C’est déjà la troisième fois que des scientifiques détectent des ondulations dans l’espace-temps suite au rapprochement puis à la collision donc fusion de deux trous noirs. C’est le 4 janvier 2017 que le détecteur d’ondes gravitationnelles de LIGO (Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory) a décelé ces dernières ondulations en date et il semblerait que le phénomène soit tellement fréquent, que lorsque la machine est réglée au plus sensible, elle en observe un par jour. Les informations ainsi collectées pourraient permettre aux scientifiques d’en apprendre un peu plus sur la création des trous noirs de cette taille (des dizaines de fois celle de notre soleil) et sur ce qui les poussent à entrer en collision pour fusionner et ne faire plus qu’un.

C’est en février et juin 2016 que LIGO avait découvert ce phénomène pour la toute première fois. La dernière collision en date, en janvier 2017, a eu lieu entre un trou noir de 19 fois la taille de notre soleil et d’un autre de 31 fois sa taille, qui ont donc fini par former un nouveau trou noir 49 fois plus gros que le soleil pour un diamètre de 270 kilomètres, ce qui le place en deuxième position du top 3 (le premier faisant 62 fois la taille du soleil et le troisième, 21 fois). Les ondes gravitationnelles provoquées par sa création ont dû traverser l’univers pendant 3 milliards d’années pour arriver jusqu’à la Terre mais malheureusement, il y a encore trop peu de données pour pouvoir déterminer sa localisation exacte.

 

 

En effet, les trous noirs n’émettent pas de lumière eux-mêmes il est donc impossible pour les télescopes de les percevoir, à moins qu’une matière proche n’irradie de la lumière. En revanche, les ondes gravitationnelles proviennent directement des trous noirs et sont, quant à elles, perceptibles. Les données ainsi reçues par LIGO ont permis de prouver l’existence de trous noirs immenses, mais également que le phénomène de collision/fusion était loin d’être rare. Elles permettent également d’en savoir plus sur ces objets célestes, notamment que comme la Terre, la plupart des planètes et la plupart des lunes, ils pivotent sur leur propre axe.

En tous les cas, la découverte de toute une série de trous noirs pourrait permettre aux scientifiques de s’intéresser plus en profondeur à la théorie de la relativité d’Einstein (qui abordait l’espace-temps et les ondes gravitationnelles) pour faire le lien entre les deux, puisque ces phénomènes sont du « pur espace-temps » ce qui signifie que même s’ils se sont créés à partir d’une matière ordinaire, ils n’en ont aucunement les propriétés dans leur interaction avec l’univers. Le but est d’essayer de comprendre en quoi leur gravité déforme l’espace-temps ou influence les autres objets. Mais ce qui serait encore plus intéressant, c’est que LIGO trouve une faille dans la théorie d’Einstein grâce à ses recherches, d’après les dires de David Reitze, directeur général de LIGO.

Maintenant que le détecteur d’ondes gravitationnelles de LIGO a fait ses preuves, il ne lui reste plus qu’à continuer de faire des découvertes et à fournir des informations pour nous éclairer sur le phénomène des trous noirs, encore flou pour les scientifiques.

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