Le troisième épisode de Lanterns nous a montré comment John Stewart a été préparé dès l’enfance à devenir Green Lantern. Pour une partie des lecteurs de comics, cette nouvelle origine va beaucoup trop loin dans la réécriture du personnage. Vanessa Baden Kelly, scénariste de « OutKast » et coproductrice exécutive de la série, a entendu ces critiques. Mais elle demande surtout de ne pas considérer l’homme que nous voyons dans l’épisode 3 comme la version définitive de John.

Interrogée par The Hollywood Reporter, elle explique que la suite de son parcours doit justement l’amener à décider lui-même ce qu’il veut faire de l’existence que d’autres ont largement dessinée pour lui.

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Pourquoi certains pensent-ils que Lanterns a « ruiné » John Stewart ?

L’épisode 3 modifie profondément les origines de John Stewart (Aaron Pierre) par rapport aux comics. Dans la série, ses parents apprennent très tôt qu’il pourrait un jour être choisi par les Gardiens de l’Univers et organisent une grande partie de son enfance autour de cet objectif. Discipline militaire, confrontation volontaire avec la peur, attentes écrasantes : John ne tombe donc pas par hasard sur la possibilité de devenir Green Lantern, il grandit en sachant qu’elle peut définir son avenir.

Cette éducation a d’ailleurs provoqué exactement le débat que les scénaristes espéraient autour des parents de John, jusqu’à se demander eux-mêmes pendant des mois où se situait la frontière entre préparation extrême et maltraitance.

Nous avons déjà détaillé tout ce que révèle l’épisode 3 sur le passé de John Stewart. Cette fois, la réponse de Vanessa Baden Kelly est intéressante pour une autre raison : elle ne cherche pas à convaincre les lecteurs mécontents qu’ils ont simplement mal compris l’épisode.

La scénariste reconnaît au contraire être attristée de voir certains amateurs de comics considérer que la série a « ruiné » John Stewart. Elle leur demande toutefois de ne pas décider dès maintenant où se terminera son histoire.

La réception de l’épisode avait d’ailleurs commencé à l’inquiéter avant même sa diffusion : Vanessa Baden Kelly a raconté comment les premières accusations de « wokisme » autour de Lanterns lui avaient « retourné l’estomac ».

Aaron Pierre se tient debout dans une salle d'audience dans la série Lanterns.

John Stewart doit encore apprendre à choisir sa propre vie

C’est là que son commentaire devient beaucoup plus important pour la suite. Toute l’enfance montrée dans « OutKast » repose sur des décisions prises à la place de John. Ses parents déterminent la personne qu’il doit devenir, les Gardiens observent son évolution depuis des années et l’armée fournit ensuite un cadre parfaitement adapté à l’homme qu’ils ont façonné.

Même lorsqu’une Gardienne lui propose de devenir le remplaçant de Hal Jordan (Kyle Chandler), John raisonne encore comme un soldat. Il ne répond pas vraiment en fonction de ce qu’il désire : si la mission exige qu’il remplace Hal, il accomplira la mission.

Vanessa Baden Kelly indique désormais que cette logique ne constitue pas l’aboutissement du personnage. John va également traverser quelque chose de beaucoup plus ordinaire et humain : arriver au moment où il faut décider ce que l’on conserve de l’éducation reçue, ce que l’on refuse et quel adulte on choisit finalement de devenir.

La scénariste relie même cette idée à sa propre expérience de mère. Un enfant peut grandir, atteindre la trentaine et remettre en cause ce qu’on lui a enseigné sans que ça invalide nécessairement tout ce qui l’a précédé. Pour elle, John doit disposer de cette même liberté.

Le Gardien de l'univers (Laura Linney) serrant la main de John Stewart (Aaron Pierre) dans Lanterns.

Ce que ça peut changer pour la suite de Lanterns

Cette déclaration donne un autre sens à la construction de l’épisode 3. « OutKast » explique comment John Stewart est devenu l’homme que nous rencontrons en 2016, mais pas nécessairement celui qu’il sera au terme de la saison.

La distinction compte particulièrement dans une série qui nous a déjà montré plusieurs périodes de sa vie. Entre l’apprenti Green Lantern de 2016 et le John de 2026, il reste dix années dont nous savons encore très peu de choses. La saison dispose donc d’un espace considérable pour confronter le personnage à ce qu’on lui a appris et à ce qu’il veut réellement.

Baden Kelly ne précise évidemment pas quelles décisions John prendra ni ce qu’il finira par rejeter. Son avertissement permet simplement d’écarter une lecture trop définitive de « OutKast » : l’épisode raconte l’origine de sa construction, pas nécessairement l’homme qu’il choisira d’être.

Voir aussi :
Lanterns change complètement la façon de devenir Green Lantern
Lanterns : quand sort l’épisode 4 sur HBO Max ?

Source : The Hollywood Reporter

John Stewart (Aaron Pierre), un des Green Lantern du DCU dans la série Lanterns.

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