouvelle générations de héros, de sauver ce qui peut encore être sauvé. Tous les sacrifices ne permettront pas de mettre tout le monde à l'abri et une poignée de chanceux s'envoleront vers Terre-2.

Ce sont les histoires de DCeased, DCeased: Unkillables, DCeased: Hope at World's End, voici celle de DCeased: Dead Planet, plus sobrement appelé DCeased 2 de notre côté de l'Atlantique.

DCeased, la critique du tome 2

Cinq ans après la fuite des derniers survivants, un signal émis par Cyborg, ou plutôt ce qu'il en reste, est entendu sur Terre-2. Comme l’indique le titre, la Terre est morte, ravagée et comment faire lorsqu’une grande majorité des plus grands super-héros sont tous morts ou réduits à l’état de morts-vivants encore plus dangereux ? C’est bien évidemment au tour des enfants de prendre leurs responsabilité (souvenez-vous : « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » c’est d’actualité). C’est à Jon et Damian, fils respectifs de Superman et Batman, de prendre les armes, de remobiliser les troupes pour s’attaquer au problème. 

Après un premier tome époustouflant et le véritable kiff renversant que de voir ses héros adulés depuis si longtemps devenir des zombies, on retombe ici dans une petite routine, certes pas ennuyante mais ronronnante, qui nous montre comment ces chères têtes blondes de la Next Gen, prendra les rênes pour solutionner ce problème. Il n’y a plus le "whaou" du premier tome qui laisse sans voix (ou alors beaucoup moins fort), mais une débauche d’action et de personnages fort nombreux très bien développés, tout comme les intrigues, les rebondissements et les surprises, qui forment une conclusion à une histoire d’horreur bien sanglante et très bien rythmée. Chaque tome avait plus ou moins son narrateur. Ici il s’agit de John Constantine qui débute dans un bar à tenter de noyer son chagrin. Les dessins toujours très classes rendent justice à cet ensemble de personnages avec des scènes souvent très peuplées. Très efficace et très réussi.

C’est une histoire dense de passage de flambeau vers une jeune génération. "The Show Must Go On", peut être pour redonner envie à la nouvelle génération de lecteurs, en présentant des personnages qui leur correspond plus, moins binaires, moins ancrés dans l’époque à laquelle ils ont été créés ? La morale de cette histoire pourrait bien être : Méfiez vous de ce que vous voyez sur vos écrans, ce n'est peut-être pas toujours (très) bon pour vous. Mais le spectacle ainsi que les surprises sont au rendez-vous alors profitons de ces moments de bravoures qui concluent une saga très réussie qui saura plaire à la fois aux fans purs et durs qu’aux inexpérimentés et saura donner envie à tous d’en découvrir toujours plus sur ces héros de la Next Generation.

Petite histoire de Tom Taylor (très sélective)

Tom Taylor est un scénariste de Comics de 43 ans. L'australien, a travaillé sur de nombreuses BD Star Wars, principalement sur les séries Star Wars : L'Ère de la Résistance et Star Wars : Invasion. On lui doit aussi la série The Deep chez Boom qui a été adaptée en série animée. Pour Marvel, il a travaillé notamment sur des séries comme All-New Wolverine. Taylor vient de signer en décembre un contrat d'exclusivité avec DC Comics, chez qui il travaille depuis maintenant plus de dix ans. En dehors de DCeased, il a travaillé sur des albums d'Injustice ou de Batman pour n'en citer que deux.

Petite histoire de DCeased

DCeased est une série initiée en 2019, avec Trevor Hairsine aux pinceaux. C'est un joli jeu de mot entre DC et deceased qui signifié "décédé" en anglais. La suite (ou plutôt spin-off) DCeased: Unkillables, est sortie en 2020 et s'attache à nous montrer que, après les super-héros, les méchants de l'univers DC vont aussi être décimés par le virus (après tout il n'y a pas de raison qu'ils en réchappent). Le second spinoff, DCeased: Hope at World's End, sorti aussi en 2020, comme nous indique son titre, insuffle l'espoir dans cette histoire en présentant la nouvelle génération de héros qui fera équipe pour lutter contre les zombies et tenter de mettre un maximum de personnes à l'abri. La véritable suite, DCeased: Dead Planet, oups, DCeased 2 est sortie en toute fin 2020. Les deux premières suites ou spin-offs, même si elles dévient de la trame principale, restent intéressantes et, non pas indispensables, mais importantes pour la tenue de l'ensemble de la saga.

  • DCeased : 28 février 2020 • 240 pages • DCeased #1-6, DCeased: A Good Day To Die #1 • 23€
  • DCeased: Unkillables : 10 juillet 2020 • 136 pages • DCeased: Unkillables #1-3 • 16€
  • DCeased: Hope at World's End : 09 avril 2021 • 176 pages • Dceased: Hope at world's end #1-15 • 18€
  • DCeased 2 : 12 novembre 2021 • 208 pages • DCeased: Dead Planet #1-7 • 20€

Qui de l'œuf ou de la poule ?

Forcément une idée originale comme celle-là ne le reste pas longtemps ou ne l'est pas vraiment. Les grandes sociétés éditrices de comics se copiant inévitablement (et invariablement) les unes sur les autres, c'est cette fois-ci Marvel qui a proposé en premier cette variation morbide de l'histoire de leur héros. En 2005, Robert "Walking Dead" Kirkman, initie la série Marvel Zombies qui présente les héros (d'une Terre parallèle) de l'écurie Marvel, en zombies cannibales. La série compte actuellement quinze volumes.

DCeased 2, Urban Comics, 208 pages, 20€. Sortie le 11 novembre 2021. Scénario : Tom Taylor. Dessin : Trevor Hairsine.

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DC ComicsUrban Comics

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