Daredevil, le Punisher, les Dix Anneaux et même une Torche humaine qui n’a rien à voir avec les Quatre Fantastiques : VisionQuest a discrètement ouvert les portes du MCU à de nombreux personnages dans ses épisodes 3 et 4, disponibles depuis le 21 octobre sur Disney+. Certains sont évoqués au détour d’une conversation, d’autres se cachent derrière une scène ou un nom que seuls les lecteurs de comics auront immédiatement reconnu.

Ces références ne sont pas toutes de simples clins d’œil. Plusieurs enrichissent le passé de personnages que nous pensions découvrir pour la première fois, tandis que d’autres pourraient avoir une importance bien plus grande dans la suite de la série. Voici les détails les plus intéressants de « Reboot » et « Malware », et ce qu’ils nous apprennent réellement sur l’univers Marvel.

Attention : cet article contient des spoilers sur les épisodes 3 et 4 de VisionQuest, notamment sur certaines révélations de Malware.

Sommaire

Daredevil, le Punisher et Werewolf by Night : le passé surprenant de Paladin

C’est probablement la scène qui contient le plus de références à d’autres personnages Marvel. Dans l’épisode 3, Paladin (Todd Stashwick) soigne ses blessures après son affrontement avec Vision. Sa responsable lui rappelle alors plusieurs missions qui ont particulièrement mal tourné, en évoquant les cicatrices qu’il a conservées.

La première concerne une explosion à Brooklyn. Paladin parle d’un désaccord particulièrement « punitif » avec une vieille connaissance, une allusion presque transparente au Punisher. Frank Castle, incarné par Jon Bernthal dans le MCU, n’a jamais été réputé pour sa délicatesse, et les explosifs font régulièrement partie de son arsenal. Marvel suggère ainsi que les deux hommes se sont déjà affrontés, sans que cette rencontre ait été montrée à l’écran.

La deuxième blessure serait une morsure infligée par une créature située à mi-chemin entre l’homme et le loup. Paladin précise que son adversaire était parfaitement raisonnable pendant la journée. Cette description correspond à Jack Russell, alias Werewolf by Night, incarné par Gael García Bernal dans le moyen métrage Marvel consacré au personnage en 2022.

Reste une commotion cérébrale provoquée par une matraque renforcée. Cette fois, Paladin fait directement référence à Hell’s Kitchen, le quartier new-yorkais de Daredevil. La combinaison de l’arme et du lieu ne laisse guère de doute sur le justicier concerné : Matt Murdock, interprété par Charlie Cox.

Ces trois allusions ont notamment été relevées par GamesRadar+. Elles permettent surtout de donner à Paladin une histoire au sein du MCU. Le mercenaire n’est manifestement pas apparu du jour au lendemain pour capturer Vision : il exerce depuis suffisamment longtemps pour avoir croisé plusieurs des personnages les plus dangereux de cet univers.

La référence à Daredevil est d’autant mieux trouvée que Paladin a lui-même fait ses débuts dans les comics Marvel au sein des aventures de l’Homme sans peur. Il apparaît pour la première fois dans Daredevil n° 150, publié en 1978.

Attention toutefois : ces dialogues ne constituent pas une annonce du retour de Daredevil, du Punisher ou de Werewolf by Night dans la série. Ils établissent simplement que Paladin a probablement eu affaire à eux avant les événements de VisionQuest.

Daredevil (Charlie Cox) dans son costume noir sous une pluie rouge de sang en poster de la saison 2 de Daredevil: Born Again pour Disney+.

Les Dix Anneaux ont-ils aidé Paladin ?

La même conversation réserve une autre surprise. L’équipement de Paladin ne provient pas uniquement de ses propres ressources : l’organisation des Dix Anneaux lui aurait fourni un gilet de protection renforcé à l’adamantium, qui lui a permis de survivre à son affrontement avec Vision.

Cette information relie le mercenaire à l’un des plus anciens réseaux criminels du MCU. Introduits dès Iron Man en 2008, les Dix Anneaux ont ensuite occupé une place centrale dans Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux.

Après la mort de Wenwu, sa fille Xu Xialing (Meng’er Zhang) a pris la tête de l’organisation. La scène post-générique du film la montrait déjà en train de transformer le fonctionnement de cet empire clandestin.

