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Emmanuel Nhieu, dessinateur et scénariste de BD et manga (Burning Tattoo, Nocturnes rouges, le volume 3 de la bande dessinée Androïdes), a accepté de répondre à nos questions.

Comment as-tu commencé à dessiner et à quel âge ? As-tu fait des études pour ?

J’ai toujours dessiné. Pour ce qui est de la BD, j’ai le souvenir de ma sœur qui remplissait les bulles des “pages” que je dessinais, car je ne savais pas écrire. Professionnellement, j’ai commencé en 2000 avec ma première série “Nocturnes rouges” aux éditions Soleil. Pour ce qui est des études, je n’ai rien fait en rapport avec le dessin ou à la BD.

Comment te sont venues les idées pour le design de tes personnages ?

Sur Burning, les recherches sont allées un peu tous azimuts. Je n’avais pas d’idées particulières sur tels ou tels personnages, ni sur leurs pouvoirs. Donc j’ai fait quelques grosses sessions de charadesign, puis ça été le gros tri, et j’ai finalement distribué les rôles aux persos que je trouvais les plus réussis.

Quels sont les dessinateurs, scénaristes ou œuvres qui t’ont inspiré dans ton travail ?

Akira Toriyama avec Dragon Ball, Katsuhiro Otomo avec Akira, Yukito Kishiro avec Gunmm pour le manga. En BD je dirais : Philippe Luguy avec Percevan, Janry avec Spirou, Didier Tarquin avec Lanfeust de Troy, Enrico Marini avec Gipsy, Rapaces et l’Étoile du Désert. Et pour les comics : John Byrne, Arthur Adams, Mike Mignola, Joe Madureira, Humberto Ramos, Scott Campbell, Sean Murphy… Bref, j’ai des influences très variées qui font que mon dessin est assez hybride au final.

Tatau est un jeune enfant atteint de la maladie des os de verre. Est-ce que c’était un sujet qui te tenait à cœur ou est-ce uniquement la faute de Samuel Jackson ?

Haha, c’est toujours la faute à Samuel Jackson ! Bref, l’origine vient, effectivement du film Incassable de Shyamalan. Je ne connais personne atteint de cette maladie dans mon entourage. Par contre, j’ai été surpris, en discutant avec des lecteurs de découvrir que certains avaient des proches touchés.

Es-tu toi-même tatoué ?

Non, pas du tout. C’est toujours un projet en stand-by.

Lorsque tu dessines ou écris, quelles sont tes habitudes ? Dans quelles conditions réalises-tu ton œuvre ?

Tout dépend de ce que j’ai à faire. Pour l’écriture, c’est partout (sous la douche, en voiture,…), étant donné que je ne mets quasiment rien sur papier, je peux le faire n’importe où. Pour le story-board, dès que c’est possible je suis en terrasse de café. Enfin pour les planches, étant passé au tout numérique, ça se fait chez moi, dans mon atelier. La plupart du temps c’est en musique et parfois avec un film ou une série en fond.

J’ai remarqué pas mal de clins d’œil dans Burning Tattoo (notamment à Street Fighter, Mario et d’autres). Es-tu un joueur régulier ? À quels jeux vidéo joues-tu ?

Je suis un joueur complètement accroc depuis gamin. J’ai besoin de ma dose quotidienne. Il y a quelques années, j’étais très RPG japonais, mais aujourd’hui je n’ai ni le temps, ni la patience de m’y adonner. Je tape plutôt dans des jeux plus simples d’accès, principalement des FPS.

As-tu une anecdote particulière sur ton métier à nous raconter ?

Il m’arrive très souvent d’être confondu avec Olivier Dutto (auteur des Petits diables), au point d’avoir tenu une conversation entière avec un autre auteur qui pensait dur comme fer que j’étais Olivier.

Depuis la sortie du manga, es-tu en froid avec les hipsters ou au contraire, te laisses-tu pousser toutes sortes de poils ?

Pas du tout. Par contre j’ai l’impression d’en voir plus qu’avant. Et pour la barbe, ma fille m’interdit de me la laisser pousser.

Maintenant que Burning Tattoo est terminé, quels sont tes projets futurs ? 

Pour le moment je bosse sur une BD de science fiction pour laquelle j’assure le dessin uniquement. Et en parallèle, je monte plusieurs projets dont un seinen, un comics, et un album jeunesse.

 

Merci Emmanuel Nhieu pour toutes ces réponses et pour tout ton travail sur l’univers de la BD.
Entretien réalisé par Mogmo en novembre 2017.