Son Goku pourrait bientôt avoir son propre parc d’attractions aux portes de Paris. La France et l’Arabie saoudite viennent de donner un sérieux coup d’accélérateur à un gigantesque projet de loisirs de 6 milliards d’euros dans le Val-d’Oise, comprenant trois parcs à thème. L’un d’eux doit être consacré à Dragon Ball.
L’annonce est spectaculaire, mais elle mérite quelques précautions. Si les autorités locales françaises parlent désormais ouvertement d’un parc Dragon Ball, les ayants droit japonais de la licence n’auraient pas encore donné leur autorisation. Emplacement, investissement, ouverture, attractions et état réel du projet : voici tout ce que l’on sait sur ce possible futur parc Dragon Ball en France.
Sommaire
- Un parc Dragon Ball va-t-il vraiment ouvrir en France ?
- Où sera construit le parc Dragon Ball ?
- Combien coûtera le projet ?
- Quand ouvrira le parc Dragon Ball en France ?
- Quelles attractions sont prévues ?
- Un autre parc Dragon Ball est déjà en construction en Arabie saoudite
- Pourquoi le parc français n’a-t-il pas encore la licence Dragon Ball ?
- Ce qu’il faut retenir (FAQ)
Un parc Dragon Ball va-t-il vraiment ouvrir en France ?
Le projet a franchi une étape importante les 24 et 25 août 2026. À l’occasion de la visite en France du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, Emmanuel Macron a annoncé un investissement saoudien de 6 milliards d’euros destiné à créer trois parcs à thème à Cergy-Pontoise, dans le Val-d’Oise.
Le Département du Val-d’Oise est allé plus loin le lendemain en annonçant officiellement qu’un parc à thème dédié à Dragon Ball faisait partie des trois projets. Sa présidente, Marie-Christine Cavecchi, a salué un investissement susceptible de renforcer l’attractivité touristique du territoire.
Le projet est porté financièrement par Qiddiya Investment Company, société saoudienne spécialisée dans les grands projets de loisirs et de divertissement. Qiddiya connaît particulièrement bien Dragon Ball puisqu’elle développe déjà en Arabie saoudite un immense parc entièrement consacré à l’univers créé par Akira Toriyama.
Pour autant, le dossier français n’est pas encore totalement verrouillé. Selon les informations publiées par Le Monde, Qiddiya n’aurait pas encore obtenu l’autorisation indispensable des ayants droit japonais pour exploiter la marque et les personnages Dragon Ball en France.

Où sera construit le parc Dragon Ball en France ?
Les trois parcs doivent être implantés dans l’agglomération de Cergy-Pontoise, dans le Val-d’Oise, au nord-ouest de Paris.
L’emplacement exact du futur parc Dragon Ball n’a pas encore été officiellement arrêté. Avant l’annonce de l’accord franco-saoudien, l’AFP avait toutefois révélé que les discussions portaient notamment sur le site de l’ancien parc Mirapolis, à Courdimanche, une commune de Cergy-Pontoise.
Ouvert en 1987, Mirapolis avait fermé définitivement quelques années plus tard. Son ancien terrain offre aujourd’hui une réserve foncière particulièrement intéressante pour un projet de loisirs de grande ampleur. Il reste néanmoins prudent de parler, à ce stade, d’un site envisagé plutôt que d’un emplacement définitivement confirmé.

Combien coûtera le parc Dragon Ball en France ?
Le chiffre de 6 milliards d’euros accompagne l’annonce depuis le 24 août. Mais attention à une confusion déjà fréquente : cette somme correspond au programme global comprenant trois parcs à thème, et non au seul parc Dragon Ball.
Le montant qui sera spécifiquement consacré au parc inspiré du manga n’est pas encore connu. Le financement du complexe doit provenir de Qiddiya Investment Company.
L’ensemble des trois parcs pourrait générer environ 22 000 emplois, selon les chiffres communiqués lors de l’annonce. Là encore, ce nombre concerne l’ensemble du développement et ne doit pas être attribué au seul parc Dragon Ball.

Quand ouvrira le parc Dragon Ball en France ?
Aucune date d’ouverture n’a encore été annoncée. Un projet de cette ampleur nécessitera plusieurs années de développement, entre les négociations autour des licences, les études, les autorisations administratives et la construction proprement dite.
Il serait donc prématuré d’avancer une année d’ouverture. Le projet vient seulement d’entrer dans une phase beaucoup plus concrète avec l’annonce de l’investissement franco-saoudien, mais plusieurs étapes essentielles restent à franchir avant l’accueil des premiers visiteurs.
Les trois parcs pourraient par ailleurs ouvrir progressivement plutôt que simultanément. Aucun calendrier détaillé n’a encore été communiqué.

