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Par ces temps où l’horreur règne parmi nos semblables, jamais le genre purement fictionnel n’aura fait autant d’émules sur les écrans. Télé ou ciné, ça ne cesse de saigner. Dans cette douzième plongée dans la crypte, préparons-nous aux retours des morts avec Walking Dead & Beetlejuice ; à celui de la famille Addams ; de l’horreur sociale avec la série The Purge et American Horror Story ; de la chronique Netflix avec The Babysitter et, ô surprise, Stephen King à nouveau adapté !

Le Talisman : King et Straub adapté au cinéma

Ça a bien marché une fois, pourquoi pas dix ?

Voilà ce que sont certainement en train de se répéter les exécutifs des studios. Certes, Hollywood est en panne d’imagination et après les incessants remakes, voilà qu’adapter l’œuvre de Stephen King devient la nouvelle manne de ces pondeurs impénitents. Roman co-écrit en 1984 avec l’écrivain Peter Straub (Ghost Story), Le Talisman va être adapté à l’écran par Josh Boone, réalisateur de Nos Étoiles Contraires dont on a beaucoup parlé ce week-end à l’issue de la publication du premier trailer de New Mutants, nouveau spin-off des X-Men qui prendra – étonnement – la forme d’un film d’horreur. Ce qui, quelque part, se justifie très bien, étant donné que la fameuse équipe compte dans ses rangs un loup-garou (la mal nommée Félina en V.F) et une magicienne des limbes (la bien nommée Magik). Vous pensez bien que, dans la crypte, on s’en entrechoque déjà les osselets d’impatience. A noter que Boone est actuellement sur les rails pour une adaptation d’une autre œuvre de King : Revival. C’est dire si le monsieur est à deux doigts de rejoindre Mick Garris et possiblement Andy Muschietti au rang de ceux qui ne jurent que par le Roi de l’horreur.

The Walking Dead : crosse over

Negan valide cette boutade.

D’après Robert Kirkman, créateur du comics The Walking Dead (et co-producteur de la série à succès du même nom), il est probable que les intrigues de la série phare et de son spin-off, Fear The Walking Dead, se croisent dans un futur proche. Tandis que la huitième saison de TWD s’apprête à débuter sa diffusion sur AMC, les créateurs et comédiens ont assuré (encore une fois) que cette nouvelle salve d’épisodes allait promettre de nombreuses morts marquantes parmi les rang de Rick Grimes. Quel meilleur moyen d’injecter au casting un peu de sang frais (si on peut dire vu l’état de délabrement progressif des zombies présents dans le show) ? Alors que la saison 3 de FTWD vient d’arriver à son terme, il est plus que temps de se poser la question.

La saison 8 de The Walking Dead démarre le 22 octobre prochain.

Beetlejuice 2 : le retour du bio-exorciste

Quelque part, on aime tous un peu Tim Burton.

Quel que soit le film qui nous a fait découvrir son œuvre, personne n’a été à l’abri d’être enchanté par son univers si atypique. Au moment de sa sortie, Beetlejuice, son second film, était un véritable petit phénomène, devenant l’un des métrages les plus rentables de la fin des années 80. Cette comédie horrifique à l’expressionnisme complètement barré devait initialement connaître une suite au début des années 90, écrite par Jonathan Gems (Mars Attacks) mais le projet fut bien vite abandonné. Alors que l’auteur d’Edward aux Mains d’Argent est actuellement en travail sur une adaptation de Dumbo pour Disney, la Warner vient de confier l’écriture d’un scénario à Mike Vukadinovich, sur un traitement initial de Seth Graham-Smith (Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires). Rien n’est encore officiellement signé et ni Burton, ni Michael Keaton ( qui incarne le personnage titre) n’ont encore confirmé en faire partie.

Voilà encore un projet à la fois craint et fébrilement espéré, venant rejoindre avec fort opportunisme les réhabilitations d’anciennes licences dormantes des eighties comme Ghostbusters ou encore Gremlins.

D’autant que dans le cas présent, il n’a jamais été aussi mal avisé de réveiller les morts.

La Famille Addams s’anime

L’œuvre de Charles Addams va à nouveau être portée à l’écran !

Alors que la célèbre et funèbre famille squatte actuellement les planches du Palace à Paris pour une comédie musicale à succès, c’est sous la forme d’un film d’animation en stop-motion que les Addams vont reprendre vie. Un projet qu’on attend de longue date, puisse que le fameux Tim Burton susmentionné était affilié au projet il y a quelques années, sans que celui-ci n’aboutisse. Toutefois, selon The Hollywood Reporter, c’est la scénariste Pamela Pettler (Les Noces Funèbres, Monster House) qui est en charge de l’écriture de cette nouvelle mésaventure, tandis que Conrad Vernon (le controversé Sausage Party) a été engagé à la réalisation.