Faut-il en déduire que Xialing a personnellement aidé Paladin ? Pas nécessairement. La série ne précise pas les circonstances dans lesquelles le mercenaire a obtenu son équipement, ni la date de cet échange. Elle confirme en revanche que l’organisation continue de jouer un rôle dans les activités clandestines du MCU.

L’adamantium lui-même constitue un détail intéressant. Ce métal, célèbre dans les comics pour être associé au squelette et aux griffes de Wolverine, a également fait son entrée dans le MCU. Son utilisation contre Vision explique pourquoi un mercenaire humain peut représenter une menace physique sérieuse pour un être dont le corps est constitué de vibranium.

Affiche du film Shang-Chi et la légende des dix anneaux.

J.I.M. : la première Torche humaine existe dans le MCU

L’une des références les plus importantes se trouve dans l’épisode 4, lors du gala consacré à l’intelligence artificielle. Une exposition présente les travaux du docteur Phineas Horton et sa création, un homme synthétique désigné sous le nom de J.I.M.

Ce personnage a été incapable de supporter l’intensité de ses propres émotions. Son organisme artificiel a fini par surchauffer jusqu’à s’enflammer. Une histoire qui trouve un écho particulier chez Vision, lui-même confronté aux difficultés qu’éprouve une créature artificielle à comprendre ses sentiments.

Mais les lecteurs de Marvel auront immédiatement reconnu la référence : J.I.M. renvoie à Jim Hammond, la première Torche humaine de Marvel Comics.

Et non, il ne s’agit pas de Johnny Storm, le membre des Quatre Fantastiques.

Apparu dès Marvel Comics n° 1 en 1939, Jim Hammond est un androïde créé par Phineas Horton. Son corps artificiel possède la particularité de s’enflammer au contact de l’air, avant qu’il n’apprenne à contrôler cette capacité. Il devient par la suite un super-héros et combat notamment pendant la Seconde Guerre mondiale.

Sa présence dans la mythologie Marvel est donc bien antérieure à celle des Quatre Fantastiques, dont la première aventure date de 1961.

Le MCU avait déjà glissé une référence possible au personnage dans Captain America: First Avenger, en 2011. Lors de l’exposition Stark de 1943, on pouvait apercevoir un homme synthétique présenté dans une vitrine de verre. Son apparence rappelait fortement celle de la première Torche humaine, même si le film ne l’identifiait pas explicitement comme Jim Hammond.

VisionQuest va désormais beaucoup plus loin, en intégrant directement Phineas Horton et son invention à l’histoire des êtres artificiels du MCU.

Le lien avec Vision ne se limite pas à leur nature de synthézoïdes. Dans les comics, les origines de Vision ont longtemps été associées au corps de Jim Hammond, une filiation ensuite modifiée et réinterprétée au gré des récits. Marvel semble aujourd’hui puiser dans cette histoire pour nourrir sa réflexion sur l’identité du personnage.

L’épisode ne confirme pas pour autant que J.I.M. reviendra à la vie, ni qu’il combattra aux côtés de Vision. Mais cette référence possède un poids bien supérieur à celui d’un simple nom glissé dans un dialogue.

J.I.M., la première Torche humaine dans les comics, est dans VisionQuest.

Tony Stark, Wanda et les autres références aux Avengers

Les deux épisodes poursuivent également leur exploration de l’héritage de Tony Stark, notamment à travers les intelligences artificielles installées dans l’esprit de Vision.

Dans « Reboot », FRIDAY (Orla Brady) évoque son passé au service d’Iron Man et revient sur les événements d’Avengers: Endgame. Elle se souvient notamment de la mort de Tony Stark, qu’elle n’a pas pu empêcher malgré ses fonctions de protection.

La scène apporte un point de vue rarement envisagé sur le sacrifice de l’Avenger. Nous connaissions ses conséquences pour Pepper Potts, Peter Parker ou ses anciens compagnons. Nous découvrons désormais ce qu’a représenté cette disparition pour le programme qui l’accompagnait jusque dans son armure.

L’épisode révèle aussi que les avatars humains des intelligences artificielles ont été inspirés de véritables personnes. Nous savions déjà que JARVIS avait été nommé en hommage à Edwin Jarvis, le majordome de Howard Stark. FRIDAY découvre quant à elle son lien avec Alison Hogan, une femme qui travaillait pour Howard et avait contribué à élever Tony. EDITH (Emily Hampshire) apprend qu’elle doit son apparence à Edith Marks, une ancienne pilote liée à Stark Industries.

