L’épisode 7 de VisionQuest nous ramène en 1939, une année particulièrement importante dans l’histoire de Marvel. C’est à cette époque qu’apparaît la première Torche humaine, bien avant Johnny Storm, les Quatre Fantastiques et la naissance de l’univers Marvel moderne. La série puise ainsi dans les toutes premières publications de l’éditeur pour enrichir les origines de Vision.
Mais « Immolation » contient également plusieurs références aux films du MCU, de Captain America: First Avenger à Avengers: Infinity War, en passant par WandaVision. D’autres clins d’œil concernent les comics des Young Avengers et même la littérature classique. Voici les références les plus intéressantes de cet avant-dernier épisode et ce qu’elles apportent à l’histoire.
Attention : cet article contient des spoilers sur l’épisode 7 de VisionQuest, « Immolation ». Pour revenir sur les événements et les révélations de cet épisode, consultez également notre récapitulatif et les explications de sa fin.
Sommaire
- 1939 : la première Torche humaine et la naissance de Marvel
- Jim Hammond, Phineas Horton et les véritables origines de Vision
- Captain America: First Avenger avait déjà montré la Torche humaine
- Avengers: Infinity War : le retour de la lance de Corvus Glaive
- Lisa Molinari et sa transformation en Coat of Arms
- WandaVision et le nouveau costume de Vision
- Pinocchio, Le Magicien d’Oz et Edgar Allan Poe
- Ce qu’il faut retenir (FAQ)
1939 : la première Torche humaine et la naissance de Marvel
La séquence d’ouverture de l’épisode nous transporte en 1939, dans la demeure du docteur Phineas Horton (Paul Bettany). Le scientifique consacre sa fortune à la création d’un être artificiel, au point de négliger sa famille. Sa création, J.I.M., est directement inspirée de Jim Hammond, un personnage dont l’existence remonte aux origines mêmes de Marvel Comics.
La première Torche humaine apparaît dans Marvel Comics n° 1, publié le 31 août 1939. Créé par Carl Burgos, cet androïde figure en couverture du tout premier comic book publié par la maison d’édition qui deviendra Marvel. Le même numéro accueille également Namor, le Prince des Mers, ainsi que plusieurs autres personnages aujourd’hui moins connus.
À cette époque, l’éditeur appartient à l’entreprise de Martin Goodman, généralement associée au nom de Timely Comics. Il faudra attendre plusieurs décennies pour que Marvel adopte son identité actuelle et développe l’univers partagé que nous connaissons. Les Quatre Fantastiques de Stan Lee et Jack Kirby ne feront ainsi leurs débuts qu’en 1961, soit vingt-deux ans après Jim Hammond.
L’histoire imaginée par Burgos présente un homme synthétique dont le corps s’enflamme au contact de l’air. Son créateur, Phineas Horton, considère initialement cette particularité comme un défaut catastrophique. L’androïde apprend cependant à maîtriser ses flammes et finit par devenir un super-héros sous le nom de Human Torch.
Cette première Torche humaine connaîtra ensuite une longue carrière dans les comics, notamment au sein des Envahisseurs, une équipe de héros de la Seconde Guerre mondiale comprenant Captain America et Namor.
Jim Hammond n’est donc pas Johnny Storm. Le membre des Quatre Fantastiques, créé en 1961, reprend le nom et les pouvoirs de son prédécesseur, mais son origine est entièrement différente. Johnny est un être humain transformé par les rayons cosmiques, tandis que Hammond est une machine capable de ressentir et de penser comme un homme.
Cette distinction explique toute l’importance du personnage dans VisionQuest. En revenant à une histoire publiée en 1939, Marvel peut établir une filiation entre son tout premier homme artificiel et l’un des Avengers les plus célèbres.
L’éditeur revient d’ailleurs sur cette histoire dans sa présentation officielle de Marvel Comics n° 1, qui permet de redécouvrir les premières aventures de la Torche humaine et de son créateur.

