Il y a environ 300 000 ans naissait l’homo sapiens. Depuis, nous avons marché sur la Lune, un téléphone qui tient dans la poche est plus puissant que n’importe quel ordinateur d’il y a dix ans seulement. Un robot prend actuellement des photos sur Mars tandis qu’a récemment été prise la toute première d’un trou noir. Des voitures se conduisent toutes seules au États-Unis et un satellite analyse actuellement les geysers d’eau salée d’une lune de Jupiter à 1,272 milliards de kilomètres. Pendant ce temps, 20 000 chrétiens signent une pétition pour interdire la diffusion d’une série qui banaliserait le satanisme. En 2019.

Selon The Guardian, ces personnes profondément indignées exigent que Netflix annule l’excellente adaptation de Good Omens… Qui est pourtant produite et diffusée sur Amazon Prime Video. Lancée par l’association conservatrice chrétienne Defense of Tradition, Family and Property, cette pétition dénonce le fait que la mini-série se moque de la foi en Dieu, et présente les satanistes et les démons comme des gens normaux voire honorables. Pire encore, Dieu y est doublé par une femme !

Amazon Prime Video préfère en rire en partageant eux-mêmes l’information sur Twitter en ajoutant : « 20 000 personnes ne peuvent pas avoir tort. »  Demander à Netflix de stopper la diffusion d’une série en fait diffusée sur Amazon Prime, Neil Gaiman, co-auteur du livre avec Terry Pratchett et showrunner de la série, note l’ironie : « C’est si beau… Vous me promettez que personne ne leur dira ?»

Du pain béni pour les community managers sur les réseaux sociaux qui ne s’arrêtent plus. Amazon proposent même à Netflix d’annuler Stranger Things si eux annulent Good Omens.

Une raison supplémentaire pour regarder (ou lire) Good Omens, s’il était encore nécessaire de vous convaincre.

Good Omens, disponible sur la plateforme Amazon Prime Video.

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