Du nom de Solibacillus kalamii, en l’honneur de l’ancien Président indien Abdul Kalam, dû à son travail au sein de l’Organisation indienne pour la recherche spatiale, la fameuse bactérie a été découverte dans un filtre du système de nettoyage de la Station spatiale internationale où l’astronaute Thomas Pesquet était alors en mission, et est une forme de vie encore inconnue sur notre planète. Le filtre en question était resté pendant plus de trois ans sur la station, ce qui fait que plusieurs astronautes ont côtoyé cette bactérie. Mais pas de quoi paniquer, puisqu’elle ne semble avoir contaminé personne et que ce n’est pas la première fois qu’un corps étranger voyage dans la station spatiale puisqu’en février 2017, des scientifiques avaient dévoilé que de l’algue verte avait passé deux ans à bord.

Cependant, il est vrai que l’une des premières questions qui s’est alors posée était : bactérie terrienne ou extra-terrestre ? Mais également : mutation ou nouvelle forme de vie ? D’après Kasthuri Venkateswaran, chercheur scientifique principal du Biotechnology and Planetary Protection Group chez le Jet Propulsion Laboratory, même à 400 kilomètres d’altitude, l’ISS abrite de nombreux champignons et bactéries qui cohabitent avec les astronautes sans aucun soucis et que même si Solibacillus kalamii est encore inconnue sur Terre, elle n’est pas d’origine extra-terrestre. Il pense qu’elle est tout simplement « montée à bord de la station via une cargaison et [qu’elle] a survécu malgré les conditions de vie hostiles de l’espace. »

La Station spatiale internationale fait la taille d’un terrain de football et a accueilli 227 astronautes depuis le début de sa création en 1998, il est donc impératif qu’elle soit parfaitement entretenue. L’air et l’eau sont recyclés, et toute bactérie et tout champignon doivent être retirés immédiatement pour le bien de tous. Mais rassurez-vous, le mal est désormais réparé. Nous sommes encore bien loin des films Alien et Life.

Une colonie de Solibacillus kalamii observée au microscope optique à contraste de phase. La barre d’échelle mesure 10 micromètres, soit un centième de millimètre.
© Kasthuri Venkateswaran et al., International Journal of Systematic and Evolutionary Microbiology

 

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