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Non, Docteur Sleep n’est pas la suite de Docteur Strange mais celle de Shining, signé Stephen King. On reste quand même dans le domaine de l’étrange et c’est le réalisateur Mike Flanagan qui s’y colle.

Coutumier du fait, Flanagan s’était déjà frotté au monde de Stephen King en adaptant pour Netflix son classique Jessie (Gerald’s Game), le reste de son CV le désignant tout naturellement pour adapter la suite des mésaventures de Danny Torrence : Occulus, Ouija, les Origines ou encore Before I Wake sont autant de petits films fantastiques modestes mais assez honnêtes pour qu’on lui accorde notre confiance.

Situé 30 ans après les événements de Shining, Docteur Sleep suit donc Danny Torrence, survivant du massacre perpétré par son propre père devenu fou dans l’hôtel hanté Overlook. Alcoolique et dépressif, Danny est toujours doté d’un pouvoir télépathique qu’il va devoir enseigner à une jeune apprentie tout en tâchant de ne pas succomber aux démons du passé.

Bien qu’il n’y ait rien de bien spectaculaire là-dedans (on sait tous que l’oeuvre de Stephen King est actuellement une manne intarissable pour des adaptations horrifiques), c’est dans le choix d’adaptation que le fait est intéressant. En effet, si les aficionados de King se rappellent plus volontiers du livre du maestro du Maine, c’est par le film du même nom réalisé par Stanley Kubrick en 1980 que le grand public s’en souvient et rien n’indique pour l’instant si le film de Flanagan fera directement mention à ce dernier ou s’il l’ignorera superbement pour ne tirer que la sève première du bouquin.

Rappelons tout de même que King, à défaut de descendre le film de Kubrick en tant que tel (il l’avait même trouvé plutôt bon), avait copieusement conchié le travail d’adaptation du cinéaste anglais – qui, paradoxalement, à offert l’un des films d’horreur les plus tenaces et effrayants qui soit en dépit de quelques infidélités majeures au propos du livre (la présence au générique de Jack Nicholson n’ayant pas aidé à la caractérisation plus fine du personnage nuancé qu’est Jack Torrence).

Gardons également à l’esprit que l’écrivain, aujourd’hui âgé de 70 ans, n’est plus autant regardant qu’il a pu l’être sur les productions tirées de ses œuvres, préférant se concentrer sur son écriture – pour le coup, on le saurait gré de s’être un peu plus occupé de celle de La Tour Sombre, ignoblement réduit à son plus simple artifice l’an dernier par la disgrâce de Nikolaj Arcel et Sony.

À défaut de détails sur l’angle privilégié pour l’adaptation, nous nous contenterons de croiser fort les doigts (sauf celui qui dit Redrum, faut pas déconner) pour que Docteur Sleep rejoigne les rangs encore trop réduits des films respectant leur matériau d’origine.

Shining