Ces révélations prolongent notre guide des intelligences artificielles de VisionQuest, qui revient sur les origines de JARVIS, FRIDAY, EDITH, BÊTA et LAMBDA.

Wanda Maximoff reste elle aussi présente dans les souvenirs de Vision et de Tommy. Dans l’épisode 3, les deux personnages regardent notamment Small Wonder, une sitcom américaine des années 1980 consacrée à une famille accueillant une petite fille robot.

Le choix n’a évidemment rien d’innocent. La télévision occupait déjà une place essentielle dans WandaVision, où Wanda avait construit une vie familiale en s’inspirant des sitcoms de différentes époques. Mais cette fois, c’est Vision qui se retrouve devant une histoire de famille artificielle, en compagnie d’un adolescent qu’il peine encore à reconnaître comme son fils.

Wanda Maximoff alias la Sorcière Rouge utilisant le Darkhold dans Doctor Strange in the multiverse of madness.

Ultron, Jocasta et les références cachées à Avengers : L’Ère d’Ultron

La quatrième aventure de VisionQuest multiplie les rappels à Avengers : L’Ère d’Ultron. Le gala auquel assistent Vision et Tommy se déroule notamment à l’occasion d’une journée de commémoration de la bataille de Sokovie, provoquée par Ultron en 2015.

Le choix de cette date prend une tournure particulièrement ironique lorsque l’ancien ennemi des Avengers commence à jouer un rôle décisif dans les événements.

Mais le détail le plus important concerne Butcherbird, la mystérieuse tueuse synthétique introduite dans l’épisode précédent. Lorsque son identité commence à se dévoiler, elle prononce la formule « Peace in our time », associée à la conception meurtrière de la paix que défendait Ultron.

Le personnage interprété par James Spader reconnaît immédiatement cette référence. Ce rapprochement prend tout son sens lorsque l’apparence robotique de Butcherbird est dévoilée : elle évoque directement Jocasta, personnage créé par Ultron dans les comics pour devenir sa compagne.

Dans la série, la tueuse possède une origine différente, liée à Josephine Carrington et aux recherches de Markridge Biotech. Les crédits de l’épisode permettent néanmoins de l’identifier comme Jocasta.

L’autre référence majeure apparaît lorsque Vision accepte de confier temporairement le contrôle de son corps à Ultron. Ce dernier retrouve alors l’une de ses formules les plus célèbres, empruntée à la chanson de Pinocchio qu’il utilisait déjà dans Avengers : L’Ère d’Ultron : il n’a désormais plus de fils qui le retiennent.

La référence prend une dimension particulièrement inquiétante à la fin de « Malware ». Dans le film de 2015, Ultron cherchait à obtenir un corps parfait pour y installer sa conscience. Onze ans plus tard, il finit par prendre possession de celui qui avait précisément été conçu pour lui.

Un nouveau synthézoïde dans VisionQuest.

12 Monkeys : les nombreux clins d’œil de Terry Matalas à son ancienne série

Les amateurs de 12 Monkeys auront probablement reconnu plusieurs noms familiers dans ces deux épisodes. Avant de rejoindre Marvel, Terry Matalas avait créé avec Travis Fickett cette série de science-fiction diffusée entre 2015 et 2018, dans laquelle des voyageurs temporels tentaient d’empêcher une pandémie dévastatrice. Et il semble avoir pris plaisir à y multiplier les références dans VisionQuest.

La plus évidente concerne Markridge Biotech, l’entreprise dont les anciens chercheurs sont traqués par Butcherbird. Dans 12 Monkeys, le groupe Markridge occupait déjà une place centrale dans l’intrigue. Dirigée par Leland Goines, la société menait des recherches biotechnologiques qui allaient contribuer à une catastrophe mondiale.

Le rapprochement est d’autant plus amusant que Jennifer Goines, la fille de Leland, était interprétée par Emily Hampshire, aujourd’hui chargée de donner un visage à EDITH dans VisionQuest.

Et elle n’est pas la seule à retrouver Terry Matalas. Todd Stashwick, qui incarne Paladin, jouait Theodore Deacon dans 12 Monkeys, un personnage particulièrement important de la série. Les deux acteurs se retrouvent donc dans un univers très différent, mais toujours sous la direction du même créateur.

Un autre clin d’œil se cache dans l’épisode 3. L’établissement où Vision et Tommy trouvent refuge porte le nom d’Emerson Express Hotel & Suites. Or, l’hôtel Emerson occupait une place récurrente dans 12 Monkeys, où les personnages s’y retrouvaient à différentes époques au fil de leurs voyages dans le temps.