Un duo de choix, chacun dans son élément et assez irrévérencieux pour respecter le ton pince-sans rire, macabre et attachant propre à ces personnages.

On attend avec une impatience assez démesurée les premières annonces de casting vocal – dans la crypte, on vote pour celle d’Eva Green sur Morticia.

Quelle purge !

C’est sur la chaîne Syfy la bien nommée que sera diffusée la série The Purge (American Nightmare en V.F), bien évidemment dérivée des films à succès. Alors que le quatrième volet est toujours prévu pour le 4 juillet 2018 au cinéma, la série produite par Blumhouse devrait s’intéresser non pas au soir de la Purge mais bel et bien aux 364 autres jours de l’année et aux répercussions inévitables qu’a cette sanglante célébration sur le peuple américain.

Rappelons à toute fins utiles que The Purge s’intéresse à une société américaine en plein déclin où, devant la recrudescence de violence, une nuit spéciale légalisant le crime est mise en place chaque année afin de « purger » les mauvais éléments de la société – sachant que tout un chacun peut participer et que tout est permis.

Ce concept glaçant imaginé par James DeMonaco permet de riches rebondissements et un traitement au vitriol d’une société en perte de repaire moral.

Au train où va l’actualité, The Purge reste l’une des propositions horrifiques les plus marquantes depuis dix ans.

American Horror Story : Cult censurée

Suite aux tragiques événements de Las Vegas (58 morts dans une terrible fusillade), Ryan Murphy, showrunner de la série American Horror Story, a annoncé qu’une des scènes de Cult, la septième saison en cours de diffusion, serait remontée en urgence. En effet, cette dernière devait présenter une intense séquence de fusillade très graphique, comme la série en a le secret depuis sa première diffusion. Lors du Comic-Con de New-York, la série Netflix / Marvel, The Punisher, a également vu sa présentation annulée.

Des précautions très respectueuses qui nous rappellent à toutes et tous que l’horreur au cinéma et à la télé pour se divertir est une chose, mais quand elle se déroule sous nos yeux aux infos, il n’est plus l’heure d’en plaisanter.

Cult est toujours en cours de diffusion sur FX.

On a vu : The Babysitter (Netflix)

Depuis le 13 octobre, les abonnés au réseau Netflix peuvent se délecter du dernier film du réalisateur McG (Terminator Renaissance), une comédie horrifique frappadingue de premier ordre au nom évocateur de The babysitter.

Bee a tout : un corps de rêve, de la répartie à gogo, des potes beaux et cools et la culture populaire, c’est son truc.

Cole, 12 ans, n’a pas grand-chose. Mais il a Bee pour babysitter et ça vaut le coup. Sauf que sa belle et bankable amie profite de l’absence des parents du gamin pour organiser une messe noire dans son salon avec sa bande de potes. C’est le début d’une nuit agitée pour le pauvre souffre-douleur.

Parodique, souvent absurde mais surtout totalement assumé, The Babysitter est le film qu’il vous faut pour votre soirée d’Halloween. Entre teen-movie, survival et home-invasion gore, le défouloir de McG est un patchwork d’esthétique années 80, d’incrustations à la Tarantino et d’horreur de banlieue. Hystérique et sans temps mort, The Babysitter jouit d’un casting très intéressant, à commencer par Judah lewis qui n’a rien à envier à un Corey Feldman des vieux jours et une Samara Weaving (nièce du Hugo du même nom, excusez du peu) absolument superbe dans son rôle de babysitter satanique. Sans jamais verser dans la méchanceté gratuite, Bee est un personnage brillamment joué, à la fois grande-sœur d’adoption et fantasme de petit garçon dont chaque émotion contradictoire transpire à l’écran.

Forcément inspiré de la famille de Charles Manson, le petit gang de Bee, jeunesse dorée d’une nation gâtée, forme un groupe d’allumés fous furieux que Cole affrontera tour à tour tel un Macauley Culkin déguisé en punching-ball. Bien que rares, les fulgurances gores sont hautement appréciables, assez cartoonesques et les dialogues font souvent mouches.

Certes, on pourra reprocher à cette petite série B de ne pas toujours aller aussi loin qu’elle le pourrait et de s’être un peu trop estampillé « cool » à tout bout de champ, comme si chaque plan devait rappeler au spectateur qu’il est devant une vague connerie et pourtant, cette horreur récréative fait du bien au moral sur sa trop courte heure et demie et c’est assez rare dans le genre pour être signalé.

Un gros clip drôle et sanglant qu’on ne saurait que trop vous conseiller, même si son marketing prouve que la tendance aux eighties commence à tourner en rond et à sentir le too-much généralisé.