Crédit : Marvel Studios
Jim Hammond, Phineas Horton et les véritables origines de Vision
La série reprend les personnages de Burgos, mais réinvente une bonne partie de leur histoire. Dans « Immolation », Horton a perdu son fils James et tente de surmonter cette disparition en construisant un homme artificiel. Son invention porte le nom de J.I.M. en hommage à l’enfant disparu.
Contrairement à son créateur, qui voulait le protéger de la souffrance, J.I.M. développe des sentiments et finit par tomber amoureux. Ses émotions deviennent si intenses qu’elles provoquent un embrasement incontrôlable, entraînant sa mort et celle de Horton. Dans les comics originaux, la Torche humaine apprend au contraire à contrôler ses flammes et poursuit son existence.
Le rapprochement avec Vision devient particulièrement évident lorsque celui-ci rencontre Horton et J.I.M. au plus profond de sa propre programmation. Les trois personnages sont interprétés par Paul Bettany, qui se retrouve ainsi à donner la réplique à deux autres versions de lui-même.
Ce choix possède une véritable justification dans l’histoire. J.I.M. explique à Vision que leur ressemblance ne vient pas de lui : c’est Vision qui possède son visage. La série donne ainsi une origine plus ancienne à l’apparence humaine du synthézoïde, tout en soulignant les liens entre les différentes générations d’intelligences artificielles.
Dans les comics, cette filiation existe également, sous une autre forme. Plusieurs récits ont établi qu’Ultron avait utilisé le corps de la première Torche humaine pour fabriquer Vision, avant que cette origine ne soit modifiée et réinterprétée au fil des décennies. Le MCU privilégie une transmission technologique, à travers le code source développé par Horton et les recherches ultérieures sur l’intelligence artificielle.
Le choix de confier ces trois rôles à Bettany n’était pourtant pas entièrement prévu. Dans un entretien accordé à Entertainment Weekly, Terry Matalas explique qu’il envisageait initialement un autre acteur pour Phineas Horton. Bettany a finalement proposé de jouer également le scientifique pour rendre cette transmission entre créateurs et créatures immédiatement visible.
Le showrunner révèle aussi pourquoi la série évite de désigner explicitement J.I.M. comme la Torche humaine. Lors de l’écriture et du tournage, le nouveau film des Quatre Fantastiques n’était pas encore sorti, et l’équipe souhaitait éviter toute confusion entre Jim Hammond et Johnny Storm.

Crédits : Marvel Studios.
Captain America: First Avenger avait déjà montré la Torche humaine
Si VisionQuest développe enfin l’histoire de Jim Hammond, une référence au personnage existait déjà dans le MCU depuis 2011.
Dans Captain America: First Avenger, Steve Rogers (Chris Evans) et Bucky Barnes (Sebastian Stan) visitent l’exposition des technologies du futur organisée par Howard Stark en 1943. Parmi les inventions présentées au public, un homme synthétique vêtu de rouge se trouve dans une vitrine transparente.
Son apparence évoquait directement la Torche humaine originelle, sans que le film précise son identité. Cette présence avait alors été interprétée comme un clin d’œil aux premiers comics Marvel, bien avant que le personnage ne joue un véritable rôle dans une production du MCU.
Terry Matalas a désormais confirmé que cette apparition faisait partie des références utilisées pour concevoir J.I.M. dans VisionQuest. L’équipe a notamment étudié le costume du film de 2011, dont une version figure également à l’arrière-plan de la série.
Cette connexion établit une continuité intéressante entre les premières expériences de Horton et les travaux technologiques développés plusieurs décennies plus tard par Howard Stark, puis Tony Stark. L’existence des hommes synthétiques ne commence donc pas avec Ultron ou Vision dans le MCU : elle remonte désormais aux années 1930.
Avengers: Infinity War : le retour de la lance de Corvus Glaive
Une autre référence importante concerne une arme que Vision connaît particulièrement bien. Pour accéder aux couches les plus profondes de sa programmation et retrouver le code nécessaire au sauvetage de Lisa, il utilise la lance de Corvus Glaive, l’un des membres de l’Ordre Noir de Thanos.