Enfin, le prénom de Katerina Wells (Mary McDonnell), la chercheuse introduite dans l’épisode 4, rappelle celui de Katarina Jones (Barbara Sukowa), la scientifique responsable de la machine temporelle dans 12 Monkeys. Le rapprochement est tentant, même si cette référence particulière n’a pas été confirmée par Terry Matalas.

Ces emprunts ne signifient évidemment pas que 12 Monkeys appartient désormais au MCU. Ils témoignent plutôt de l’attachement de Matalas à son ancienne série, dont il réutilise quelques noms et souvenirs pour les spectateurs qui connaissent son travail.

EDITH (Emily Hempshire) dans VisionQuest.

Les autres références que vous avez peut-être manquées

Plusieurs détails plus discrets méritent également le détour.

Dans l’épisode 4, EDITH tente d’expulser le programme de Butcherbird de l’esprit de Vision en reproduisant les gestes d’un prêtre pratiquant un exorcisme. La scène détourne ouvertement L’Exorciste, mais remplace les formules religieuses par du vocabulaire informatique. Le résultat est assez réjouissant, surtout pour une série où les programmes se comportent déjà comme des êtres humains.

Le personnage de Lisa Molinari (Lauren Morais), qui aide Tommy à entrer au gala, possède lui aussi une identité bien connue des lecteurs de comics : Coat of Arms. Une allusion à ce nom apparaît dans leurs échanges, sans que Lisa soit encore présentée comme une super-héroïne dans la série.

Toutes ces références n’ont évidemment pas vocation à annoncer de futurs personnages ou de nouvelles séries. Certaines servent à enrichir un univers partagé, d’autres à construire l’histoire de Vision ou simplement à offrir un clin d’œil aux spectateurs les plus attentifs.

Mais une chose ressort de ces deux épisodes : Marvel ne se contente plus de rappeler les origines du Vision Blanc. La série lui construit progressivement une histoire beaucoup plus ancienne, qui remonte aux premières expérimentations sur les êtres artificiels et traverse plusieurs générations de héros.

Pour revenir sur l’intrigue et les révélations de ces deux chapitres, retrouvez notre récap des épisodes 3 et 4 de VisionQuest, avec les explications de leurs fins.

Voir aussi :
VisionQuest : quand sortent les épisodes 5 et 6 sur Disney+ ?
VisionQuest : le calendrier complet des huit épisodes sur Disney+

Ce qu’il faut retenir (FAQ)

Daredevil apparaît-il dans l’épisode 3 de VisionQuest ?
Non, mais Paladin évoque un affrontement passé avec un adversaire utilisant une matraque à Hell’s Kitchen. Il s’agit d’une référence évidente à Daredevil, sans apparition du personnage à l’écran.

Le Punisher et Werewolf by Night sont-ils mentionnés dans VisionQuest ?
L’épisode 3 fait allusion à un ancien affrontement avec le Punisher et à une rencontre avec une créature mi-homme, mi-loup, qui correspond à Jack Russell, alias Werewolf by Night.

Qui est J.I.M., le synthézoïde de l’épisode 4 ?
J.I.M. renvoie à Jim Hammond, la première Torche humaine des comics Marvel. Cet androïde créé par Phineas Horton est apparu en 1939, bien avant Johnny Storm des Quatre Fantastiques.

Qui est Jocasta dans VisionQuest ?
Jocasta est la synthézoïde connue sous le surnom de Butcherbird. Dans la série, son histoire est liée à Josephine Carrington. Dans les comics, elle a été créée par Ultron pour devenir sa compagne.

Les Dix Anneaux sont-ils liés à Paladin ?
Le troisième épisode indique que l’organisation aurait fourni au mercenaire son équipement de protection en adamantium. Rien ne permet encore de déterminer si sa dirigeante actuelle, Xu Xialing, intervient personnellement dans l’affaire.

Où regarder les épisodes 3 et 4 de VisionQuest ?
Les quatre premiers épisodes de VisionQuest sont disponibles sur Disney+. Les épisodes 5 et 6 arriveront le mercredi 28 octobre 2026.

Suivez-nous pour ne rien rater :

Ça pourrait vous intéresser

 sur Superpouvoir.com
Partager : Partager sur Facebook Partager sur Twitter