Le projet que Zack Snyder porte depuis près de vingt ans vient enfin de rencontrer son premier public. Et la rencontre a été pour le moins mouvementée. The Last Photograph a été présenté en première mondiale au Festival international du film de Toronto, dimanche 13 septembre, et plusieurs des premières réactions publiées après la projection sont d’une violence assez rare.
Le contexte rend l’accueil encore plus intéressant. Snyder a réalisé ce film indépendamment, loin des immenses productions DC ou Netflix auxquelles son nom reste associé, et en assurant lui-même la photographie. Il s’agit aussi de l’un de ses projets les plus personnels, développé sous différentes formes depuis le milieu des années 2000. Pour certains des premiers spectateurs, cette liberté totale semble précisément être devenue une partie du problème.
Sommaire
- Les premières réactions à The Last Photograph sont d’une violence rare
- Un projet que Zack Snyder rêvait de réaliser depuis près de vingt ans
- Tout le monde ne déteste pas The Last Photograph
- Un accueil important pour un film toujours sans distributeur
- Ce qu’il faut retenir (FAQ)
Les premières réactions à The Last Photograph sont d’une violence rare
Dire que The Last Photograph a été mal accueilli à Toronto serait presque un euphémisme. Depuis sa première mondiale, plusieurs critiques et spectateurs présents au TIFF rivalisent de formules assassines pour décrire le nouveau film de Zack Snyder.
Jason Gorber, critique et spécialiste des festivals, le classe parmi les pires films jamais projetés au TIFF et considère sa sélection elle-même comme embarrassante. Matt Neglia, de Next Best Picture, parle du pire film qu’il ait vu au festival cette année, décrivant une expérience fastidieuse, frustrante et éprouvante. Son constat va même plus loin : selon lui, Snyder devrait cesser d’assurer lui-même la photographie de ses films et revenir à des scénarios suffisamment solides pour résister à ses excès de mise en scène.
D’autres réactions sont encore plus brutales. Un spectateur décrit The Last Photograph comme « grotesque » et comme une véritable « honte », estimant que le film montre justement ce qui arrive lorsque Snyder travaille sans intervention d’un studio. La critique Elizabeth Mulloy réclame carrément que le réalisateur soit envoyé en « prison des réalisateurs », avant d’accumuler les reproches : film sans direction, artificiel, misogyne, confus, interminable, répétitif, lent et superficiel. Son seul compliment concerne son apparence visuelle.
Les mêmes griefs reviennent dans une bonne partie des réactions : une durée jugée excessive, une violence gratuite, des dialogues pesants, un rythme très lent et l’impression que Snyder s’abandonne sans retenue à tous ses travers. Plusieurs spectateurs évoquent également un film qui cherche manifestement une gravité et une ambition proches du cinéma de guerre ou du film d’auteur, mais dont le résultat leur paraît au contraire prétentieux ou involontairement ridicule.
Le contraste est d’autant plus cruel que The Last Photograph devait justement permettre à Zack Snyder de travailler avec une liberté presque totale. Le film a été produit indépendamment, sans grand studio pour lui imposer ses choix, et Snyder en a lui-même assuré la photographie. Or, pour plusieurs de ses détracteurs, cette absence de garde-fous constitue précisément l’un de ses principaux problèmes.

Un projet que Zack Snyder rêvait de réaliser depuis près de vingt ans
L’ironie est que The Last Photograph n’est justement pas un projet de commande sur lequel Zack Snyder serait venu appliquer sa patte. C’est presque exactement l’inverse.
Le réalisateur travaille sur cette histoire depuis le milieu des années 2000. Christian Bale et Sean Penn avaient notamment été associés à une ancienne version au début des années 2010, avant que le film ne disparaisse pendant plusieurs années. Snyder l’a finalement relancé après Rebel Moon, dans un cadre nettement plus modeste que ses dernières productions.
Le film suit Ethan Black (Stuart Martin), un ancien agent de la DEA qui part en Amérique du Sud à la recherche de sa nièce et de son neveu après le meurtre de leurs parents. Il est accompagné par un photographe de guerre tourmenté incarné par Fra Fee, seul témoin susceptible de reconnaître les responsables.
Snyder souhaitait notamment revenir à une manière de filmer plus intime, allant jusqu’à assurer lui-même la photographie. Le long métrage a ainsi été produit indépendamment et présenté à Toronto alors qu’aucun distributeur n’est encore attaché au projet.

Tout le monde ne déteste pas The Last Photograph
La réception n’est toutefois pas unanimement négative. Au milieu des réactions assassines apparaissent également plusieurs avis franchement enthousiastes.
Certains spectateurs saluent notamment la photographie de Snyder et considèrent The Last Photograph comme l’un de ses films les plus personnels et les plus maîtrisés. D’autres reconnaissent que le résultat est inégal, mais trouvent de vraies qualités dans ses scènes d’action ou dans sa volonté de quitter les grosses machines de studio.
GamesRadar relève ainsi plusieurs réactions qui parlent au contraire d’un excellent thriller et vont même jusqu’à le présenter comme le meilleur film du réalisateur.
Nous sommes donc probablement face à quelque chose de très familier avec Zack Snyder : un film qui divise. La différence, cette fois, tient à l’intensité de plusieurs réactions négatives et au statut très particulier de The Last Photograph dans sa carrière. Difficile de rejeter ici le résultat sur les contraintes imposées par Warner, Netflix ou un autre studio puisque Snyder a justement bénéficié d’une liberté inhabituelle.

Un accueil important pour un film toujours sans distributeur
Cette première projection possède aussi un enjeu très concret. The Last Photograph est arrivé au TIFF sans distributeur américain et cherche encore un partenaire pour organiser sa sortie.
TheWrap précisait lors de l’annonce de sa sélection que le film avait été fabriqué indépendamment et venait à Toronto en recherche de distribution. Le festival joue donc aussi le rôle de marché pour un long métrage qui n’a actuellement ni date de sortie officielle ni plateforme annoncée.
Un accueil aussi polarisé ne signifie évidemment pas qu’aucun distributeur ne voudra du film. Le nom de Zack Snyder conserve une puissance commerciale et médiatique considérable, tandis que les débats suscités par ses films font presque partie de leur histoire. Mais pour un projet qui devait justement montrer ce que le réalisateur pouvait accomplir avec une liberté artistique beaucoup plus importante, cette première soirée à Toronto n’a clairement pas tourné à la démonstration de force attendue.

Ce qu’il faut retenir (FAQ)
Les premières critiques de The Last Photograph sont-elles mauvaises ?
Une grande partie des premières réactions publiées après la projection au TIFF sont très négatives et certaines sont particulièrement violentes. Quelques spectateurs et critiques ont toutefois beaucoup apprécié le film, notamment pour sa photographie et son approche plus personnelle.
Quand The Last Photograph a-t-il été présenté ?
Le film a connu sa première mondiale le dimanche 13 septembre 2026 au Festival international du film de Toronto.
Pourquoi The Last Photograph est-il important pour Zack Snyder ?
Le réalisateur développe différentes versions du projet depuis près de vingt ans. Il a finalement pu le produire indépendamment et en assurer lui-même la photographie.
Quand sortira The Last Photograph ?
Aucune date de sortie officielle n’est encore annoncée. Le film a été présenté au TIFF alors qu’il cherchait toujours un distributeur.
Qui joue dans The Last Photograph ?
Stuart Martin et Fra Fee tiennent les deux principaux rôles. La distribution comprend également notamment Costanza Andrade et Marlon Moreno.
Sources : ComicBook, GamesRadar, TheWrap