Cette arme était apparue dans Avengers: Infinity War, sorti en 2018. Lors de l’attaque contre Vision et Wanda Maximoff à Édimbourg, Corvus Glaive avait transpercé le synthézoïde avec sa lame, perturbant ses capacités et l’empêchant notamment de traverser la matière comme à son habitude.
Dans VisionQuest, nous apprenons que les Wakandais ont conservé cette arme après les événements du film. Paladin a finalement réussi à se la procurer et peut la mettre à la disposition de Vision.
Son retour est assez ironique. Huit ans après avoir failli provoquer la destruction du personnage, la lance devient l’instrument qui lui permet d’explorer sa propre mémoire et de retrouver une partie de son identité.
L’épisode explique ainsi ce qu’est devenue une arme extraterrestre particulièrement dangereuse, tout en lui attribuant une nouvelle fonction dans l’histoire de Vision. Il ne s’agit pas d’une simple reproduction : c’est bien l’arme associée à Corvus Glaive dans le MCU.

Crédit : Marvel Studios
Lisa Molinari et sa transformation en Coat of Arms
Les lecteurs des Young Avengers auront également reconnu une référence à un personnage beaucoup moins célèbre. Lisa Molinari (Lauren Morais) correspond à Coat of Arms, une jeune héroïne apparue dans les comics Marvel.
Cette identité avait déjà été suggérée dans les épisodes précédents, notamment à travers la tenue portée par Lisa lors du gala consacré à l’intelligence artificielle. Mais l’épisode 7 va plus loin lorsque la jeune femme se retrouve équipée de bras artificiels supplémentaires.
Dans les comics, Coat of Arms possède un manteau mystérieux lui donnant notamment accès à plusieurs bras supplémentaires et à différents équipements. Le personnage gravite autour des Young Avengers, même s’il appartient initialement à une équipe rivale qui utilise elle aussi ce nom.
VisionQuest conserve donc le principe visuel du personnage tout en modifiant l’origine de ses capacités. Là où les comics font intervenir un vêtement aux propriétés surnaturelles, la série privilégie la technologie et les nanomachines.
Cette adaptation permet aussi de rapprocher Lisa de Tommy Shepherd, dont nous connaissons déjà l’identité de Speed dans les comics. Pour autant, l’épisode ne confirme pas qu’une nouvelle équipe de Young Avengers est en train de se former autour d’eux.

Crédits : Marvel Comics
WandaVision et le nouveau costume de Vision
Les références les plus personnelles concernent naturellement WandaVision, dont les événements continuent de déterminer les choix du personnage.
Dans l’épisode 7, Vision souhaite permettre à Tommy Shepherd (Ruaridh Mollica) de découvrir la famille qu’il a autrefois formée avec Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen). Il lui transmet notamment les images de WandaVision, afin que son fils puisse voir les moments qu’ils ont partagés avant la disparition du Hex de Westview.
La réplique sur le caractère éternel de la famille reprend également une idée exprimée par Wanda dans le dernier épisode de la série de 2021. Le lien est volontaire : Vision retrouve progressivement ses souvenirs, mais doit surtout accepter les sentiments qui leur sont associés.
Cette évolution se traduit jusque dans son apparence. Lorsque Vision retrouve ses couleurs, il adopte un costume légèrement différent de celui que nous connaissions dans les films Avengers. Son col relevé et certains détails dorés rappellent davantage le design du personnage dans les comics.
Le retour à cette apparence accompagne donc une réconciliation avec son histoire. Vision ne cherche plus à devenir une copie de l’Avenger disparu, puisqu’il accepte finalement d’être cet Avenger, avec ses souvenirs, ses attachements et ses blessures.

Crédit : Marvel Studios
Pinocchio, Le Magicien d’Oz et Edgar Allan Poe
Plusieurs références sortent également de l’univers Marvel. La première concerne Pinocchio, une œuvre à laquelle Ultron est associé depuis Avengers : L’Ère d’Ultron.
