Deux heures avant qu’il ne soit programmé dans les salles de cinéma du pays, il a été annoncé que le film Wonder Woman ne serait pas diffusé au Liban. Est-ce à cause d’une quelconque scène trop violente ou de la tenue trop légère du personnage ? Et bien non, le problème vient de la nationalité de Gal Gadot, l’actrice principale, qui est israélienne.

Actuellement en conflit avec Israël, le gouvernement libanais a lancé une grande campagne visant à boycotter toute personne soutenant le pays. La décision a été prise par un comité de six membres du Ministère de l’économie, qui avait déjà tenté de bannir Batman v Superman lors de sa sortie pour les mêmes raisons, mais avait échoué.

Cette décision a vite été critiquée et tournée en dérision notamment par le célèbre bloggeur Elie Fares : « Est-ce que vous allez aussi bannir Facebook, WhatsApp, Instagram, Viber, Starbucks, ainsi que tous les smartphones et les ordinateurs portables ? » Même si cette annonce a fait couler beaucoup d’encre puisque plusieurs des films de Gal Gadot de ces dernières années ont bel et bien été diffusés dans le pays, elle n’aura pas de grandes conséquences sur les recettes du film et il y a très peu de chances que d’autres pays arabes suivent cet exemple.

Alaa Karkouti, un critique de film installé au Caire, a déclaré que ce bannissement était « inacceptable car il ne concerne même pas le contenu du film. Il ne s’agit pas d’une actrice israélienne dans un film sur Israël ou traitant d’un problème politique sensible ».

La censure s’est de plus en plus renforcée au Liban ces dernières années, touchant de plus en plus de personnes et de domaines. Mais ce renforcement n’a pas l’effet escompté, puisque lorsqu’en 2013, le film The Attack  du réalisateur libanais Ziad Doueiri a été banni parce que tourné entièrement en Israël, il a par la suite fait le buzz en étant illégalement téléchargé de façon massive. Wonder Woman connaîtra peut-être le même avenir qui sait.

 

 

Wonder Woman, sortie le 7 juin 2017 en France

Source : Variety

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