Quelles attractions sont prévues dans le parc Dragon Ball français ?
Pour le moment, aucune attraction du parc français n’a été dévoilée. Il n’existe encore ni plan officiel, ni liste de montagnes russes, ni zones thématiques annoncées publiquement.
Il serait notamment tentant d’imaginer des espaces consacrés à la Capsule Corporation, à la Kame House, à Namek ou encore à Beerus. Mais aucun de ces lieux n’a été confirmé pour la France.
Le projet saoudien permet néanmoins de comprendre l’ambition que Qiddiya peut avoir pour la licence. Le parc Dragon Ball actuellement développé près de Riyad doit s’étendre sur plus de 500 000 m² et proposer sept zones inspirées des sept Dragon Balls.
Plus de 30 attractions y sont prévues, dont cinq attractions majeures. Son élément le plus spectaculaire doit être un Shenron de 70 mètres de haut traversé par des montagnes russes. Kame House, Capsule Corporation et la planète de Beerus doivent également être recréées, tandis que des hôtels et restaurants thématiques compléteront l’ensemble.
Rien ne permet cependant d’affirmer que le parc français reproduira cette formule. Qiddiya pourrait développer un concept différent, adapté au site francilien et aux autres parcs prévus dans le même complexe.

Un autre parc Dragon Ball est déjà en construction en Arabie saoudite
Le projet français n’est pas la première collaboration entre Qiddiya et les propriétaires de Dragon Ball. En mars 2024, l’entreprise avait officiellement annoncé la création, à Qiddiya City près de Riyad, du premier parc au monde entièrement consacré à la franchise.
Ce projet bénéficie d’un partenariat stratégique de long terme avec Toei Animation, l’un des principaux ayants droit de l’adaptation animée de Dragon Ball. Le site officiel de la franchise avait lui-même relayé son lancement et présenté ses principales attractions.
Cette expérience donne évidemment à Qiddiya une position privilégiée pour tenter de développer un second parc en France. Elle ne signifie toutefois pas que l’accord conclu pour l’Arabie saoudite autorise automatiquement l’exploitation de la licence sur le territoire français.

Pourquoi le parc français n’a-t-il pas encore la licence Dragon Ball ?
C’est actuellement la principale inconnue du projet. Selon Le Monde, plusieurs sources proches du dossier indiquent que Qiddiya n’a pas encore obtenu l’autorisation d’exploiter les personnages et la marque Dragon Ball pour son parc français.
La situation est d’autant plus particulière que les communications institutionnelles ne sont pas toutes alignées. L’Élysée et Qiddiya ont officiellement évoqué le projet de trois parcs sans nécessairement utiliser la marque Dragon Ball, tandis que les responsables politiques locaux et le Département du Val-d’Oise présentent publiquement l’un des parcs comme étant consacré à la franchise.
L’exploitation internationale de Dragon Ball implique plusieurs acteurs japonais. Les droits liés à l’œuvre d’Akira Toriyama sont notamment associés à Bird Studio, Shueisha et Toei Animation selon les usages concernés. Obtenir toutes les autorisations nécessaires constitue donc une étape essentielle du projet.
Autrement dit, le projet de parc existe bel et bien, mais son habillage définitif en parc Dragon Ball reste encore conditionné à l’obtention de la licence. Il faudra surveiller une éventuelle annonce officielle des ayants droit japonais avant de considérer cette partie du dossier comme définitivement acquise.
Ce qu’il faut retenir (FAQ)
Y aura-t-il vraiment un parc Dragon Ball en France ?
Un parc Dragon Ball fait partie des trois projets annoncés à Cergy-Pontoise et le Département du Val-d’Oise le présente officiellement comme tel. Selon Le Monde, Qiddiya doit cependant encore obtenir l’accord des ayants droit japonais de la franchise.
Où sera construit le parc Dragon Ball ?
Le complexe sera implanté à Cergy-Pontoise, dans le Val-d’Oise. Le site de l’ancien parc Mirapolis, à Courdimanche, a été évoqué durant les négociations, mais l’emplacement définitif du parc Dragon Ball n’a pas encore été confirmé.
Quand ouvrira le parc Dragon Ball en France ?
Aucune date d’ouverture n’est annoncée pour le moment. Le développement et la construction devraient prendre plusieurs années.
Le parc Dragon Ball coûtera-t-il 6 milliards d’euros ?
Non. Les 6 milliards d’euros annoncés correspondent au projet global de trois parcs à thème à Cergy-Pontoise. Le budget réservé au seul parc Dragon Ball n’est pas encore connu.
Quelles attractions y aura-t-il dans le parc Dragon Ball français ?
Aucune attraction n’a encore été dévoilée pour la France. Les attractions de l’autre parc Dragon Ball développé par Qiddiya en Arabie saoudite ne doivent pas être automatiquement transposées au projet français.
Existe-t-il déjà un parc Dragon Ball ailleurs dans le monde ?
Qiddiya développe déjà un immense parc Dragon Ball en Arabie saoudite, avec plus de 30 attractions, sept zones thématiques et un Shenron de 70 mètres abritant des montagnes russes.
Sources : Département du Val-d’Oise, Le Monde, Reuters.