Dans le film de 2015, le robot reprenait déjà le thème des fils qui retiennent une marionnette, en référence à la chanson du film d’animation de Disney. L’idée correspondait à son désir de s’affranchir de ses créateurs et de devenir entièrement autonome.
Dans « Immolation », cette obsession refait surface lorsque Vision est comparé à un véritable petit garçon. La référence fonctionne cette fois dans l’autre sens : le synthézoïde n’a pas besoin de devenir biologiquement humain pour éprouver des sentiments ou reconnaître sa famille.
La série poursuit également son dialogue avec Le Magicien d’Oz. Le personnage du Bûcheron en fer-blanc, qui souhaite obtenir un cœur, constitue un parallèle évident avec Vision. Le mystérieux Client lui propose d’ailleurs précisément de lui donner ce qui lui manquerait pour ressentir pleinement les émotions humaines.
Cette comparaison prend une dimension supplémentaire après la rencontre avec J.I.M. L’androïde de 1939 a été créé pour échapper à la souffrance, tandis que Vision finit par comprendre que la douleur fait partie intégrante des liens qui nous unissent aux autres.
Une dernière référence littéraire apparaît dans les scènes consacrées à Jocasta (T’Nia Miller). Alors qu’elle tente d’ouvrir un système de sécurité biométrique, elle récite les premiers vers du Corbeau (The Raven), le célèbre poème d’Edgar Allan Poe publié en 1845.
Cette récitation sert à franchir l’un des verrous de sécurité. Le choix du texte s’accorde aussi avec les thèmes de l’épisode : le deuil, les souvenirs et l’incapacité à se détacher d’un être perdu.
Entre les premiers comics de 1939, les films Avengers et ces références littéraires, VisionQuest fait ainsi converger plusieurs histoires autour d’une même interrogation : qu’est-ce qui distingue réellement un être humain d’une créature artificielle capable d’aimer ?
Voir aussi :
VisionQuest épisode 7 : récap et fin expliquée
VisionQuest épisodes 5 et 6 : toutes les références cachées
VisionQuest épisode 8 : quand sort le grand final sur Disney+ ?
Ce qu’il faut retenir (FAQ)
Qui est la première Torche humaine dans VisionQuest ?
Il s’agit de J.I.M., inspiré de Jim Hammond, un androïde créé par Phineas Horton. Le personnage est apparu dans Marvel Comics n° 1 en 1939, bien avant Johnny Storm des Quatre Fantastiques.
Pourquoi Paul Bettany joue-t-il trois personnages dans l’épisode 7 ?
Paul Bettany incarne Vision, son prédécesseur J.I.M. et le docteur Phineas Horton. Ce choix permet de représenter visuellement la filiation entre les premières expériences sur les hommes synthétiques et la création de Vision.
La première Torche humaine était-elle déjà apparue dans le MCU ?
Oui. Un androïde évoquant Jim Hammond était visible à l’exposition Stark dans Captain America: First Avenger, sorti en 2011. Terry Matalas a confirmé cette connexion avec VisionQuest.
Pourquoi Vision utilise-t-il la lance de Corvus Glaive ?
Cette arme, déjà vue dans Avengers: Infinity War, lui fournit l’énergie nécessaire pour explorer sa programmation et retrouver le code source permettant de sauver Lisa.
Qui est Coat of Arms dans les comics Marvel ?
Coat of Arms est l’identité de Lisa Molinari, une jeune héroïne associée aux Young Avengers. Son manteau lui donne notamment accès à des bras supplémentaires, une particularité reprise sous une forme technologique dans VisionQuest.
Quand sort le dernier épisode de VisionQuest ?
L’épisode 8, intitulé « Forever », sera disponible le mercredi 11 novembre 2026 sur Disney+. Il s’agit du dernier épisode de la première saison.
Où regarder VisionQuest en France ?
Les sept premiers épisodes sont disponibles sur Disney+. Le final arrivera le 11 novembre 2026.
Sources : Marvel Comics, Entertainment Weekly, GamesRadar+

