Tandis que le monde d’Hollywood est en pause depuis le début de la crise sanitaire, Amazon et Netflix se préparent à reprendre les tournages de plusieurs de leurs séries en France.

En suspend depuis le début du confinement mi-mars, le gouvernement a donné son feu vert aux différentes productions audiovisuelles pour qu’elles rallument les caméras, rapporte Variety. Les plateformes de streaming sont bien entendu concernées, chacune ayant des projets en cours dans le pays de Victor Hugo et Jul.

Amazon Prime Video devrait reprendre mi-juillet le tournage dans le sud de la France de Voltaire, Mixte, une série se déroulant dans les années 60 dans un lycée réservé aux garçon dont le quotidien est bouleversé lorsque l’établissement devient mixte et accueille les premières filles.

Netlix devra attendre septembre pour reprendre le tournage de sa nouvelle série, Arsène Lupin, en raison des plannings chargés des acteurs. Co-produites par Gaumont, les nouvelles aventures du gentleman cambrioleur et maître du déguisement seront cette fois interprétées par Omar Sy.

Les autres productions françaises se préparent également à reprendre, dont les bloquebeusteurs du coin, Eiffel avec Romain Duris (L’Auberge Espagnole, Les Poupées Russes) et Emma Mackey (Sex Education), et Adieu Monsieur Haffmann avec Daniel Auteuil et Gilles Lellouche. Les deux films seront tournés à Paris.

Les productions reprennent lentement grâce au récent lancement par le gouvernement français d’un fond d’indemnisation temporaire créé par le CNC en collaboration avec les régions et les partenaires privés, notamment les banques, les établissements de crédit et les assureurs. Le ministère de la Culture a déclaré le 6 mai que ce fond dépasserait 50 millions d’euros et serait étendu aux productions cinématographiques et télévisuelles interrompues ou annulées pendant la pandémie. Le ministère de la Santé devrait quant à lui donner son feu vert aux directives sanitaires pour le tournage à l’ère COVID-19 plus tard cette semaine. Ces recommandations sanitaires ont été élaborées par le CCHCST (Comité central d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail dans la production de films, courts-métrages et publicités) en collaboration avec plusieurs groupes cinématographiques et audiovisuelles.

Variety explique enfin que ces nouvelles règles entraîneront inévitablement des productions plus longues et plus coûteuses, ce qui amène à des désaccords et divisions dans le milieu.

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